
Sub -occupation of Housing: Moral Panic of the Media Bourgeoisie – di Maurice Midena | Stop sulle immagini
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di clemmit_
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“Le taux de pauvreté atteint 15,4 %, son plus haut niveau depuis le début du décompte en 1996. L’écart entre les 20 % les plus riches et les 20 % les plus pauvres s’est creusé, proche de celui du début des années 1970.” Bravo la macronie !
Ça rafale
>Voilà la seule chose que suggère cette étude : dans un monde où il faudra être de plus en plus responsable écologiquement, plus sobre en somme, où la construction devra aussi aller de pair avec la rénovation énergétique du bâti, où nos vieux se retrouvent de plus en plus esseulés dans leurs dernières années et où des jeunes galèrent de plus en plus à se loger – voire à vivre décemment -, pourquoi ne pas envisager un autre partage de la propriété privée et du lien intergénérationnel ? Loin de vouloir seulement compenser la paupérisation des jeunes et la piètre gestion de la vieillesse dans nos sociétés par la béquille de la colocation, mais il faudrait y voir, au moins pendant des moments transitionnels de la vie, une possibilité de recréer du lien, du vivre ensemble, en somme, du partage d’expérience et d’insouciance, de savoir et de découverte. On est loin de la panique morale petite bourgeoise des Ventura et Rochebin, qui se sentent visés dans leur chair de nantis, par des statisticiens qui réfléchissent aux mutations socio-économiques de leur pays
Ce paragraphe est complètement idiot. “Envisager un autre partage de la propriété privée” piloté par l’état et exproprier les bourgeois qui vivent dans des appartements trop grands, c’est exactement la même chose mais dit différemment.
Autrement dit Ventura et Rochebon ont parfaitement raison d’interpréter cette étude de l’INSEE comme un appel à ce que ces personnes quittent/partagent ces logements. Peut-être tort de s’en offusquer, mais raison de l’interpréter ainsi
Si les faits remontés sont réels, l’éditorialisation est un poil visible: les bourgeois n’ont pas “peur” ni ne ressentent de “panique morale”, ce sont les grands gagnants du macronisme, oui ils vivent dans de grands logements dont ils sont propriétaires, ils n’ont pas de raison d’avoir peur, ce sont eux qui gagnent. Et ils s’en battent les steaks de votre vie. Qu’après Bayrou communique mal sur ce sujet montre seulement que Bayrou ne sait pas communiquer quel que soit le sujet.
> Que n’avait pas dit l’institut ! “Ah oui, alors les logements sont sous-occupés, et alors quoi ? vous voulez virer les gens de chez eux parce qu’ils ont une chambre d’amis ? Quand on a travaillé toute sa vie, ne peut-on pas profiter tranquillement de la maison que l’on a payé à la sueur de notre front sans que les cryptos-communistes de l’Insee ne veuillent nous en exfiltrer ?”
Cet argument du “quand on a travaillé toute sa vie”… Ils se rendent compte qu’ils disent ça à des gens qui vont eux aussi travailler toute leur vie, mais qui contrairement à eux ne pourront pas forcément s’acheter une maison assez grande pour que chaque enfant ait sa chambre, et le luxe de les garder comme chambre d’ami après ?
Quand moi j’aurais fini de travailler toute ma vie, j’aurais juste le droit de me taper les conséquences de tes choix égoïstes sous prétexte que tu as toi aussi travaillé toute ta vie et donc ça t’a donné le droit de ruiner celle de mes gosses…
S’ils arrivent pas à louer, qu’ils baissent les prix ? Au hasard
Comme ironisé dans l’article, il y a deux ans, un gars d’extrême droite m’a dit qu’il craignait que le gouvernement français, ce gouvernement de communistes, allait réquisitionner la chambre vide de son fils majeur et parti de sa maison depuis des années, pour y loger un sans-papier. Il était tout à fait sérieux. Le degré de paranoïa et de déconnexion de la réalité est hallucinant chez certaines personnes. Je n’ai pas su quoi répondre tellement c’est profondément idiot et inconcevable.
Ce qui me paraît le plus dingue c’est l’argument du “vrai combat”. Une technique rhétorique souvent utilisée afin de déplacer le débat.