René Girier Dit “René La Canne”, arrestato per più rapine, si trova davanti agli ispettori della polizia Leclerc e Borniche, il ministro degli interni Henri Queuille e il commissario Chenevier. A 36 anni, Quai des Orfèvres. Parigi, Francia. 26 gennaio 1951 [596×418]

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    di Johannes_P

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    2 commenti

    1. Rien qu’à voir la photo je sens l’odeur du vieux bois et des murs imprégnés du parfum de tabac à pipe.

    2. Johannes_P on

      [René Girier](https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_la_Canne), surnommé « René la Canne » car il avait boité un moment à la suite d’une balle reçue dans la jambe, est né en 1919 près de Lyon. Son père était très strict ; lorsque son fils mineur fut condamné pour vol à l’encontre d’un oncle, il demanda au tribunal de l’envoyer en maison de correction; il y sera très sévèrement traité, étant témoin d’actes de brutalités (viols y compris) de la part des gardiens et des détenus les plus forts.

      Pour s’écapper de cette maison, à l’occasion d’une enquete de police sur le décès d’un détenu, il devanca l’appel au service militaire sur les conseils d’un policier. Après la quille, il rencontra des gangsters. Une première expérience de proxénète ne lui réussissant pas (Girier voulait plus d’action), il se tourna vers les vols et les cambriolages à main armée à la fin des années 1930. Parallèlement à cela, épousa Marinette et ils eurent une fille, Éliane, souvent placée chez des agriculteurs pendant que son père fuyait la police.

      D’abord braquant des maisons, il se tourna vers les bijouteries, les banques et les offices de comptabilité. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il profita du chaos résultant de l’Occupation pour commettre d’autres forfaits. Un jour, pour échapper à la police française, il se porta volontaire pour travailler en Allemagne et s’évada rapidement à Berlin, commettant des vols à main armée à l’encontre de membres du marché noir avant de devoir quitter l’Allemagne pour échapper à la Gestapo !

      De retour à Paris, il reprit sa carrière criminelle et fut arrêté. Accusé d’être impliqué dans des activités de Résistance, il réussit à s’évader à l’intérieur du wagon qui devait l’emmener dans un camp de concentration. Il s’évada onze fois de prison.

      Le chaos résultant de la Libération et de l’Épuration (police purgée des collaborationnistes, abondance d’armes en France, marché noir généralisé) servit une fois de plus Girier, qui rassembla une bande de braqueurs pour perpétrer ses coups. Le style de Girier reposait sur une planification rigoureuse des vols, avec répétitions, et sur l’évitement absolu de la violence, à la fois par préférences personnelles et par crainte d’une police plus brutale.

      Arrêté à plusieurs reprises, il réussit à s’évader. Finalement, le 26 janvier 1951, Girier et sa femme Marinette furent arrêtés dans une salle de cinéma. Une fois sur place, il rencontra Micoud, un psychiatre, qui lui inspira la volonté de s’amender : il étudia ensuite la menuiserie en prison. Il rencontra également la duchesse Charlotte de Valentinois, princesse de Monaco, qui l’aida dans ses tâches administratives.

      Libéré en 1956, il travailla d’abord comme chauffeur pour Charlotte, la conduisant même au mariage du prince Rainier avec Grece Kelly. Craignant de perdre son autonomie, il quitta ma duchesse et travailla comme libraire, puis créa des entreprises d’aide à la réinsertion sociale pour les anciens détenus. Il mourut en 2000.

      Il écrivit plusieurs autobiographies, dont la dernière, « Tu peux pas savoir » que j’ai utilisé comme source (des dcorrections sont disponibles [ici](https://criminocorpus.org/en/exhibitions/les-vrais-tontons-flingueurs/une-generation-de-gangsters/)). D’autres articles disponibles sur le Web sont disponibles [ici](https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/dans-les-archives-d-ouest-france-le-26-janvier-1951-fin-de-cavale-pour-rene-la-canne-85471a80-9a41-11ed-8938-8ceea35b4ccb),

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