“Gli studenti disabili non ricevono la scuola che meritano”: dov’è la scuola inclusiva, venti anni dopo la legge del 2005?

    https://www.franceinfo.fr/france/rentree/les-eleves-handicapes-ne-recoivent-pas-la-scolarisation-qu-ils-meritent-ou-en-est-l-ecole-inclusive-vingt-ans-apres-la-loi-de-2005_7454014.html

    di Johannes_P

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    10 commenti

    1. Late-Light1348 on

      “La réussite d’un.e élève en situation de handicap dépend aujourd’hui encore fortement du capital culturel et économique de ses parents, ainsi que de leur capacité à s’impliquer et à lutter dans un système qui les contraint à tout porter”, déplore-t-il.

      A diagnostic équivalent, les enfants des milieux populaires sont sur-représentés dans les institutions spécialisées, comme les instituts médico-éducatifs (IME)”

    2. Artyparis on

      Ma compagne est instit en CE1-CE2 : double niveau car des classes ferment. Elle a des enfants en difficulté dans sa classe.

      Des élèves “multi dys” (qui ont plusieurs dysfonctionnement), pour la 2e année de suite un enfant qui ne parle pas le français, une autre ingérable (cri et colère à la moindre contrariété. Sa collègue qui l’avait l’année dernière, portant reconnue comme “solide et organisée” faisait des crises de larme régulièrement).

      Ma compagne se retrouve a envisager 3 niveaux (CE1 + CE2 + programme pour 2 qui ne savent pas encore lire). Elle avait une AVS (auxiliaire de vie scolaire) quelques heures par semaine pour accompagner un enfant. Vu que tout le monde est accepté à ce poste, c’est la roulette pour le profil : y a des tops et y a les autres. L’année dernière son AVS planait à 15 000, ne comprenait pas souvent ce que devait faire l’enfant (“Mais non je t’ai dit de faire ça avec lui. – Bah il n’a pas voulu donc il a fait ça. / Pardon j’avais mal compris en fait mais je n’ai pas voulu te déranger”). Après une sortie, les élèves devaient dire ce qu’ils avaient aimé, s’ils avaient des questions. L’AVS a aussi pris la parole….

      Galère pour l’instit ? Bah cela a des conséquences pour les autres enfants car cela prend du temps à l’enseignant. 2 enfants sont partis dans la privé : “On est pour l’école publique mais pas si cela a de vraies conséquences gênantes pour notre enfant. Y a machine qui est insupportable, on ne veut pas qu’il soit en classe avec elle donc le met dans le privé. Bon courage”. (Ne pas juger trop vite, machine est intenable)

      Certains instits débordés peuvent lâcher l’affaire et l’enfant en difficulté fera des coloriages, l’AVS lira des histoires avec lui…

      Y a des instits en renfort pour quelques heures par semaine. Ma compagne avait un gars proche de la retraite qui ne venait pas souvent. Et il refusait les soutiens qu’elle demandait (ah non , je fais pas de math, c’est ça qu’il lui faut). Planqué !

      Voilà ^^ Si vous avez des enfants, ne vous en prenez pas trop aux enseignants (y a de foireux bien sûr, mais la plupart bossent et s’impliquent) et au directeur de l’établissement mais plutôt au rectorat.

      Vive l’inclusion, mais cela se fait grâce au dévouement des enseignants qui rament sur le terrain. Et assez souvent au détriment des enfants handicapés comme des autres.

      Ma compagne s’attache à tous ses enfants, c’est ce qui la fait tenir (Machine est sa hantise actuellement) ainsi que la relation avec ses collègues qu’elle apprécie bcp (ouf).

      Quelle joie quand elle a vu celui qui ne parlait pas français demander des livres à ramener à la maison (il est très intelligent), quand la multi Dys a commencé à prendre de la Ritaline (elle a vu un changement avant que les parents viennent lui dire) et qu’enfin elle arrivait à se concentrer : progrès en lecture, en compréhension, quand un enfant aide un autre qui est très en retard (si tu me dis combien j’ai de bonbons je te les donne).

      Sourire quand un petit vient lui dire “Tu sais, si tu travailles sur les marchés le dimanche tu auras plus d’argent”, “Content que tu aimes mon cadeau. Maman m’a dit de ne pas le répéter, elle te le donne car c’est un cadeau de Mamy et elle trouve que c’est pourri.”. Sourire aussi quand une maman précise que son enfant aime maintenant venir à l’école.

      PS : je n’ai pas tous les termes techniques, je ne suis pas de la partie.

