Movimento del 10 settembre: i lavoratori ferroviari, le raffinerie, i collezionisti della spazzatura rispondono in ordine disperso alla chiamata “cittadino” per “bloccare tutto”

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/09/05/mouvement-du-10-septembre-cheminots-raffineurs-eboueurs-repondent-en-ordre-disperse-a-l-appel-citoyen-a-tout-bloquer_6638990_3234.html

    di Folivao

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    5 commenti

    1. **Alors que l’intersyndicale CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires appelle à manifester le 18 septembre, certains syndicats sectoriels ou locaux CGT et SUD ont décidé de s’associer à l’élan né sur les réseaux sociaux pour provoquer des « blocages » dès le mercredi 10 septembre.**

      Les modalités précises d’action envisagées le mercredi 10 septembre sont encore en débat sur les multiples canaux organisés en ligne, par départements, villes ou quartiers. Ils ont été créés en écho aux appels à se mobiliser contre le projet de budget du gouvernement Bayrou, qui ont jailli cet été sur les réseaux sociaux. Ces échanges ont déjà débouché sur des dizaines d’« assemblées générales » bien réelles partout sur le territoire. Un point commun : la volonté de « tout bloquer ».

      Comme les grandes grèves victorieuses de 1995, qui avaient paralysé la France contre le plan Juppé, ou le chaos provoqué par la grève des raffineurs de TotalEnergies et ExxonMobil à l’automne 2022, la « mise à l’arrêt du pays » semble, pour les participants, plus efficace pour se faire entendre, que les journées de mobilisation éparpillées – quatorze en six mois contre la réforme des retraites en 2023.

      Rappelant les premières initiatives des « gilets jaunes » en 2018, les rendez-vous évoqués ici ou là suggèrent des blocages de ronds-points stratégiques, par exemple autour du centre commercial Carrefour d’Uzès (Gard), devant l’incinérateur d’ordures ménagères francilien d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) ou la vaste plateforme logistique de Saint-Quentin-Fallavier dans l’Isère. On parle encore d’opérations « péages gratuits » sur les autoroutes Vinci ou d’obstruction des distributeurs de billets.

      Mais un enjeu-clé est de savoir si les secteurs d’activité ayant les plus fortes capacités de perturbation pourraient rejoindre le mouvement du 10 septembre. Or, tandis que l’ensemble des confédérations (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires) se sont accordées pour appeler à la mobilisation le 18 septembre pour l’abandon des pistes actuelles du budget, les syndicats ont rebondi de façon disparate sur cette initiative citoyenne.

      **« Partout où c’est possible »**

      Seul Solidaires a clairement appelé ses militants à y participer. La CFDT a refusé de s’y associer, avançant que tout bloquer n’était « pas sa méthode », Force ouvrière n’a pas appelé à y prendre part, mais a déposé un préavis de grève du 1er septembre au 30 novembre, la CGT a proposé à ses syndicats d’en débattre sur les lieux de travail pour « construire la grève partout où c’est possible ».

      A la SNCF, deux organisations, SUD-Rail et la CGT-Cheminots, appellent finalement à se mobiliser le 10, quand trois (CGT, UNSA, CFDT) appellent à la grève le 18 septembre. « Nous n’avons aucun problème à ce que les mobilisations, quand elles sont crédibles, viennent d’autres entités que les syndicats. Si le plan d’austérité de Bayrou est aujourd’hui sur la sellette, c’est bien grâce à la mobilisation prévue le 10 », souligne le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Fabien Villedieu. CNA, le collectif « asyndical » de contrôleurs a, lui, invité « chacune et chacun à se positionner selon son propre ressenti ». A la RATP, la CGT et La Base, syndicat majoritaire chez les conducteurs de RER, ont appelé à « bloquer le 10 ». « Nous ne pouvions rester en marge de cette démarche, complètement en phase avec notre ADN : c’est la base qui décide », déclare La Base sur Facebook.

      Dans les aéroports, le syndicat SUD-Aérien, assez bien représenté parmi la myriade de sous-traitants qui œuvrent sur la plateforme de Roissy – Charles-de-Gaulle, appelle aussi ses adhérents à la grève le 10. Le syndicat, qui est surtout bien implanté au sein des sociétés qui chargent et déchargent les bagages des avions, indique au Monde prévoir aussi un rassemblement à Roissy, en prélude à d’autres blocages. Le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien, majoritaire chez les aiguilleurs du ciel, a choisi d’attendre le 18.

