Perché il Senato ha sepolto il rapporto sul burnout? [car les sénateurs de droite et de centre droit, majoritaires, ont estimé qu’il ne devait pas être rendu public, le trouvaient « orienté »]

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/07/19/pourquoi-le-senat-a-t-il-enterre-le-rapport-sur-le-burn-out_6725957_823448.html

    di slasher-fun

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    8 commenti

    1. slasher-fun on

      Extraits :

      >Cinq mois de travaux, un état des lieux de près de 200 pages assorti de 39 recommandations. Et, au bout du chemin, un enterrement de première classe. Le rapport de la mission d’information sénatoriale consacré à « la souffrance psychique au travail » vient de subir un triste sort. Le 8 juillet, les élus des groupes Les Républicains (LR) et Union centriste (UC), majoritaires au Palais du Luxembourg, ont estimé qu’il ne devait pas être rendu public, le trouvant « orienté ». Une issue plutôt rare, qui a indigné leurs collègues de gauche et de centre gauche. Ceux-ci y voient une manifestation de sectarisme, d’autant plus révoltante selon eux que le document en question, auquel Le Monde a eu accès, a une approche nuancée du sujet et cherche seulement à promouvoir une réflexion générale à la veille d’échéances électorales majeures.

      >Cette mission d’information a vu le jour début février, à l’initiative du groupe Rassemblement démocratique et social européen. L’une de ses membres, Annick Girardin, élue à Saint-Pierre-et-Miquelon, a été désignée rapporteuse, tandis que la socialiste Monique Lubin, implantée dans les Landes, s’est vu confier la présidence. De nombreuses auditions ont été conduites, aboutissant à un projet de rapport très riche, avec des conclusions souvent incisives, mais qui ne font pas consensus tout en étant jugées incomplètes.

      […]

      >Les auteurs du document tiennent à le dire avec force : la montée de l’épuisement professionnel n’est pas le fruit de soucis personnels « ou l’expression de troubles psychologiques sous-jacents ». Elle résulte, en premier lieu, « de la dégradation d’un ensemble de facteurs liés à l’environnement » et à la manière dont le travail s’accomplit : « intensification » des tâches, « changements organisationnels permanents », « pratiques managériales verticales et hiérarchiques », délitement des collectifs « au profit de l’individu », sentiment accru « de perte de sens ».

      […]

      >Les 39 recommandations portées par Mme Girardin et Mme Lubin, que la revue Santé & Travail a révélées dans les grandes lignes sans livrer le contenu même du prérapport, ne vont pas tellement dans ce sens. Elles parviennent au constat que la France dispose déjà « d’un cadre juridique relativement protecteur ».

      >Toutefois, quelques ajouts sont préconisés, dont l’un constitue un petit Big Bang. Il consisterait à revisiter le très complexe système de reconnaissance des maladies professionnelles, mis en place au lendemain de la première guerre mondiale pour indemniser les personnes atteintes d’une pathologie imputable à leur métier.

      […]

      >Généralement, l’adoption d’un rapport réalisé par une mission d’information tient de la formalité. Mais, cette fois-ci, le processus s’est grippé, la majorité au Palais du Luxembourg estimant que le document proposé par Mme Girardin était déséquilibré. « Peu de place est laissée aux employeurs », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP)

      >Pascale Gruny, sénatrice (LR) de l’Aisne et vice-présidente de la mission. Contacté par Le Monde, Olivier Henno (UC, Nord), membre lui aussi de la mission, énumère les impasses du prérapport : « La compétitivité des entreprises, les arrêts de travail en forte hausse ou le déficit de notre système de protection sociale ne sont pas assez pris en compte. » « Dans un monde idéal », il aurait préféré que la réflexion se prolonge pour amender le document et parvenir à une version satisfaisant toutes les sensibilités en présence. Mais, compte tenu des contraintes d’agenda du Sénat, une telle réécriture n’aurait pas pu être entreprise avant début octobre ; or, la copie devait être rendue avant. C’est dommage, assure-t-il, car l’épuisement professionnel est « une vraie question ».

    2. Touillette on

      Orienté oui.

      Orienté vers le bien être de l’employé. Chose que la droite n’a jamais souhaité et n’a jamais fait un pas dans cette direction.

    3. MelodiesOfLorule on

      La réalité est de gauche, évidemment que c’est orienté.

    4. DarkPetitChat on

      Je pense qu’on va se retrouver avec des tueries en milieu professionnel comme aux USA. D’ailleurs (pas fun fact) le terme “going postal”, terme d’argot pour qualifier quelqu’un qui pète les plombs, vient du fait que des tueries répétées ont eu lieu dans les postes américaines dans les années 70/80. Voila Voila.

    5. masteryoan1 on

      Parce qu’il n’y a pas de sénateurs en burnout?

      Normal ils sont MDMA.. /s (à moitié)

    6. SuperataTellus on

      Je vais essayer de lire l’article en entier, mais ça préside la fréquence à laquelle ce type de rapport est rejeté ?

    7. JohannaFRC on

      La preuve s’il la fallait que non, la droite n’est pas le bloc désuni qu’on veut nous vendre. Du centre droit à l’extrême droite, même combat.

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