      PS2 : une ancienne instit (retirée de sa classe notamment parce qu’elle donnait des numéros à ses élèves : “No 2, arrête d’ennuyer No 8”. Si.) était venue pour une série d’échanges pédagogiques. “Je crois qu’il faut arrêter de chercher des excuses et se demander ce qu’on fait mal.” Elle, qui a été mise au placard car inapte, vient faire du baratin. Série d’échanges interrompue, elle traitait tout le monde de nul en revenant au rectorat.

    3. Effet_Ralgan on

      Je vais faire ma rentrée en tant qu’AESH, j’ai pris ce job car je travaille sur un documentaire concernant l’accompagnement du handicap et en particulier de l’autisme.

      Autant vous dire qu’il n’y a rien qui va. Aucune formation nécessaire, une collaboration avec l’enseignant.e qui ne tient qu’au bon vouloir du corps professoral, un accompagnement pyschologique parfois présent mais tout dépend de la région. En tant qu’AESH nous sommes considérés comme des points maléables à merci, avec un salaire de 984€/mois pour 24h/semaine sans possibilité de temps plein mais avec une présence sur place qui empêche bien souvent d’avoir un travail à côté. Le contrat ? **Un CDD de 3 ans** – oui vous avez bien lu – sans possibilité de rupture conventionnelle bien entendu et avec aucun avantage. Même pour les frais kilométriques il faut batailler et souvent abandonner.

      Des élèves qui n’ont parfois pas leur place à l’école mais faute de place en ITEP les parents les placent à l’école pour avoir une garderie.

      Des enseignant·es dépassées car manque d’effectif – forcément qui peut vivre avec ce salaire ? – donc qui doivent gérer ces élèves en plus d’une classe avec des problèmes de concentration et de comportement qui ne font que croitre.

      De la souffrance de tous les côtés par manque de moyens, bienvenue dans le service public.

    4. Les handicapés sont des citoyens de seconde classe en France épisode 37 milliard.

    5. > je travaille sur un documentaire concernant l’accompagnement du handicap et en particulier de l’autisme.

      Le rectorat: «*toi tu vas avoir des gros problèmes!* »

    6. Front_Cycle_2512 on

      C’était la prérentrée aujourd’hui et la MDPH n’a toujours pas traité les dossiers des enfants en situation de handicap de l’année dernière.

      Du coup j’ai deux autistes et aucune AESH à la rentrée. Joie.

    7. lottot31 on

      C’est un peu ce que disais Bayrou, quand ya plus de tune c’est les plus vulnérables qui trinque les 1 er. Ça m’étonnerait pas que fournir un cadre suffisant au handicapé ne coûte que 1 semaine des dépenses annuelles des retraites

    8. Je suis maman d’une ado autiste de haut niveau, malgré la pression pour qu’on la scolarise en pro, on l’a inscrite au lycée en seconde générale. Elle avait fait une excellente troisième avec un brevet mention bien.

      C’était la première fois que l’établissement avait son profil, elle a donc essuyé les plâtres, c’est à dire qu’elle a redoublé sa seconde, et on a aménagé son emploi du temps avec des cours du CNED. Sa deuxième seconde c’est mieux passé, mais sur ses deux AESH on en a une vraiment pas terrible.

      Cette année c’est la première et j’appréhende évidemment, car je vois bien que c’est surtout ma fille qui s’adapte au max et non les professionnels de l’établissement. Les profs ont refusé une formation du SESSAD, seuls ses camarades ont pu les rencontrer et discuter du cas de ma fille.

      Il y a un manque de moyen flagrant pour tous les élèves donc aussi pour les handicapés.

      Mais il y a aussi un refus d’une partie des enseignants de s’investir, car ils ne seront pas mieux payé.

    9. Je vais avoir des gamins handicapés dans mes classes. Ça va être compliqué…

      J’ai un gamin handicapé de 6ans à la maison. Tout, tout est compliqué avec l’école et le périsco. Il faut répondre à des besoins au jour le jour. “Finalement, on ne peut pas le garder sur le temps de cantine”. D’un mardi pour un jeudi.

      La communication officielle avec la MDPH prend plusieurs années. On nous annonce 3ans d’attente pour une place en IME… en nous proposant 3 IME loin de chez nous pour un gamin dont on n’est pas sûr qu’il puisse prendre le taxi seul… On a demandé si on pouvait demander sur Trajectoire une IME à côté de mon travail pour que je puisse l’emmener et le récup… Pas de réponse… C’était il y a plus de 3 mois. Lors de la réunion, avait été abordé la question de l’ULIS avec une réponse positive des intervenants lors du GEVASCO… pas de réponse non plus… En attendant, et on ne se plaint pas. On est sur un redoublement de maternel. Et nous on assure le lundi aprem (ma femme), le mercredi aprem et jeudi aprem (moi) les rdv ortho, psychomot, ergo, spé tsa, Et, c’est compliqué…

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