Dans un entretien à La Gazette, le chercheur Marc Sangnier se penche sur “la politique du baril de porc”. C’est ainsi que l’on peut traduire l’expression « pork-barreling ». Cette politique s’entend comme l’affectation des dépenses publiques à des projets locaux uniquement ou principalement pour favoriser des personnes ou des lieux qu’ils chérissent, au détriment de l’efficacité ou de critères politiques.
La politique du baril de porc. C’est ainsi que l’on peut traduire littéralement l’expression « pork-barreling ». Cette politique s’entend comme l’affectation des dépenses publiques à des projets locaux uniquement ou principalement pour favoriser des personnes ou des lieux qu’ils chérissent, au détriment de l’efficacité ou de critères politiques. L’image du baril de porc provient, quant à elle, d’une pratique consistant, avant l’abolition de l’esclavage aux Etats-Unis, à donner aux esclaves un baril de porc salé en récompense de leur servitude et à les obliger à se faire concurrence pour obtenir leur part de l’aumône.
Bien plus connue des manuels de sciences politiques américains que ceux étudiés sur les rayonnages de nos universités françaises, le « pork-barreling » n’est pourtant pas propre à la politique outre-Atlantique, elle demeure seulement peu analysée en France. Marc Sangnier et Brice Fabre, tous deux chercheurs en sciences économiques, ont tenté de remédier à cette lacune en publiant dans le « Journal of Public Economics », en janvier, une étude portant sur les subventions d’investissement attribuées par l’Etat et les agences qu’il supervise directement aux municipalités entre 2002 et 2017.
« Notre motivation était d’abord scientifique, explique Marc Sangnier. Nous souhaitions comprendre comment se prennent les décisions publiques. » Ce questionnement « propre à l’économie politique », selon lui, permet ainsi « de savoir s’il y a un lien entre les décideurs nationaux et les territoires ». A l’heure où le Premier ministre souhaite rétablir le cumul des mandats, cette étude ne pouvait pas mieux tomber.
Quelle méthodologie avez-vous suivie pour mener votre étude ?
Nous avons analysé les subventions d’investissement communiquées par la direction générale des finances publiques. Il s’agit d’aides de l’Etat qui servent au financement de projets locaux variés, allant de la construction d’écoles à la rénovation énergétique de bâtiments, en passant par le développement de services culturels et sportifs.
6 commenti
L’étude en question (en anglais) : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0047272724002123
Pas de *Pau* pour les autres villes.
Dans un entretien à La Gazette, le chercheur Marc Sangnier se penche sur “la politique du baril de porc”. C’est ainsi que l’on peut traduire l’expression « pork-barreling ». Cette politique s’entend comme l’affectation des dépenses publiques à des projets locaux uniquement ou principalement pour favoriser des personnes ou des lieux qu’ils chérissent, au détriment de l’efficacité ou de critères politiques.
La politique du baril de porc. C’est ainsi que l’on peut traduire littéralement l’expression « pork-barreling ». Cette politique s’entend comme l’affectation des dépenses publiques à des projets locaux uniquement ou principalement pour favoriser des personnes ou des lieux qu’ils chérissent, au détriment de l’efficacité ou de critères politiques. L’image du baril de porc provient, quant à elle, d’une pratique consistant, avant l’abolition de l’esclavage aux Etats-Unis, à donner aux esclaves un baril de porc salé en récompense de leur servitude et à les obliger à se faire concurrence pour obtenir leur part de l’aumône.
Bien plus connue des manuels de sciences politiques américains que ceux étudiés sur les rayonnages de nos universités françaises, le « pork-barreling » n’est pourtant pas propre à la politique outre-Atlantique, elle demeure seulement peu analysée en France. Marc Sangnier et Brice Fabre, tous deux chercheurs en sciences économiques, ont tenté de remédier à cette lacune en publiant dans le « Journal of Public Economics », en janvier, une étude portant sur les subventions d’investissement attribuées par l’Etat et les agences qu’il supervise directement aux municipalités entre 2002 et 2017.
« Notre motivation était d’abord scientifique, explique Marc Sangnier. Nous souhaitions comprendre comment se prennent les décisions publiques. » Ce questionnement « propre à l’économie politique », selon lui, permet ainsi « de savoir s’il y a un lien entre les décideurs nationaux et les territoires ». A l’heure où le Premier ministre souhaite rétablir le cumul des mandats, cette étude ne pouvait pas mieux tomber.
Quelle méthodologie avez-vous suivie pour mener votre étude ?
Nous avons analysé les subventions d’investissement communiquées par la direction générale des finances publiques. Il s’agit d’aides de l’Etat qui servent au financement de projets locaux variés, allant de la construction d’écoles à la rénovation énergétique de bâtiments, en passant par le développement de services culturels et sportifs.
Pourquoi il y a une grosse autoroute au bord du centre ville de Metz (et beaucoup d’autres [voies rapides](https://routes.fandom.com/wiki/Metz_M%C3%A9tropole)). Simple, son [maire](https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Raymond_Mondon_(1914-1970)) était ministre de transport sous Pompidou. Et c’est aussi grâce à lui que l’A4 Paris-Strasbourg passe au nord de Metz et pas Nancy.
On enfonce des portes ouvertes, c’est connu depuis la 5e.
Et c’est pourquoi il faut interdire le cumul des mandats, n’en déplaise a notre 1e ministre.
Démocratie directe dans 3… 2… 1… ^0.5… ^^0.25… ^^^0.125… ^^^^0.0625…