Dopo l’omicidio di un tunisino nel VAR, il primo referral alla procedura nazionale anti -terroristica per un omicidio ispirato alle idee di ultra -diritto

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/03/apres-le-meurtre-d-un-tunisien-dans-le-var-la-premiere-saisine-du-parquet-national-antiterroriste-pour-un-homicide-inspire-par-des-idees-d-ultradroite_6610275_3224.html

    di Folivao

    Share.

    6 commenti

    1. Grin-Guy on

      La situation est tragique et tout et tout. Je le sais et je le déplore.

      Mais Facekoop ? Vraiment ? On en est là en termes de jeux de mots de salon de coiffure/barbier ?

    2. SowetoNecklace on

      L’article contient des extraits des messages postés par le meurtrier sur Facebook. Disons juste qu’il a le niveau d’orthographe de ses idées.

    3. AegoliusOfBurgundy on

      Donc on en est là… Il vont enfin réagir sérieusement les Retailleau & co. ou il va falloir qu’on ait la version française des attentats de Christchurch ou d’Utoya pour qu’ils bougent ?

    4. C’est peut être le moment de faire fermer les médias qui bouclent sur l’islam nan ?

    5. No-Departure-3325 on

      Les médias et le gouvernement sont coupables. On peut pas pointer les maghrébins à longueur de temps et être surpris quand quelqu’un qui a mangé tout ça, se met à vriller et tuer un maghrébin.

    6. **Un Tunisien de 45 ans a été tué par balle et un Turc blessé, samedi 31 mai, à Puget-sur-Argens. Le suspect, âgé de 53 ans, avait multiplié les propos racistes et menaçants sur les réseaux sociaux avant de passer à l’acte.**

      Cinq semaines après le meurtre d’Aboubakar Cissé, un jeune Malien de confession musulmane poignardé à mort, le 25 avril, dans une mosquée de La Grand-Combe (Gard), un deuxième homicide à motivation raciste et antimusulmane a eu lieu dans le Sud, celui d’un Tunisien de 45 ans, tué par balle, samedi 31 mai, à Puget-sur-Argens (Var). Pour ces deux meurtres, la justice a retenu le racisme comme circonstance aggravante. Mais, contrairement à la première affaire, instruite par un magistrat du pôle criminel de Nîmes, le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est, cette fois-ci, saisi des investigations.

      Cette enquête préliminaire du PNAT a été ouverte, lundi 2 juin, pour « assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, commis en raison de la race ou la religion », ainsi que pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Depuis la résurgence de la menace terroriste d’ultradroite, constatée en 2017 par les services de renseignement, la justice a ouvert 20 enquêtes terroristes en lien avec cette idéologie, pour l’essentiel des projets d’attentats déjoués. Pour autant, en six ans d’existence, le PNAT, créé en 2019, ne s’était encore jamais saisi d’un meurtre possiblement inspiré par les idées d’ultradroite.

      Samedi, en fin de soirée, à Puget-sur-Argens, petite commune limitrophe de Fréjus, une femme a appelé les forces de l’ordre pour leur signaler que son compagnon « venait de tirer sur un homme du voisinage », a précisé dans un communiqué le procureur de Draguignan avant de se dessaisir au profit du PNAT. Dépêchés sur les lieux, les gendarmes découvrent un homme de nationalité tunisienne tué par balle et un autre, de nationalité turque, blessé à la main.

      **« Pour la chasse »**

      Le suspect, Christophe B., 53 ans, est interpellé quelques heures plus tard par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale à bord de son véhicule, à l’intérieur duquel se trouvent « plusieurs armes de type pistolet automatique, fusil à pompe et arme de poing ». La photo de profil Facebook de cet amateur de tir sportif montre un squelette, deux revolvers à la main. Un an plus tôt, il affichait l’image d’un pistolet 9 mm. Un de ses amis, ancien soldat de l’armée de terre reconverti comme agent de sécurité, avait laissé ce commentaire sous la photo : « Pour la chasse. » « Mdr [mort de rire] », avait répondu Christophe B.

