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    5 commenti

    1. Cet article (en anglais) concerne la société américaine. Je le poste ici d’abord parce qu’il est super intéressant mais aussi parce qu’à mon opinion la situation décrite est exactement identique en france, et qu’on est face à un vrai problème de société qui mériterait plus d’attention. Il contient quelques données impressionnantes qui expliquent en partie une question récurrente sur reddit : comment s’y prendre pour faire des rencontres? La réponse n’est pas l’escalade. La réponse est que c’est devenu très compliqué parce que les gens sortent de moins en moins de chez eux. Extraits :

      >Men who watch television now spend 7 hours in front of the TV for every hour they spend hanging out with somebody outside their home.

      >The typical female pet owner spends more time actively engaged with her pet than she spends in face-to-face contact with friends of her own species.

      >Since the early 2000s, the amount of time that Americans say they spend helping or caring for people outside their nuclear family has declined by more than a third.

      >parenting norms have changed. Americans used to have more kids whom they watched less; now they have fewer children whom they watch more. “Visions of neighborhoods full of stay-at-home mothers with children roaming freely from house to house, or yard to yard, in part reflect baby boomers’ […]. Between 1975 and 1998, they found, mothers increased the amount of time they spent with their kids by about 200 minutes a week.For married fathers, the increase was even more dramatic—about 240 minutes per week.

      >Last year was the first on record, going back to 1975, that fewer than 50 percent of high school seniors said they’d ever had a drink of alcohol. As recently as 1989, the share was higher than 90 percent. Disparaging today’s teenagers for their failure to binge-drink would be absurd. Still, I’d guess the decline of booze in the lives of young Americans is both a cause of reduced socializing and a driver of it. Young Americans go out less, so they drink less, so they have less interest in creating excuses to drink, so they throw fewer parties, so they go out less, so they drink less.

    2. Article beaucoup trop long pour la maigreur du contenu et dont l’auteur semble aimer s’écouter parler, mais pertinent.

      A relier à la trend actuelle où c’est OK de ne pas “se forcer” à fréquenter des gens quand on a la flemme. C’est le meilleur moyen de se retrouver seul très rapidement. Si vous pensez que ça ne se voit pas que vous n’êtes là que quand vous en avez besoin et que la solitude devient trop insupportable, vous vous plantez complètement. Et le tri se fait très rapidement. Personnellement je n’ai pas que ça à faire de courir après des gens instables qui ne veulent presque jamais rien faire, et je sais que je suis loin d’être le seul.

      Les relations sociales demandent à être nourries. Ca exige des sacrifices et des efforts, même si souvent le sacrifice se résume de façon assez grotesque à une soirée Netflix en charentaises. Si c’est trop c’est OK mais faut pas se plaindre de se retrouver seul, la socialisation c’est pas un service à la demande.

    3. NoName-Cheval03 on

      La suite logique de l’individualisme croissant (individualisme utilisé ici sans jugement de valeur).

      Les fêtes qu’on faisait avant étaient dans le cadre du maintien de communauté. Ça existe encore pas mal dans certains milieux ruraux, certains villages. Mais en milieu urbain et même peri urbain qui connait encore ses voisins ? Qui a un cercle d’amis suffisant, dispo à moins d’une heure de transport pour organiser de tels fêtes ? Et bien sûr internet rend la proximité physique moins utile même si je pense que ça ne remplace pas totalement de vraies relations sociales physiques.

    4. C’est peut-être qu’un problème parisien, mais un truc qui me semble assez flagrant, c’est le prix des bars. J’ai le souvenir jeune dans des villes de taille petite à moyenne, d’avoir passé des aprem ou soirée entière à des terrasses de bars avec des potes – et c’est pas compliqué de lier avec des gens assis à côté quand on est déjà en groupe. Le prix des boissons fait que c’est devenu quasi impossible, en tout cas à Paris.

    5. TezukaRin62 on

      J’ajouterais un angle qui n’est pas vraiment abordé dans l’article mais qui selon moi à quand même un impact :

      Les réseaux sociaux et le fait de montrer dès qu’on fait quelque chose.

      Avant l’avénement de Facebook et du reste, on faisait une soirée et les souvenirs de cette soirée appartenaient à ceux qui étaient là. Concrètement si tu faisais une connerie pas trop grave, que t’étais un peu couillon, bah en dehors de la soirée personne était au courant. Au mieux ça devenait une anecdote marrante et un peu génante à raconter un jour.

      Aujourd’hui tu fais une soirée y a toujours des gens pour prendre des selfies, des vidéos, et aller mettre ça sur les réseaux sociaux. Résultat si t’es un peu couillon, maintenant t’es affiché auprès de tes proches, ton école, ton taf. Du coup bah ça freine énormément les choses. Tu fais des soirées plus petites avec des personnes à qui tu fais plus confiance, tu bois moins, etc.

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