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    4 commenti

    1. La déclaration de l’état de famine dans la bande de Gaza fait les gros titres. Il ne faut pas oublier que cette insécurité alimentaire a été décidée et mise en œuvre systématiquement par les autorités politiques et militaires israéliennes au service de leur politique de nettoyage ethnique.

      Le rapport est tombé et il a fait les gros titres, suscité des réactions dans les chancelleries : le gouvernorat de la ville de Gaza est en état de famine et l’ensemble du territoire le sera d’ici la fin du mois de septembre. Si rien n’est fait d’ici là pour la contrer. C’est-à-dire si la nourriture n’entre pas en masse dans l’enclave. Pas seulement de la farine, des féculents, du sucre. Non. Des fruits, des légumes, de la viande, des volailles, des œufs, de l’eau, en somme des protéines, des vitamines, des minéraux.

      Sans quoi les vies sont menacées, à court terme. Sans quoi l’avenir est oblitéré. Pas seulement pour demain ou pour après-demain. Pour les générations à venir.

      Car de la famine nous avons trop souvent une idée parcellaire, les yeux exorbités trop grands dans des visages osseux, le squelette saillant sous la peau détendue et finalement la mort prématurée.

      Mais la famine, ce n’est pas que cela.

      C’est d’abord une définition scientifique, rigoureuse, apportée par des données recueillies sur le terrain par les professionnel·les de la santé et de l’humanitaire et analysées par un comité d’expert·es. Un cadre appliqué partout où sévit l’insécurité alimentaires, pour toutes les crises, qu’elles soient climatiques ou d’origine humaine.

      Benyamin Nétanyahou aura beau, une fois de plus, accuser le thermomètre d’être un agent du Hamas doublé d’un antisémite forcené, comme il l’a encore fait à la publication du rapport du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), les données sont cliniques.
      « Pour déclarer une famine, il faut que trois critères soient atteints : que 20 % des ménages au moins expérimentent un manque extrême de nourriture, qu’au moins 30 % des enfants soient mal nourris aigus, et qu’au moins deux personnes sur 10 000 meurent chaque jour de résultats d’insécurité alimentaire ou de malnutrition », explique à Mediapart Perrine Benoist, codirectrice générale d’Action contre la faim.

      Un demi-million de personnes sont en état de famine, un million en état d’urgence, et 400 000 autres en état de crise, estime encore l’IPC.

    2. Odd_Snow_8179 on

      En effet, certaines organisations politiques ont annoncé ce risque de crime imminent dès le 7 octobre étant donné que c’est comme ça qu’Israël opère. Et l’a théorisé officiellement via la doctrine Dahiya.

      —–
      *L’escalade actuelle risque d’entraîner un cycle de violences infernales. La France, l’Union européenne et la communauté internationale doivent agir sans délai pour empêcher cet engrenage.
      […]
      Pour qu’une paix juste et durable voie le jour, les résolutions de l’ONU, à commencer par la fin de la colonisation, doivent être activement mises en œuvre.*

      —–

      Et plus précisément, Gilbert Achcar et d’autres écrivaient dés le 10 octobre qu’Israël allait tenter de procéder à un nettoyage ethnique de Gaza en tentant de forcer l’Égypte et/ou en impactant directement la démographie Gazaouis. Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Mediapart a d’ailleurs pris son temps.

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