La flotilla umanitaria per Gaza ha subito un attacco di violenza senza precedenti

    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/09/25/la-flottille-humanitaire-pour-gaza-subit-une-attaque-d-une-violence-inedite_6642892_3210.html

    di Folivao

    Share.

    7 commenti

    1. **L’attaque de la Global Sumud Flotilla et de ses 51 navires en route pour tenter symboliquement de briser le blocus de la bande de Gaza, attribuée à Israël, oblige les pays européens à clarifier leurs positions.**

      En moins de vingt-quatre heures, mercredi 24 septembre, une flottille humanitaire pour Gaza a fait l’objet d’une attaque d’une violence inédite attribuée à Israël ; un navire militaire italien a été déployé vers la zone en réponse à l’incident, suivi par un bâtiment espagnol. La situation est sans précédent. Les implications d’Israël restent incertaines, alors que les souffrances de Gaza mobilisent les opinions européennes. En Italie, lundi, des manifestations massives de soutien aux Palestiniens ont réuni des centaines de milliers de personnes.

      Cibles de menaces ouvertes d’Israël, la Global Sumud Flotilla et ses 51 navires ont entrepris de faire route vers Gaza pour tenter symboliquement d’en briser le blocus, alors que les destructions meurtrières orchestrées par les forces israéliennes s’y intensifient. Selon les équipages, plusieurs de ses embarcations ont été touchées, mercredi, par des fusées éclairantes explosives et des grenades assourdissantes. Elles ont aussi fait l’objet de lâchages d’objets non identifiés par des drones, tout en subissant le brouillage de leurs communications.

      Attribuée par la flottille à Israël, l’agression n’a occasionné que des dégâts matériels. Toutefois, elle a mis les Européens en demeure de clarifier leurs positions du fait de la présence en nombre de leurs ressortissants. Parmi eux se trouvent l’eurodéputée française Rima Hassan et l’activiste suédoise Greta Thunberg. Ce développement intervient alors qu’en Italie et en Grèce l’écart se creuse entre les opinions et l’approche des gouvernements sur ce que nombre d’organisations internationales qualifient de génocide à Gaza. « Soyons clairs : si ne serait-ce qu’un Italien était blessé dans une attaque similaire, ce sera la révolte dans le pays. En Italie, on n’accepte pas qu’il arrive malheur aux nôtres à l’étranger », avertit un ancien haut fonctionnaire italien.

      Or, l’éventualité de pertes humaines ne peut être écartée. Après avoir accusé la « flottille du Hamas » de suivre une « ligne de conduite violente », le ministère des affaires étrangères israélien a proposé, mercredi, le déchargement de l’aide qu’elle transporte dans un port étranger avec l’assurance qu’elle serait livrée « pacifiquement » à Gaza – une déclaration à mettre en regard de la situation humanitaire catastrophique entretenue par l’Etat hébreu dans l’enclave. Il rappelait aussi que les forces israéliennes ne laisseraient pas la flottille approcher.

      **Le « signal » de Rome**

      Depuis son départ de Barcelone, le 31 août, la Global Sumud Flotilla fait l’objet d’un traitement particulier, après une tentative en juin. Les autorités israéliennes ont menacé ses membres de les enfermer dans des prisons où l’usage systématique de la torture a été documenté par l’ONG B’Tselem. Certains de ses bateaux ont déjà fait l’objet d’attaques de drones alors qu’ils étaient amarrés en Tunisie. En 2010, les forces israéliennes avaient abattu neuf membres d’une flottille humanitaire à bord du Mavi-Marmara. « Notre positionnement est ferme », a déclaré, jeudi matin, le ministre de la défense italien, Guido Crosetto, qui s’exprimait devant le Parlement, en appelant à ne pas « tomber dans la provocation » pour éviter l’« escalade dans un climat préoccupant ». Il rappelait surtout que l’Italie, pas plus qu’aucun autre pays, ne serait en mesure de protéger la flottille en dehors des eaux internationales.

      A Rome, la pression est d’autant plus forte qu’un bateau italien a été touché. D’un côté, la présidente du conseil, Giorgia Meloni (extrême droite), continue de qualifier la flottille d’« irresponsable ». Mais dans son discours à l’Assemblée générale de l’ONU, elle a déclaré : « La réaction doit respecter le principe de proportionnalité et Israël a dépassé cette limite (…), provoquant un massacre parmi les civils. Un choix que l’Italie a jugé inacceptable et qui conduira à notre vote favorable sur certaines des sanctions proposées par l’UE [Union européenne]. » Entre-temps, Rome avait déjà dû se résoudre à envoyer la frégate Fasan dans la zone avec l’objectif de protéger ses ressortissants. « Politiquement, ils n’avaient pas le choix », poursuit l’ancien haut fonctionnaire italien.

