Perché il debito pubblico aumenta più rapidamente ai sensi dei governi di destra

    https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/pourquoi-la-dette-publique-augmente-plus-vite-sous-les-gouvernements-de-droite-2186785

    di Caramel_Mou

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    10 commenti

    1. Ok_Astronaut6520 on

      >Une des raisons pour lesquelles la droite a tendance à augmenter les déficits est liée aux baisses d’impôts, relativement faciles à mettre en place. Avec l’espoir pour certains économistes, dont Milton Friedman, qu’en asséchant les recettes fiscales, la hausse du déficit public pousserait les électeurs à accepter une réduction des dépenses. C’est la stratégie dite « d’affamer la bête » des conservateurs américains, poussée par des think tanks tels que la Heritage Foundation ou le Cato Institute par exemple.

      Je trouve l’article un peu court et avare en détails. Il n’explique ni n’aborde les autres raisons, tout juste touche-t-il du doigt le fait que la solution mentionnée ci-haut ne fonctionne pas :

      >Mais « *l’expérience montre que cela ne fonctionne pas. Les élus qui considèrent qu’il est facile de baisser les dépenses publiques surestiment leurs forces* », juge Xavier Ragot. « *C’est pourquoi désormais, les conservateurs américains entendent baisser les impôts et en même temps les dépenses. D’où* [*la tentative du Doge dirigé par Elon Musk*](https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/elon-musk-admet-publiquement-linefficacite-partielle-du-doge-freine-par-ladministration-trump-2163202) *en début d’année. Toutefois, leur volonté de bouleverser l’Etat-providence moderne est tellement radicale que cette expérience s’est soldée par un échec* », conclut-il. 

      Moi j’aimerais savoir *en quoi* ça ne marche pas, et *comment* se sont déroulés les échecs de cette stratégie. Pas parce que j’en doute (les chiffres sont là), mais parce que je veux comprendre le mécanisme.

    2. Pavlof78 on

      Mdr l’article. Ils terminent par “Une chose est sûre : qu’elles soient de gauche ou de droite, les solutions faciles n’existent pas.” après avoir passé l’article (en fait 3 courts paragraphes) à montrer que la gauche est responsable avec la dette alors que la droite ne sait que faire baisser les impôts sans rien proposer d’efficace pour la gestion des dépenses…

      Ils ont tellement peur du CSC alors que c’est la seule issue sur le sujet

    3. Caramel_Mou on

      Cet édito est incroyable, si le constat du titre est bien confirmé dedans, la conclusion est éludée à la vitesse de l’éclair “heu oui les baisses d’impôts ça creuse le déficit donc il faut baisser les dépenses maintenant, exemple Musk et le DOGE, c’était pas folichon, fin de l’article”.

    4. la_mine_de_plomb on

      Je ne sais pas pourquoi Les Échos font semblant de le découvrir seulement maintenant.

    5. En résumé, la droite manipule les gens en leur faisant croire qu’ils vont moins payer, et à la fin ils payent autant et ils ont un service public dégradé : c’est vérifié que ça ne marche pas; et la gauche, a une politique des finances et une communication plus saine, ça marche légèrement mieux, mais c’est pas mirobolant.

      (Est-ce que je peux extrapoler en disant que l’extrême-droite veut tout casser mais qu’ils n’ont aucune idée de comment reconstruire ?)

    6. ManufacturerRich2220 on

      Offensive contre la taxe zucman

      Cherchez pas plus loin

    7. Gauth1erN on

      Bref, si la dette un problème pour vous, votez NFP.

      Etonnante proposition venant des Echos.

    8. Gulliver on

      Article dans la série “Ivre, il écrit un article contre son camp”

      Mais, réflexe atavique, il se reprend à la fin

    9. Estherna on

      Le soucis fondamental de cette politique de baisse des dépenses, c’est que la vision selon laquelle le marché pourrait gérer de manière efficace l’ensemble des missions de service public est fausse, parce qu’elle part d’un postulat qui est un cadre d’analyse théorique : L’existence d’un marché libre et non faussé. Plusieurs critères sont nécessaires pour que ce cadre soit une réalité, dont notamment une liberté totale d’accès au marché pour l’ensemble des agents économiques (ce qui est impossible sur beaucoup de secteurs) et une absence totale d’entente entre les acteurs.

      Les grandes entreprises et les plus riches s’entendent en permanence pour limiter les effets les plus délétères de la concurrence sur leurs buisiness, ce qui conduit à un maintien de prix et une croissance des marges. Dans une théorie libérale qui fonctionnerait, la concurrence devrait mécaniquement faire baisser les prix (pour mieux vendre les produits) et faire augmenter les salaires (pour conserver les employés les plus performants / expérimentés).

      Et à ça on rajoute un autre élément externe qui est mortel pour le libéralisme, et qui avait été déjà été identifié par Adam Smith : l’héritage. Dans un système économique libéral, l’héritage ne doit pas exister, parce qu’il conduit à la création d’immenses fortunes qui ont par la suite le pouvoir de contrôler le marché pour leur propre bénéfice. L’héritage permet de circonvenir au fonctionnement normal du marché qui est basé sur la méritocratie dans la théorie : Tu deviens riche parce que tu es compétent dans ton travail et que tu prends des risques.

      L’héritage absout celui que le reçoit de développer sa fortune par lui même, mais en plus contraint ceux qui pourraient produire de la valeur ajoutée du fait de leurs compétences à se subordonner à ces héritiers. Un bon entrepreneur qui n’a pas de ressources va nécessairement dépendre d’investisseurs qui récolteront la majeure partie de ses efforts sans avoir lever le petit doigt eux mêmes. Le cas le plus parlant de cette situation est bien évidemment Elon Musk, qui n’a jamais fait qu’investir son immense fortune dans des boîtes créés et dirigées par d’autres, sans avoir jamais lui même contribué effectivement aux produits.

      L’économie de marché libérale ne peut donc fonctionner qu’avec d’importantes régulations étatiques, afin qu’elle serve l’intérêt général et public. C’est d’ailleurs le principe de base des politiques socio-démocrates depuis 70 ans. La droite, en France, l’a été également pendant un temps (du fait de la méfiance historique du gaullisme contre les grandes entreprises), mais également aux USA. Le tournant des années 80 a conduit la droite à ne plus mettre l’économie au service de l’intérêt général mais des plus riches.

      C’est cette économie, pensée pour maximiser les profits des plus riches, qui est n’en finit plus d’agonir dans une crise infinie. Et comme dans les années 1910 ou 1930, les plus riches, devant faire le choix entre mieux redistribuer ou faire monter les tensions pour détourner l’attention, on fait leur choix. Eux, de toute manière, ne se retrouveront jamais sous les bombes.

      La politique de l’offre n’est pas une doctrine économique pensée pour le bien du plus grand nombre. Il serait temps de le dire.

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