Philippe Diallo, questo nuovo capo del calcio francese che nessuno aveva visto venire

    https://www.lemonde.fr/sport/article/2025/06/20/philippe-diallo-ce-nouveau-patron-du-football-francais-que-personne-n-avait-vu-venir_6614738_3242.html

    di Folivao

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    4 commenti

    1. Le premier volet de l’enqupete [a été posté ici](https://www.reddit.com/r/france/comments/1lfa3wh/vincent_labrune_sauveur_des_clubs_de_football/)

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      **« La crise du football français » (2/2). « Le Monde » conclut son enquête en deux volets sur la tempête qui frappe le sport tricolore, miné par les difficultés financières et les luttes de pouvoir, notamment entre le patron de la Ligue de football professionnel, Vincent Labrune, et celui de la Fédération française, Philippe Diallo, deux hommes aux destins croisés.**

      S’il existait un Ballon d’or du meilleur stratège, il pourrait postuler. Qui aurait imaginé, il y a encore quelques mois, Philippe Diallo dans le costume du sauveur providentiel ? Qui aurait pu prédire que cet échalas de 61 ans, président mal réélu en décembre 2024 à la tête de la Fédération française de football (FFF), avec 55 % des voix au premier tour, s’imposerait comme l’homme fort du football français ?

      Tout a été si vite… Le 3 mars, Diallo lance ses états généraux du football. Le 12 mai, il présente ses réformes. Le 10 juin, elles sont reprises dans une proposition de loi votée dans la foulée au Sénat. Le boss de la FFF a désormais, notamment, le pouvoir de dissoudre toute ligue professionnelle et de modifier la répartition des revenus. En trois mois, celui qui était surnommé, dans les instances du foot pro, « Philippe Falot », a pris le pouvoir et expédié ad patres la Ligue de football professionnel – l’organisme de tutelle des 36 clubs pros du pays – et son si décrié président, Vincent Labrune. Dans son bureau avec vue sur la Tour Eiffel, cette victoire par K.-O. permet à Diallo de parader devant les trophées rapportés de ses innombrables déplacements. « Président de la fédé, c’est comme président de la République, vous voyagez sans arrêt et on vous offre des cadeaux », lance-t-il au Monde, début juin. Assez content de lui.

      La FFF revient de loin, elle qui avait depuis toujours laissé les clubs professionnels s’organiser au sein de leur Ligue, en quasi-autonomie ; la répartition du pouvoir était tacite, à la FFF de gérer l’équipe de France et quelque 2,5 millions de licenciés amateurs ; et pour le reste, aux clubs pros de s’organiser et d’engranger les profits. Un édifice qui a volé en éclats, avec les pertes abyssales du football professionnel, entraînant la montée en puissance de Diallo.

      **Longtemps sous-estimé**

      Ces dernières semaines, l’ancien second rôle multiplie les sorties médiatiques ; il semble prendre goût à la lumière, quitte à se créer de nouveaux ennemis, le vrai signe de sa nouvelle importance. Il n’en reste pas moins prudent : Diallo a le verbe policé, en pur animal politique qu’il est, costume-cravate bien ajusté et chaussures noires lustrées, chaleureux juste ce qu’il faut. Lui, personne ne l’a vu venir, c’est une constante dans son parcours. Même lorsqu’il a succédé par accident, en juin 2023, alors qu’il était vice-président délégué de la Fédération, à Noël Le Graët. Ereinté par moult scandales, le dirigeant breton avait été contraint, après onze ans de règne, à la démission. « J’ai été loyal vis-à-vis de Le Graët tant qu’il était président », insiste Diallo. L’ex-patron de la FFF pense exactement le contraire.

      Le Graët fait partie, et ils sont nombreux, de ceux qui l’ont sous-estimé. Jusqu’à tout récemment, le petit monde du foot français voyait en lui un ex-directeur du syndicat des clubs pros, adepte du consensus mou, un président par intérim arrivé un peu par hasard à la tête de la FFF, un homme voué, au mieux, à passer les plats aux tout-puissants présidents, et à leur boss, le remuant Vincent Labrune, l’homme qui murmure à l’oreille de tous les décideurs, dont Emmanuel Macron – en tout cas, c’est ce qu’il aime à faire accroire.

      Mais Diallo, dans l’ombre, attendait son heure ; il a su sortir du bois au bon moment. Son père boxeur lui a transmis le goût de la castagne et l’art de l’esquive. Dans ses jeunes années, au FC Nantes, il était numéro 10, le poste des stratèges. Et puis, il est passé par Sciences Po, où l’on apprend la politique et ses chausse-trappes. Diallo n’avait-il pas demandé à son représentant, le président du RC Strasbourg Marc Keller, de voter pour Vincent Labrune, lors de la réélection agitée de ce dernier à la LFP, en 2024, tout en favorisant en sous-main la candidature de Cyril Linette, éphémère rival de ce même Labrune ?

