
Balle Noise, grida di giocatori, incivilità … dietro la furia del padel, il contrario dei residenti
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di kadreg
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Bruit des balles, cris des joueurs, incivilités… Derrière la furie du padel, le revers des riverains
Ce sport de raquette, qui se développe à la vitesse grand V en région parisienne, incommode parfois les riverains qui vivent près des terrains. Des habitants se mobilisent.
Par Virginie Wéber
Le 8 juillet 2025 à 05h30
De son balcon du 5e étage, Anissa Sevin regarde, impuissante, les parties de padel se dérouler sous ses yeux, accompagnées d’une flopée d’insultes qui montent jusqu’à ses oreilles. « Ma fille est venue me voir un jour dans la cuisine pour me demander ce que signifiait le mot putain. J’étais sidérée », raconte la maman. Lancés à la volée, les « merde », « sa mère » et « fait chier » ont remplacé les pépiements des oiseaux dans l’air ambiant proche de la cité-jardin des Grésillons, à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Depuis maintenant un an, des habitants subissent des nuisances sonores de la structure sportive qui s’est installée en avril 2024, rue du Jardin-Modèle. Les frappes de balle et les conversations ont mis un coup droit dans la quiétude des riverains, qui vivent désormais reclus chez eux.
« Je n’ai jamais autant pris de Doliprane que depuis un an. Je les entends quand je suis sur mon canapé, quand je suis dans mon lit, sachant que toutes nos chambres donnent côté rue », se désespère la mère de famille.
« On est victimes du développement anarchique d’un sport à la mode »
Le cas d’Anissa n’est pas isolé. Un collectif de riverains vient de se constituer autour d’un habitant de Coye-la-Forêt (Oise) qui subit les mêmes nuisances. Le groupe WhatsApp que Christophe Bonnet a créé réunit une cinquantaine de personnes. « Quand on est confronté à cette problématique, on se retrouve seul, complètement perdu », réagit celui qui a voulu aider ceux qui, comme lui, « ne peuvent plus vivre les fenêtres ouvertes ».
Fin 2023, un terrain de padel extérieur a été construit à 50 m de son domicile. Après s’être battu d’arrache-pied durant un an et demi, le père de famille vient de signer l’acte de vente de sa maison : « Je n’ai rien contre le padel mais on est victimes du développement anarchique d’un sport à la mode. »
À Sannois (Val-d’Oise), une autre « victime » a vu un terrain de padel installé à 4 m de sa clôture de jardin, avec une structure couvrante à 6 m de haut qui lui fait perdre de l’ensoleillement. Voilà deux ans que Christophe n’a pas fait de barbecue ni invité quelqu’un chez lui. « On n’avait rien demandé à personne, souligne le quinquagénaire. Notre maison, c’était notre refuge, mais ils nous ont défiguré le paysage. On se croirait dans un zoo avec des joueurs qui crient de 8h30 à 23 heures, qui urinent parfois contre nos piquets, qui nous traitent de tous les noms quand on ose dire quelque chose. »
Télétravail fenêtres fermées
Du balcon d’Anissa, à Asnières, les revers et coups droits retentissent parfois comme des pétards. « Le pire, ce sont ceux qui savent bien jouer, l’intensité est bien plus importante », fait remarquer la locataire. À cela se mêlent les cris, identiques à ceux des joueurs de tennis, et le son de la balle contre les vitres.
« J’ai trois jours de télétravail par semaine mais je suis obligée de maintenir les fenêtres fermées, sinon mes clients entendent facilement ce qui se passe en bas, assure cette directrice commerciale. Il y a des moments où je n’arrive même plus à être concentrée tant ces bruits m’obnubilent. »
Pour elle aussi, les désagréments dépassent le cadre strictement sportif. « Ils se garent n’importe comment sur le trottoir… On n’en peut plus », souffle désespérément Anissa, qui a tout de même réussi à obtenir une petite réduction des horaires d’ouverture. Aujourd’hui, cette femme de 37 ans, qui a emménagé dans le quartier à ses 2 ans, songe à déménager avec son mari et ses deux enfants de 6 et 10 ans, « poussés à bout » par les incivilités et les nuisances sonores.
À l’origine, ce projet devait voir le jour dans le parc Robinson, à quelques encablures de la mairie. Mais l’arrivée d’un opérateur privé dans un parc public et près du cimetière animalier, deux sites protégés du département des Hauts-de-Seine, a suscité une levée de boucliers. Les architectes des Bâtiments de France (ABF) ont fini par donner raison aux opposants. Et l’entreprise s’est établie plus loin, sur un terrain appartenant au gestionnaire de réseau RTE.
« On est dans un quartier populaire constitué en majorité de logements sociaux et d’appartements de fonction pour les sapeurs-pompiers, explique Anissa. J’ai l’impression qu’on nous a sacrifiés. Personne ne s’est à aucun moment inquiété de construire au milieu des habitations un équipement de padel avec deux pistes extérieures et cinq en intérieur, à peine recouvertes d’une bâche. » Personne ne s’est inquiété non plus car tout a été fait dans les règles. Malgré l’essor de ce sport en France, il n’existe pas de loi imposant une distance minimale entre des terrains et des habitations.