      Dans les raffineries, « des appels seront faits partout » pour le 10 septembre, souligne Eric Sellini, coordinateur CGT chez TotalEnergies. L’entreprise exploite trois des six raffineries de pétrole dans l’Hexagone. Dans celle de Feyzin (Rhône), par exemple, les élus cégétistes appellent l’ensemble des « travailleurs postés » à la grève pour vingt-quatre heures dès 22 heures, le mardi 9 septembre. Le « personnel à la journée », quant à lui, est invité à se mettre en grève « au minimum deux heures » le 10 septembre, afin d’« exprimer [son] ras-le-bol » contre le gouvernement Bayrou.

      La fédération CGT des mines et de l’énergie a également lancé un appel à la grève du mardi 9 au jeudi 11 septembre. Les salariés pourront bloquer des sites ou participer à des manifestations. « Ce seront des décisions locales », précise Frédéric Ben, délégué CGT de Storengy, filiale d’Engie spécialisée dans le stockage souterrain du gaz. Electriciens et gaziers ont lancé leur propre mouvement depuis le 2 septembre pour des revalorisations salariales et une réduction de la facture des usagers avec, selon la CGT, « plus de 250 piquets de grève », entraînant des pertes de production dans le parc nucléaire d’EDF.

      **« Absence de coordination »**

      Chez les éboueurs du privé, plusieurs syndicats CGT ont déposé des préavis de grève pour le 10 septembre, dans des filiales de Veolia Propreté, dans l’ouest (Grandjouan Saco), le centre (Trisalid) ou en Normandie (Ipodec), mais aussi chez Suez Nouvelle-Aquitaine Occitanie ou Pizzorno Environnement. Plusieurs de ces préavis ne sont cependant posés que pour vingt-quatre heures.

      Alors que les taxis ont suspendu leur mouvement intersyndical prévu le 5 septembre « dans l’attente de la constitution d’un nouveau gouvernement, ou du maintien de l’actuel », précise l’Union nationale des taxis, le premier syndicat de VTC, FO-INV a choisi d’appeler à des blocages dès le 10, notamment devant le ministère du travail. « On aimerait bien que ce soit un mouvement continu, coordonné avec d’autres corps de métier. Les montants versés aux chauffeurs ne cessent de baisser, et la vie devient très chère, déplore Brahim Ben Ali, le secrétaire général. On n’a jamais vu pire période que celle-ci, aucun chauffeur qui déclare tous ses revenus ne peut mettre un centime de côté. »

      A peine sorties de la grève qui a chamboulé la rentrée, les antennes de Radio France pourraient de nouveau connaître des perturbations, le 10 septembre à l’appel de la CGT et de SUD, et le 18 en intersyndicale. Ceux-ci dénoncent en particulier le projet de réforme de l’audiovisuel public porté par la ministre de la culture, Rachida Dati, comme les syndicats CGT, CFDT, SNJ et SUD de France Télévisions, qui appellent à la grève les 10 et 18 septembre.

      La mobilisation s’annonce donc en ordre dispersé. Mais, dans une note révélée par Le Parisien, les renseignements territoriaux s’inquiétaient justement de cette « absence de coordination structurée et de leadership clairement identifié » qui pourrait « entraîner des initiatives désorganisées et difficilement anticipables », rappelant que « l’absence de canalisation majore le risque d’actions par des groupes radicaux et violents ».

    2. jeterloincompte420 on

      sans convergence des luttes : pschitt.

      avec 1/3 de fachos on n’avancera pas.

    3. J’admets ne pas comprendre le but ici. On tape sur les concitoyens, notamment en les privant de transport à cause d’un projet de loi d’un gouvernement qui a tout les chances de sauter d’ici là. La journée du 18, on va dire qu’au moins, il y a des chances qu’il y ait quelqu’un en face, ou à défaut il y a le temps de l’annuler en cas de dissolution.

      Pour les transports en particulier, je trouve toujours que c’est complètement à rebours des buts écolo. Si le train continue d’être aussi peu fiable à cause des grèves (hors grève c’est franchement cool), comment on espère que les gens se débarrassent de leur voiture ? Même moi là, ça me fait douter de mes choix de ne plus en avoir, après m’être fait avoir plusieurs fois.

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