      Le billard à trois bandes, Philippe Diallo maîtrise. Sa force ? Ne compter sur personne. « Beaucoup ne s’attendaient pas à ce que j’arrive à la tête de la fédération, reconnaît-il. Peut-être même que certains souhaitaient que j’en parte vite, c’est possible, c’est même certain. Je ne suis pas sûr que tous les clubs pros m’aient soutenu, parce que si cela avait été le cas, je n’aurais pas fait 55 %, mais 70 %. »

      Diallo le taiseux a finalement terrassé Labrune le beau parleur, contraint de s’accrocher aux branches et de feindre d’être l’organisateur de son propre départ, devenu aujourd’hui inéluctable. En ce printemps où les clubs pros tentent d’éviter la faillite, faute de rentrées financières liées aux droits télé des matchs, le patron de la « 3F » est à l’origine de la grande réforme supposée mettre enfin de l’ordre dans ce capharnaüm, pour sauver un foot pro plombé par 1,3 milliard d’euros de pertes d’exploitation, sans diffuseur télé, des dettes à gogo, une image catastrophique.

      **Refus de « personnaliser »**

      Cette réforme, c’est évidemment lui, Philippe Diallo, qui l’a présentée, le 12 mai, assis aux côtés de la ministre des sports, Marie Barsacq. Des mois qu’il prépare son grand œuvre, il a travaillé en toute discrétion avec les sénateurs Laurent Lafon (UDI, Val-de-Marne) et Michel Savin (LR, Isère), mais aussi avec le fonds d’investissement CVC Capital Partners. Cette société luxembourgeoise a investi, en 2022, 1,5 milliard d’euros dans le foot professionnel français, dans l’espoir de revendre au prix fort, quelques années plus tard, sa participation, mais sans mesurer alors dans quel bourbier elle mettait les pieds.

      « On n’est pas dans un trou d’air, on est dans un changement structurel », explique Diallo. « Il y a certainement eu des erreurs de faites, sinon on n’en serait pas là », ajoute-t-il, précisant toutefois : « Je ne veux pas personnaliser. » Il ne souhaite pas « personnaliser », certes, mais chacun aura saisi le message, adressé à Vincent Labrune. Le triomphe de Diallo, c’est la revanche d’un tacticien hors pair, doublé, découvre-t-on, d’un opportuniste sans trop d’états d’âme.

      Retour fin 2024. Quelques semaines après son homologue de la LFP, Diallo se fait lui aussi réélire, non sans difficultés, malgré un bilan très correct. « Certains ne s’en sont peut-être pas aperçus, mais j’ai fait beaucoup de réformes », s’enorgueillit-il.

      Une fois réélu, Diallo enclenche son offensive, à bas bruit. Les politiques sortent du bois, il s’engouffre dans leur sillage. Ils font feu sur la LFP et Vincent Labrune, son président un peu trop voyant, en enquêtant sur les pratiques du foot pro. « Quand on a ouvert la boîte, se souvient le sénateur Laurent Lafon, c’était vraiment la boîte de Pandore. Le bateau allait à la dérive et tout le monde laissait faire. » Lui et son collègue Michel Savin, chargés d’un rapport d’information, auditionnent à tour de bras, souvent à huis clos. « Il y avait une chape de plomb, constate-t-il, une pression très forte mise par Labrune. C’est un système où ils se tiennent tous, avec des espèces de menaces, quasiment du chantage. »

      Orchestré par Labrune, le deal avec CVC – qui, en apportant 1,5 milliard d’euros aux clubs, a obtenu en échange 13 % à vie des dividendes du foot pro – ne gêne pas tant que cela les sénateurs, tant il y avait un besoin urgent d’argent frais. « Il n’y a pas une situation où le foot français aurait pu éviter la mort clinique sans ce 1,5 milliard », confirme en écho Jean-Marc Mickeler, le patron de la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football professionnel.

    2. Nenconnoisseur on

      Article passionnant pour ceux que le foot professionnel intéresse.

      Je suis plutôt d’accord sur l’affirmation que la CVC était un mal nécessaire pour donner un peu d’air à une ligue en manque d’oxygène.

      En revanche totalement en désaccord avec Tavernot et Diallo sur le rôle de Labrune dans ce désastre. Ce clown a été le maestro d’un orchestre au caca pendant des années. Toutes les décisions qu’il a prise l’ont soit enrichit personnellement comme le montre l’article soit enrichi ses copains.
      Puis son duo avec Nasser c’est vraiment le comble du ridicule. Imaginez Laporta en Espagne qui prendrait toutes ses décisions en tandem avec le président du Real Madrid. C’est absurde le niveau de conflits d’intérêts.

      Non je suis désolé Labrune est une merde. Et les soutiens de Labrune sont également des merdes qui ont contribué à la descente aux enfers de la ligue 1.

    3. Artyparis on

      Les patrons de clubs ont été baladés comme des bleus.
      Ils ont claqué largent qu’ils n’avaient pas.
      Ils ont validé l’augmentation stratosphérique de Labrune.
      Ils n’ont pas de corones : voir la visio de tous les patrons de clubs. Nasser et Labrune font ce qu’ils veulent.

      Joli enfumage l’histoire des 700M de BeIn ahah.

      Maintenant que Labrune est condamné il va être accusé de tout

      Et dire qu ils viennent faire la lecon aux spectateurs qui râlent. Les fans de foot paient pour voir la Liga et la Première League. 30 balles pour la ligue 1 ? Ca va pas ?!

      Coucou Nicollin. Prends bien ton repas hebdo dans la figure.

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