      Explorer le profil Facebook public de Christophe B. permet de faire le constat d’une radicalisation ancienne. En mars 2020, il proclame (nous transcrivons les propos issus de ses réseaux sociaux à l’identique) : « La seule envie que ça donne c est sortire les fusils et de tirer dans le tas », puis « c est vraiment une belle culture cette religion musulman ». Dans la foulée, il republie un post de Philippe Vardon, conseiller régional (Reconquête !) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur issu de la mouvance identitaire, qui s’inquiète de la construction d’une nouvelle mosquée à Nice. « Estrosi de mes deux mais pas le courage de ces actes », insiste Christophe B. en référence à Christian Estrosi, le maire (Horizons) de Nice.

      En janvier 2020, il poste un article titré « Nicole Belloubet confirme la sortie de 450 détenus radicalisés en 2019 », qu’il surtitre ainsi : « HE BEIN IL Y A INTÉRÊT DE BIEN GRAISSÉ LES FUSILS ». Un an auparavant, il prévenait : « C est bien ces actions comme celle là qui nous ferons basculer dans une guerre civile. Il fallait voté Marine et que ce soit les politiques qui vire les mauvais immigrés. » Tout au long de son profil Facebook, il revendique sa proximité idéologique avec le Rassemblement national. Gilbert Collard, l’ancien député du parti d’extrême droite, David Rachline, le maire de Fréjus, ou encore Marine Le Pen : il les a tous « repostés ».

      En janvier 2019, sous un post annonçant la mort d’une personne sous les tirs d’un policier, il écrit : « Moi perso mon premier délit c est avoir traîné un flic sur 200m et les autres c est des refus de obtempéré avec ou sans violence donc oui les flics sont des casse couilles !! Donc si il m avait tiré dessus a chaque fois que je me barrer je serais mort depuis bien longtemps un jour un gandarme ma menasser de me tiré dessus si je voulais m enffuir. Bein je lui ai foncé dessus voilà pour la petite histoire. Après les arabes et autres c est au gouvernement que j’ en veux !!! »

      **« Volonté de troubler gravement l’ordre public »**

      Surtout, les enquêteurs ont découvert plusieurs vidéos « au contenu raciste et haineux » diffusées sur son compte Facebook peu de temps avant son passage à l’acte, précise le parquet de Draguignan. Selon une source proche de l’enquête, Christophe B. y appelle les Français à se révolter et à s’en prendre aux « étrangers », notamment aux Maghrébins.

      Pourquoi la justice antiterroriste s’est-elle saisie du meurtre de Puget-sur-Argens et pas de celui de La Grand-Combe ? En droit français, un acte terroriste est caractérisé lorsqu’il a « pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ». En d’autres termes, ce n’est pas tant l’idéologie de l’auteur qui fonde la dimension terroriste de son crime que son mode opératoire (l’intimidation ou la terreur) et son objectif (troubler gravement l’ordre public). Un meurtre peut être raciste, antimusulman ou antisémite sans être terroriste.

      Dans le cas du meurtre de Puget-sur-Argens, le PNAT a considéré qu’il était à la fois raciste et terroriste, parce que la dimension dans laquelle son auteur a inscrit son crime dépassait son passage à l’acte individuel et son mobile raciste. « La portée que le mis en cause a donnée à son acte à travers ces vidéos va au-delà de l’action individuelle, explique une source proche de l’enquête. Il y a une volonté de troubler gravement l’ordre public par la terreur. »

      L’auteur du meurtre d’Aboubakar Cissé à La Grand-Combe n’avait, lui, pas inscrit son passage à l’acte dans une dimension plus vaste, en appelant par exemple à cibler une population. Les premiers éléments de l’enquête avaient, en outre, mis en évidence de possibles pathologies psychiatriques. Le suspect, Olivier H., avait exprimé sur les réseaux sociaux sa volonté de devenir un « tueur en série », mais sans désigner une communauté en particulier.

      Critiqué pour la lenteur de sa réaction au lendemain du meurtre de La Grand-Combe, le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, en visite à Matignon, lundi, pour y rencontrer le premier ministre, François Bayrou, a dénoncé le crime « raciste » et « prémédité » commis à Puget-sur-Argens, ajoutant que le racisme est « un poison qui tue » et que « chaque acte raciste est un acte antifrançais ».

    Leave A Reply