Il mondo – di fronte alla minaccia russa, alla manifestazione nazionale tra relativismo e cospirazione

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/03/12/face-a-la-menace-russe-le-rassemblement-national-entre-relativisme-et-complotisme_6579650_823448.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=android&lmd_source=default

    di ZealousidealAd1434

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    6 commenti

    1. ZealousidealAd1434 on

      Le Pen accuse Macron de semer la peur, minimise, et fait feu de tous bois.

    2. TrueRignak on

      # Face à la menace russe, le Rassemblement national entre relativisme et complotisme

      **Les frontistes reprochent au chef de l’Etat de « jouer les va-t-en-guerre » et de déléguer à la Commission européenne ses pouvoirs en matière militaire. Une [proposition de résolution afin de renforcer l’aide à l’Ukraine](https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/renforcement_soutien_ukraine) doit être examinée, mercredi, à l’Assemblée.**

      Par Corentin Lesueur

      Marine Le Pen ne manque jamais une occasion de se plaindre du « mépris » dont ferait preuve Emmanuel Macron à son égard. Celle qui se prétend « première opposante » au chef de l’Etat déplore souvent de ne pas être écoutée par l’exécutif. Le 20 février, pourtant, ni elle ni le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, n’ont répondu à l’invitation lancée par l’Elysée aux responsables politiques du pays pour échanger sur la guerre en Ukraine et les chocs géopolitiques provoqués par le président des Etats-Unis, Donald Trump. « Emmanuel Macron a décidé d’organiser cette réunion la veille pour le lendemain, pendant les vacances parlementaires, et il se trouve que j’étais absente ce jour-là », a prétexté, deux semaines plus tard, la cheffe de file de l’extrême droite dans Le Figaro, avançant au passage la période de suspension des travaux parlementaires – elle a été fixée du 24 février au 2 mars.

      Contrainte de sortir du silence par la gravité des bouleversements diplomatiques, la triple candidate à l’élection présidentielle se retient de livrer la moindre analyse des recompositions en cours ou de proposer de véritable alternative aux options – diplomatiques, industrielles, politiques – envisagées par Emmanuel Macron.

      Seule autorisée au RN à trancher les questions internationales, la présidente du groupe à l’Assemblée nationale se contente de répéter à l’envi son souhait de convoquer une « conférence pour la paix », et son souci que la France conserve une « voix singulière et indépendante » dans le concert des nations. « Chaque combat à son niveau : nous ne sommes qu’un petit parti politique d’un pays tiers, loin au-dessous des superpuissances, justifie l’eurodéputé Philippe Olivier, son proche conseiller. On ne va pas commencer à proposer des plans de sortie de guerre. On a un principe, la paix, c’est déjà bien. »

      ## « Professeur de gestion de la peur »

      « A son niveau », donc, le RN se borne à tancer ou à moquer, après les avoir caricaturées ou dénaturées, les pistes soumises par Emmanuel Macron dans son allocution télévisée du 5 mars. La Russie est devenue, selon le chef de l’Etat, « une menace pour l’Europe » et son agressivité « ne semble pas connaître de frontières » ? Marine Le Pen en doute, considérant que « si, au bout de trois ans [de guerre], la Russie a du mal à avancer en Ukraine, il y a peu de chances pour qu’elle ambitionne de venir jusqu’à Paris ». Emmanuel Macron promeut l’« Europe de la défense » et l’« autonomie stratégique » de l’Union européenne ? Le RN l’accuse de déléguer à la Commission européenne ses pouvoirs en matière militaire. Emmanuel Macron veut ouvrir « le débat stratégique sur la protection par notre dissuasion [nucléaire] de nos alliés du continent européen » ? Le RN le soupçonne de vouloir partager le bouton nucléaire.
      Spectateurs volontiers attentistes des événements, les frontistes reprochent surtout au chef des armées de « jouer les va-t-en-guerre » en exagérant la « menace russe ». « Un professeur de gestion de la peur », selon Marine Le Pen.