À Asnières, le président fondateur de Casa Padel dit « entendre toutes les remarques », sans toutefois pouvoir faire quelque chose sur « le manque d’éducation » de certains joueurs. « On a réduit les horaires, instauré une charte de comportement. Initialement, on ne devait pas couvrir les deux terrains extérieurs mais on a prévu de le faire courant juillet. En plus, on va aussi changer les verres en installant des matériaux dernière génération qui doivent diviser par 2,5 le bruit d’impact des balles sur les vitres », complète José Manuel Escoin.
« Pas l’énergie de se battre »
À propos du bruit, le padel est bien identifié par l’agence régionale de santé (ARS) comme une activité physique pouvant générer des nuisances sonores importantes. Aux côtés des stands de tir, des ball-traps et des stations de lavage.
À ce titre, il figure dans une liste de « projets pour lesquels la non-prise en compte du critère acoustique aboutirait très probablement à une non-conformité irrémédiable ». Il y a ainsi des obligations à respecter lors de la construction, qui découlent principalement du Code de la santé publique (articles R. 1336-4 à R. 1336-11) et de décrets. Ce qui implique une étude acoustique, le respect de seuils d’émergence sonore et la mise en œuvre de solutions de réduction du bruit (matériaux absorbants, murs antibruit, limitation des horaires d’ouverture…).
Pour interrompre l’activité de ces bruyants voisins, il reste donc la voie judiciaire… au cas par cas. « Les gens n’ont ni l’énergie de se battre, ni les moyens financiers de le faire, déplore Anissa, qui n’a pas droit à l’aide juridictionnelle. Les services d’un avocat coûtent cher, l’étude acoustique entre 3 000 et 5 000 euros et, moi, j’ai déjà une vie professionnelle et personnelle bien remplie. »
D’autres riverains, en revanche, sont soutenus par leur maire. C’est le cas à Versailles (Yvelines), où la ville porte le combat judiciaire contre un hôtel cinq étoiles qui a installé des terrains fin 2024. Des habitants se plaignent des nuisances et l’architecte des Bâtiments de France a émis des réserves.
Christophe Bonnet, l’habitant de l’Oise à l’origine du collectif, réclame pour sa part que l’on s’intéresse aux initiatives européennes. En 2023, les Pays-Bas ont décidé de réglementer la discipline en prévoyant 100 m de distance avec les maisons, voire 160 m dans certains cas, et en imposant une limite sonore à 91 dB en extérieur, l’équivalent d’une tondeuse à gazon. La Belgique leur a emboîté le pas l’année suivante.
Pour pratiquer ce sport, je confirme que c’est TRES bruyant. Moi je joue dans un hangar en zone industriel, on ne dérange personne.
Si j’avais un terrain qui se construit à 2m de ma maison, je pèterai un câble…c’est n’importe quoi d’autoriser ça.
Moi, de mon temps, les jeunes cadres dynamiques, pour se décharger des pulsions de frustration qu’impliquaient la vacuité de leur existence, ils faisaient de l’escalade et du badminton. Du squash, pour les plus aventuriers.
Je sais pas ce qui a évolué fondamentalement en quelques années pour qu’ils deviennent des babouins armé d’une crêpière en fibre de verre.
On peut remplacer le mot padel par n’importe quel autre
Bruit des moteurs, cris des utilisateurs, incivilités… Derrière la furie des véhicules, le revers des riverains
Bruit des klaxon, cris des utilisateurs, incivilités… Derrière la furie du vélo, le revers des riverains
Vraiment un sport de CSP+ dégénéré ! Ils peuvent pas faire du trail ou un running club comme tous les bobos/petits bourgeois cultureux qui se respectent ?
Sport qui a été très en vogue il y a de cela des décennies dans les pays latins (Espagne / Amsud), et qui se développe sur le tard ici, [poussé notamment par le Qatar](https://www.ouest-france.fr/sport/padel/padel-le-qatar-investit-massivement-dans-la-pratique-et-se-veut-ambitieux-727ed874-59c9-11ed-ba10-e6c7f81789ae) et promu par certaines “personnalités publiques” style Cyril Hannouna…
La dame en jaune étudie le meilleur positionnement pour son FRF2.
Il faut faire du pickleball, ça prend moins d’espace tout en étant moins bruyant !
J’ai lue “bruits de balles” et je me suis dit que c’était devenu vachement violent le padel
C’est marrant quand même, les commentaires.
Y a ceux qui considèrent que le padel c’est un truc de bobo dégénéré.
Et les autres qui conspuent les riverains.
Pourtant on peut quand même imaginer que le padel a des qualités : pas trop technique, convivial, pratiquable en agglomération sur un temps court.
Mais aussi comprendre que ça doit être une misère d’entendre depuis chez soi des match et les insultes.
C’est quand même ballot d’avoir un PLU, une mairie et sa direction de l’urbanisme, des ABF et de faire la bourde de construire une salle de sport à 4 mètres d’une maison ou sous les balcons d’habitations. Sans compter l’opérateur privé qui en toute logique doit s’attendre à des ennuis s’il installe son activité bruyante au mauvais endroit.