
Antoine, 29 anni, editor video, tra 1.200 e 3.000 euro netti a seconda del mese: “Il mio lavoro conosce una forma di uberizzazione”
https://www.lemonde.fr/campus/article/2025/09/29/antoine-29-ans-monteur-video-entre-1-200-et-3-000-euros-net-selon-les-mois-mon-metier-connait-une-forme-d-uberisation_6643335_4401467.html
di kanasuc
5 commenti
[https://i.imgur.com/t39JZCw.jpeg](https://i.imgur.com/t39JZCw.jpeg)
Ouais, enfin, il est freelance quoi. Pour le coup cela ne me choque absolument pas pour ce type de métier.
De plus en plus de prods passent sur des contrats précaires tels que décrits dans l’article, ou sur des piges d’auto-entrepreneurs
Je suis intermittent du spectacle depuis 2018 (j’ai commencé en assistant monteur et maintenant je ne fais quasiment que des piges de monteur) et j’ai pu constater en 7 ans la précarisation du métier : il est de plus en plus compliqué de trouver des piges en intermittent.
Ce qui est paradoxal c’est qu’avec l’explosion des réseaux sociaux (en 2018 il y avait très peu de contenu vidéo/pubs sur les réseaux sociaux comparé à aujourd’hui) il y a plus de travail, mais il est globalement moins bien payé.
Je pense que la solution réside dans le statut d’intermittent du spectacle, qui empêche cette uberisation car il est beaucoup plus cadré que le statut d’auto-entrepreneur. Mais je suis très pessimiste sur l’avenir de ce statut malheureusement.
Quand j’ai commencé le montage (de bandes-annonces, en l’occurence), je tombais pas mal sur des entreprises ou distributeurs qui ne voulaient que facturer (donc statut d’auto-entrepreneur). J’ai eu la chance de vite trouver des prods réguliers qui eux me déclarent en intermittent du spectacle sans problème, mais j’ai bien aperçu l’entourloupe, et le problème se repose dès qu’un distributeur rentre en jeu (où je dois alors trouver une boîte de prod amie qu’ils facturent puis qui me déclare en intermittent, en prenant une commission).
J’ose même pas imaginer ce que ça donne dans le milieu web et assimilé…
Après je trouve que depuis 10 ans, le milieu a explosé en main d’oeuvres. Il s’est saturé et les prods peuvent se permettre de payer au minimum, voire faire appel aux fameux alternants.