      Difficile à assumer depuis février 2022 et l’invasion de l’Ukraine, [la complaisance historique de son parti à l’égard de Moscou](https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/04/la-russie-apporte-son-soutien-au-rassemblement-national_6246748_3210.html) perce à nouveau depuis que le président des Etats-Unis, Donald Trump, a érigé le chef de l’Etat russe, Vladimir Poutine, en interlocuteur privilégié pour sortir du conflit. « Aujourd’hui, la menace russe est plus prégnante, mais, moi, je n’ai confiance dans aucune des grandes puissances », a soutenu Marine Le Pen, mardi 11 mars, appelant à se défier tout autant de la Russie que des Etats-Unis ou de la Chine.

      Une position plus clémente, sur la forme au moins, que celle tenue par Jordan Bardella, qui, lui, ose évoquer une « menace multidimensionnelle » russe. Mais les velléités territoriales entretenues par Vladimir Poutine, sur la Moldavie notamment, ne le convainquent pas pour autant de s’en méfier et d’armer l’Europe en conséquence. En l’état, l’absence de menace immédiate aux frontières nationales suffit à rassurer le parti à la flamme.

      ## Calendrier européen

      Dans une dialectique similaire à celle défendue en 2022, au début de la guerre en Ukraine, le RN accuse Emmanuel Macron de dramatiser les enjeux géopolitiques pour jeter un voile sur la crise politique intérieure et ses résultats dans les domaines favoris de Marine Le Pen. Cette dernière juge que, bien plus que la Russie, « la menace majeure [est] le terrorisme islamiste ».
      Certains de ses élus vont plus loin encore et décèlent, dans la séquence, la déloyauté d’un chef de l’Etat plus soucieux de faire avancer un prétendu calendrier européen que français. « Macron se rêve en président d’une future fédération européenne, a écrit, le 2 mars, sur X, Hervé de Lépinau, député (RN) du Vaucluse. Il fait en sorte d’affaiblir la France pour que son intégration dans un Etat fédéral soit la seule alternative proposée aux Français. Il est l’ennemi des intérêts nationaux. »
      Une rengaine complotiste, rappelant une vieille tradition de l’extrême droite d’insinuer l’obéissance de ses adversaires à des intérêts étrangers, qui infuse jusqu’au sommet du RN. « Je pense qu’[Emmanuel Macron] a un rapport très intrigant à la France et à l’histoire française, a dit Jordan Bardella, le 6 mars sur CNews. On a le sentiment qu’[il] est en France sans être de France. »

    3. Le complotisme fantasmé autour d’un Project fear. Ça a très bien marché outre manche. On va se taper aussi “la 3e voie” et au final on ne fera rien.

    4. LubeUntu on

      Ok, quel est la différence dans cette position d’avec LFI et Mélenchon?

      Parce que vu comme ça, on dirait que le texte est le meme. C ça ne sent pas bon quand tu as des partis diamétralement opposés qui convergent sur des points du vues impliquant un état totalitaire connu pour faire de l’ingérence dans les partis politiques d’un pays.

      Et je dis ça en tant que fervent anti Macron.

    5. Le FN dont le fonds de commerce est de jouer sur les peurs et l’insécurité, se veut soudainement rassurant. Probablement une histoire de nuancier

    6. HamsterNihiliste on

      Soutenir la résolution d’un conflit par la diplomatie pacifique plutôt que par le réarmement sauvage ne vous place pas du côté d’un belligérant plutôt que d’un autre. Ça ne vous place pas non plus du côté de l’extrême-droite plutôt que de la gauche ; et hop, une cuillère de ” convergence des extrêmes ” pour nos éditorialistes préférés, on ouvre grand la bouche. Ça vous place juste du côté de la diplomatie pacifique plutôt que du réarmement sauvage. Le jour où on réécrira l’histoire du pacifisme en décidant qu’il a toujours été d’extrême-droite plutôt que de gauche, veuillez me réveiller, d’ailleurs.

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