“Tra i 18-29 anni, il sesso è invitato in relazioni amichevoli e l’amicizia è innestata per il sesso” [Présentation des résultats d’une enquête INED sur la vie affective des jeunes adultes]

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/chez-les-18-29-ans-le-sexe-sinvite-dans-les-relations-amicales-et-lamitie-se-greffe-a-la-relation-sexuelle-20250314_LFHZMAZ32FAXXEQ6PE4XTNQ3JM/

    di Tiennus_Khan

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    7 commenti

    1. Tiennus_Khan on

      Menée par l’Ined, la grande enquête sur «la vie affective des jeunes adultes», dont les résultats s’apprêtent à être publiés sous forme de livre, dresse un état des lieux des nouvelles formes relationnelles, loin des clichés sur l’hypersexualisation et l’asexualité. La sociologue Marie Bergström, qui a coordonné l’étude réalisée par une vingtaine de chercheurs, en donne les principales conclusions.

      Quand ils parlent de sexe, les 18-29 ans aiment volontiers évoquer leur «sexfriend», leur «ami·e avec un plus», leur «copain de lit» ou leur «amimour». Mais de quoi parlent-ils ? De sexualité ou d’amitié ? Couchent-ils ensemble ou pas vraiment ? Sont-ils en couple ? A tenter de comprendre ce qui se passe sexuellement chez les 18-29 ans, sondages et enquêtes ont affirmé tout et son contraire : dopés par les applis de rencontres, ils seraient la génération Tinder, garçons et filles hypersexualisés ; ou bien la «génération no sex» qui aurait perdu le goût du contact physique, avec le Covid et la virtualisation de la vie affective. D’autres études récentes, quant à elles, permettent mal de dégager les grandes évolutions car elles englobent l’ensemble de la population française, tous âges confondus.

      Menée par l’Institut national d’études démographiques (Ined) en 2023, une grande enquête intitulée «[Envie](https://envie.site.ined.fr/)» (Enquête sur la vie affective des jeunes adultes) donne enfin des chiffres récents et fiables (1) car adossés à un échantillon représentatif de plus de 10 000 personnes de 18-29 ans. *«Ni explosion sexuelle, ni récession»,* la vie sexuelle des jeunes a sensiblement évolué ces dernières années, marquée par une augmentation significative du nombre de partenaires chez les hommes comme chez les femmes – fait remarquable –, comme par un fort désir de diversifier le champ de l’intime, en expérimentant de nouvelles formes de relations. Avant le grand saut dans la conjugalité, qui reste un horizon indépassable vers la trentaine, il y a un désir d’en profiter, récréation sexuelle et affective, dans une nouvelle quête de soi incluant aussi le sexuel.

      Loin d’avoir séparé les sexes, le mouvement #MeToo – conséquence plutôt que déclencheur de ces profondes transformations relationnelles à bas bruit – rapproche les comportements. Les filles s’autorisent davantage un coup d’un soir, le sexe sans lendemain n’est plus réservé aux hommes. Génération [*Sex Education*](https://www.liberation.fr/images/2019/01/18/sex-education-hormones-de-croissance_1703861/)*,* les 18-29 ans n’ont oublié ni l’amour ni le cul, éprouvant les modèles et interrogeant les stéréotypes de genre. Par exemple, 63 % d’entre eux ne pensent pas que les hommes ont plus de besoins sexuels que les femmes. Leurs parcours intimes sont devenus moins linéaires, à l’image de leurs vies professionnelles. Ainsi se dessine une nouvelle carte relationnelle marquée par la diversité, au-delà du couple et du traditionnel plan cul, dans laquelle les facteurs d’appartenance de classe, raciale et de genre gardent une importance.

      L’originalité et la finesse d’analyse de l’enquête de l’Ined tiennent au fait que la sexualité est moins considérée comme une pratique technique que comme un domaine de la vie sociale à part entière, fait de relations engageant l’intimité et l’affect. Dans ce monde plus sensible, même le râteau est une relation qui compte, engageant subjectivité et fantasme, ce qui peut occuper beaucoup de notre temps…

      Publiée jeudi 20 mars sous forme de livre, *La sexualité qui vient* (la Découverte), l’enquête Envie a été conduite par une vingtaine de chercheurs et chercheuses (Malena Lapine, Mathieu Trachman, Florence Maillochon…) sous la supervision de Marie Bergström. La sociologue, qui avait réalisé un travail remarqué sur le rôle des [applis de rencontres](https://www.liberation.fr/debats/2019/03/15/marie-bergstrom-sur-tinder-les-femmes-aussi-cherchent-des-relations-pas-prise-de-tete_1715370/), revient sur les principales conclusions.

    2. EzekielTheWind on

      C’est vrai ça ? Pas dans mon entourage alors. Mais alors pas du tout

    3. Super intéressant. Merci OP de nous partager ça.

      Ce que je remarque en lisant + dans mon entourage (bien que nos expériences personnelles ne sont pas vraiment pertinentes), c’est que c’est quand même très lié au milieu social. Côté classes populaires c’est encore très “tradi” alors que cette souplesse affective est plutôt présente chez les jeunes diplômés (bac +2 et plus) relativement aisés.

      Sur le principe je trouve ça passionnant de questionner nos relations sociales

    4. Pour le sujet mélange d’amitié et relation sexuelle est pour moi une barrière qui brise le principe de la relation amical et il m’est inconcevable de les mélanger ensemble. Semblerait il que les 18-29ans de cette étude me prouve le contraire ?

      Non, je ne suis pas convaincu, sex et amitié reste une conception imperméable de mon point de vue.

    5. Zealousideal_Bard68 on

      Ces gens-là ont tout compris. Plutôt que de conditionner la sexualité à l’amour, ils les conçoivent comme deux principes totalement différents, beaucoup plus faciles à appréhender et comprendre.

    6. Spooktato on

      Perso c’est un truc que je constate pas mal de mon côté, mais c’est parce que je suis gay et que probablement les codes sociaux sont différents 😅

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