
Questo rapporto [surnommé SPORAD] Daman di MediaPart contraddice l’esecutivo indossando il velo nello sport
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/ce-rapport-deterre-par-mediapart-contredit-le-gouvernement-sur-le-port-du-voile-dans-le-sport_248083.html
di Folivao
7 commenti
Pour aller plus loin :
[Le lien vers le rapport](https://www.ihemi.fr/recherche-et-prospective/travaux-et-etudes/projet-sporad)
[L’article Mediapart avec la vidéo qui présente le rapport](https://www.mediapart.fr/journal/france/280325/interdiction-des-signes-religieux-dans-le-sport-le-rapport-qui-demonte-les-arguments-du-gouvernement)

Et ça les enfants, c’est ce qu’on appelle le racisme d’Etat.
Le rapport traite de la radicalisation dans les milieux sportifs, en quoi cela contredit l’interdiction du voile dans le sport ?
” les données collectées ne permettent pas de soutenir un rôle spécifique de la pratique sportive en soi ou de l’association sportive dans la radicalisation. La vingtaine de cas dans lesquels le sport est un facteur sont de petits groupes formés en dehors des clubs. ”
N’oublions pas que le voile est un outil de soumission patriarcal.
Le fait religieux c’est à la maison ou dans un lieu dédié, merci.
La partie SPORADique
Dans l’article il est dit :
> Est-ce parce que le rapport détaillé fourni par l’Institut des Hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI) contredit le postulat des partisans de l’interdiction du voile dans le sport, jugeant qu’il n’existe pas de « phénomène structurel, ni même significatif de radicalisation ou de communautarisme dans le sport » ?
Or je me rappelle avoir lu un [rapport de la commission d’enquête du Sénat](https://www.senat.fr/rap/r19-595-1/r19-595-1_mono.html) sur la radicalisation islamique qui disait qu’il y avait bien des liens entre sport et radicalisation (le rapport se fout du port du voile, car c’est pas le sujet, et préconise d’être plus attentif à cette question de la radicalisation avec de la formation de détection, plus d’attentions aux signalements…)
> Dès 2011, le Conseil de l’Europe tire la sonnette d’alarme dans un rapport intitulé Éthique et sport en Europe1. Il pointait ainsi du doigt « l’enrôlement de jeunes par des extrémistes (fondamentalistes, sectes) dans le cadre de pratiques sportives ». Reconnaissant la difficulté à quantifier ce phénomène, il soulignait toutefois que « 10 % des municipalités tout de même ont fait part à la LICRA d’activités de prosélytisme dans une structure sportive, voire d’actes d’enrôlement dans leur commune »2, et décrivait le phénomène d’embrigadement en trois phases :
> – Phase 1 : Identifier et récupérer un groupe de jeunes par la pratique d’un sport peu ou pas structuré ;
> – Phase 2 : Structurer le groupe autour du sport en intégrant la pratique religieuse ;
>- Phase 3 : Isoler, cloisonner les victimes dans leur pratique sportive et religieuse
Plus généralement, je pense que sur le sujet des liens entre radicalisation et sport on trouvera des rapports/enquêtes qui iront dans le sens qui nous plaît
Ils ne lisent que les rapports qui vont dans leur sens, comme les antivax et adeptes de la chloroqine 😀
Le résumé du rapport (l’intégralité est dispo en suivant un lien dans un commentaire d’OP pour les intéressés) :
>Cette recherche a pour but de fournir une étude rigoureuse de la réalité de la radicalisation dans le sport. Deux types de matériel ont été collectés : d’une part, cent vingt-trois entretiens ont été conduits avec deux services de renseignement, vingt préfectures de plus d’un million d’habitants, vingt SDJES, huit DRAJES, treize établissements du MS, trente-deux fédérations agréées, sept associations sportives non affiliées à une fédération, ainsi que trente-trois personnalités qualifiées ; d’autre part, une base de données de cent cinquante-trois auteurs d’actes de terrorisme a été construite en source ouverte.
>
>Les données collectées en entretien échouent à montrer un phénomène structurel ni même significatif de radicalisation ou de communautarisme dans le sport. Les « radicalisés » sont significativement moins sportifs (550, soit 7 % du FSPRT, en baisse) que la population générale. Les associations sportives sont très faiblement touchées (62, soit 17 pour 100 000, en baisse), et moins que d’autres types de structures, par le communautarisme. Le fait musulman semble croître, parfois associé à des problèmes de sexisme, de pression collective ou de repli identitaire. Les sports touchés par la radicalisation ou le communautarisme sont les sports de la forme, les sports de combat et le football ou le futsal ; le football, cependant, et le tir sont moins touchés que prévu. Les violences sexuelles sont un problème plus prégnant dans le sport associatif. La base de données construite échoue à montrer un rôle spécifique du sport, associatif ou non, dans la radicalisation. La pratique sportive est positive pour 37 % des cent cinquante-trois « radicalisés » (56/153). Les Sportifs ayant une pratique assidue (au moins six mois) et proche de l’acte (s’arrêtant moins de six mois avant l’acte) sont 59 % (33/56), 30 % (17/56) ayant en plus pratiqué en groupe. On a donc des indices forts que le sport a pu jouer un rôle dans le processus de radicalisation pour 11 % du total des « radicalisés » (17/153) et des indices faibles pour 22 % d’entre eux (33/153). Pour ces trente-trois Sportifs, les pratiques s’apparentent à de l’aguerrissement préalable au passage à l’acte : elles sont effectuées en plein air, en dehors des associations, et combinent endurcissement physique et exercices de tir. Parmi les dix-sept sportifs en groupe, on trouve au moins cinq groupes d’individus (2 à 5 membres), formés hors d’une salle sport. Ces groupes profitent de la discrétion des parcs, des forêts et des montagnes pour s’entrainer, sauf pour le tir, qui oblige à passer par un club ou à privilégier des sports pratiqués avec des répliques d’arme (paintball, airsoft).En définitive, les données collectées ne permettent pas de soutenir un rôle spécifique de la pratique sportive en soi ou de l’association sportive dans la radicalisation. La vingtaine de cas dans lesquels le sport est un facteur sont de petits groupes formés en dehors des clubs.
Je trouve intéresseant le point sur le sport non associatif utilisé comme aguerrissement. Surtout que si on ferme les portes du sport associatif aux femmes voilées ça ne m’étonnerait pas qu’on commence à voir plus de structures non officielles qui vont se créer (ou elles seront juste “interdites” de sport ce qui n’est pas nécessairement mieux).