
Ricondizionamento di computer e smartphone: quasi 400 seminari in Francia, ma un’area ancora disuguale
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/05/20/reconditionnement-des-ordinateurs-et-smartphones-pres-de-400-ateliers-en-france-mais-un-maillage-encore-inegal-sur-le-territoire_6607357_4408996.html
di Folivao
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**Les entreprises privées dominent largement un secteur qui emploie plus de 5 000 personnes dans le pays, selon un rapport de la Banque des territoires.**
Les reconditionneurs d’ordinateurs et de smartphones ont un rôle majeur à jouer pour limiter les émissions de carbone liées à la fabrication des appareils électroniques. Les acteurs français du secteur font l’objet d’un rapport de la Banque des territoires publié mardi 20 mai.
On y découvre qu’en 2024 ils reconditionnaient plus d’ordinateurs (2,7 millions) que de smartphones (1,6 million) – les tablettes étant exclues de ces statistiques – et qu’ils employaient plus de 5 000 personnes en France. L’étude livre une estimation du nombre d’ateliers impliqués, une information absente des statistiques nationales selon ses auteurs : 397 ateliers en France, regroupés dans 340 structures, allant du « petit poucet », traitant quelques dizaines d’appareils par an, à des acteurs qui en reconditionnent des centaines de milliers.
Ce recensement ne prétend pas être exhaustif, malgré un protocole de collecte d’informations assez large, impliquant des relais locaux, des entretiens avec des reconditionneurs, et une enquête en ligne : la Banque des territoires a l’intention de compléter ces chiffres à l’avenir.
La carte de France assemblée par les auteurs de l’étude révèle que cinq départements ne comptent aucun de ces acteurs sur leur territoire : le Tarn, la Lozère, la Meuse, la Haute-Loire et les Hautes-Alpes. Or, regrettent-ils, « les territoires les plus vulnérables face à la fracture numérique sont aussi souvent ceux où l’accès aux équipements reconditionnés est le plus limité », les associations solidaires ayant tendance à distribuer les appareils collectés dans un périmètre géographique très restreint.
Ces structures associatives constituent plus de la moitié des acteurs recensés, mais n’écoulent que 130 000 appareils environ chaque année – les trois quarts de manière solidaire, gratuitement où à prix réduit. Les acteurs privés écoulent, eux, plus de quatre millions d’appareils dont 9 % de manière solidaire – un volume de 375 000 appareils, tout de même.
**Des associations de petite taille**
La radiographie de ces structures associatives confirme qu’elles sont beaucoup plus petites que les entreprises privées, mais que certaines parviennent tout de même à reconditionner plusieurs milliers d’appareils par an, tel Synapse 3i, installé à Amiens.
Près de la moitié de leurs employés (46 %), en équivalent temps plein, sont des bénévoles. Ceux-là produisent en moyenne quatre fois moins d’appareils reconditionnés que les salariés du privé, en partie car les appareils récoltés par la filière solidaire sont plus vieux et en moins bon état que ceux rachetés en lots par les acteurs privés.
Pour améliorer l’efficacité du secteur, la Banque des territoires liste plusieurs recommandations : identifier les gisements d’appareils dormants à l’échelle des territoires, améliorer la confiance des potentiels donateurs en offrant des certificats d’effacement des données, encourager la mutualisation des ressources entre acteurs associatifs (collecte, stockage, logiciels, formation, financement), qui ne communiqueraient pas de façon optimale.
Une autre piste pourrait être une incitation, pour les constructeurs, à allonger la période durant laquelle les logiciels sont mis à jour, limitant ainsi l’obsolescence prématurée des appareils. « C’est un point important à traiter au niveau national, voire européen », reconnaît un porte-parole de l’institution. Mais « cette piste d’action est moins mise en avant, dans la mesure où les collectivités, à qui s’adresse notamment cette étude, n’ont pas de marge de manœuvre sur ce point ».
Je suis assez circonspect, j’ai l’impression que l’article est pas vraiment à l’aise avec le fait que le reconditionnement, c’est un métier.
C’est bien beau d’avoir Gérard et son copain qui remettent bénévolement en route des vieux PC pour les vieux dans tout le canton d’Aubusson. Mais effectivement, si tu veux des procédures carrés notamment vis à vis de la traçabilité et du respect des données personnelles, de vrais circuits de distribution pour les pièces et un marché de l’occasion susceptible d’être un peu porteur, bah… Faut des boîtes, et des mecs qui en vivent.