      « Je ne m’y attendais pas, reconnaît l’expert militaire italien Andrea Gilli, de l’université de St Andrews (Ecosse). Il s’agit d’un signal interne et d’un signal sur notre détermination à défendre nos intérêts. La décision prolonge l’évolution plus critique de la ligne italienne sur Gaza. Mais elle est exceptionnelle, car elle vise un pays ami qui a par ailleurs, lui aussi, intérêt à ce que tout le monde reste en sécurité. » L’Italie travaille en parallèle à une médiation pour aboutir à un transfert d’aide, garantie par le patriarche latin de Jérusalem. Pour Giorgia Meloni, toutefois, la mobilisation est d’abord dirigée contre son gouvernement. Sans combler l’écart avec une partie croissante de son opinion, elle a toutefois dû évoluer, mardi, vers une reconnaissance conditionnelle de l’Etat palestinien, après avoir opposé un refus net.

      **« Grand manquement »**

      Au Parlement, l’opposition hausse le ton, tandis que le ministre de la défense devait s’exprimer jeudi. Sur le front social, on parle de nouveau de grève générale. « Le climat est tendu et les horreurs infligées aux Palestiniens avec l’aide du gouvernement marquent le début d’un mouvement », affirme Renato Lindo, du syndicat USB. Au centre gauche, la députée et ancienne fonctionnaire onusienne Laura Boldrini (Parti démocrate) estime que, sur la Palestine, « le gouvernement continue à se cacher, à coopérer avec Israël, pour ne pas irriter Nétanyahou et Trump, se rendant complice d’un génocide. La dignité de notre pays est entre les mains des citoyens. »

      Si l’Espagne, en pointe parmi les pays européens dans la condamnation des crimes de guerre israéliens, a elle aussi déployé un bâtiment, l’approche est tout autre à Athènes, alors même que l’attaque a eu lieu dans la zone de recherche et de sauvetage grecque. La non-intervention des gardes-côtes grecs constitue un « grand manquement à une obligation institutionnelle et légale d’assurer la protection de chaque navire et de chaque vie humaine dans la zone de recherche et de sauvetage grecque », selon Marikaiti Stasinou, porte-parole de la délégation grecque de la flottille. Le premier ministre conservateur, Kyriakos Mitsotakis, refuse pour le moment de reconnaître l’Etat de Palestine, mais a déjà mis en garde Israël sur le risque de « s’aliéner ses alliés ».

      Après l’agression, il a gardé le silence, un « acte de complicité » pour le parti d’opposition Nouvelle Gauche. Athènes entretient depuis 2019 une coopération militaire renforcée avec Israël, avec notamment le projet d’acquérir un système de défense antiaérienne et antimissile inspiré du Dôme de fer israélien pour contrer d’éventuelles menaces turques. Mais ce rapprochement, alors que la population grecque est majoritairement indignée par la situation à Gaza, devient une épine dans le pied de l’exécutif. Pour sa part, la diplomatie française a condamné « toute attaque en mer », rappelant que les participants à la flottille avaient été « informés des risques encourus » dans le cadre des conseils aux voyageurs prodigués par le Quai d’Orsay.

    2. SowetoNecklace on

      > le ministère des affaires étrangères israélien a proposé, mercredi, le déchargement de l’aide qu’elle transporte dans un port étranger avec l’assurance qu’elle serait livrée « pacifiquement » à Gaza

      ptdr j’avais raté cette info. Aussi crédible que le ministre de l’information de Saddam en 2003.

    3. cleverDonkey123 on

      Bravo à la flottille et aux pays qui se sont engagés avec elle. Honte à la France comme souvent…

    4. TaupeHardie94 on

      Le bateau de Greta Thunberg et Rima Hassan avait été dénigré et moqué par la propagande sionniste. Elles ont donc été arrêtées et renvoyées dans leur pays sans violence majeure.

      Cette flotte-ci est caractérisée dans la propagande sionniste de “terroriste” et “soutien du hamas”, la réponse sera donc militaire et destructrice.

      Faites bien attention aux éléments de langage que nous sortent et sortiront les paillasson du régime Israélien.

    5. >Il rappelait surtout que l’Italie, pas plus qu’aucun autre pays, ne serait en mesure de protéger la flottille en dehors des eaux internationales.

      Ah bon, aucun pays n’a les moyen de protéger des bateaux hors des eaux internationales?

    Leave A Reply