C’est un problème dont on parle depuis des années (pas qu’au Japon d’ailleurs) et pourtant il font leur vie.
Les vieux qui bossent jusqu’à très vieux c’est très courant chez eux, et c’est ce qui permet de repousser les échéances.
Il y à probablement un rapport différent avec la notion de productivité, comme on la connait en occident (où t’es inemployable passé 50 piges…)
Bref le Japon c’est un mystère. Ils ont tout contre eux, et pourtant ils restent compétitifs.
segfaultzerozero on
Tu as compris u/Tsukihi3 pour éradiquer le problème du vieillissement : il faut faire beaucoup d’escalade.
Secchakuzai-master85 on
J’habite au Japon et travaille dans l’industrie.
J’ai donc pu visiter un bon nombre d’usines japonaises de différentes tailles.
Dans la plupart des usines des sous traitants automobile la très grande majorité des employés sont étrangers. Beaucoup de Népalais et Philippins, parfois des Indonésiens et des sud américains.
Tous parlent plutôt bien japonais à ma connaissance et leurs managers japonais (ou même parfois étrangers eux aussi) sont souvent très contents de la qualité du travail qu’ils font.
Après il faut voir où sont ces usines, ce n’est pas en banlieue proche de Tokyo, mais souvent au fin fond de la campagne où il n’y a vraiment pas grand chose, donc peu d’habitants jeunes et éduqués à employer. Durant les années d’après guerre, il y avait énormément de locaux jeunes et prêts à travailler en usine, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, d’où la pertinence d’avoir un certain niveau d’immigration.
Là où par contre le Japon a bien merdé c’est avec leur visa de stagiaire technique. Ils ont fait venir des gens de pays pauvres (Myanmar, Cambodge…) souvent sans connaissance de la langue, dans des conditions (très) opaques voire mafieuses pour les faire travailler dans des secteurs en tensions comme la pêche, l’agriculture, le bâtiment… c’est soit-disants stagiaires sont extrêmement peu payés (leur rémunération étant “l’expérience professionnelle” acquise durant leur “stage”) et leur visa étant lié à le ur employeur ils n’ont aucune possibilité de changer de travail et sont souvent exploités dans la misère. Beaucoup décident donc de fuir et de vivre dans l’illégalité. Certains finissent donc par avoir recours au vol (souvent de légumes dans les champs, ou de câbles électriques) faute de choix.
3 commenti
>Avec le vieillissement de ses baby-boomeurs
C’est un problème dont on parle depuis des années (pas qu’au Japon d’ailleurs) et pourtant il font leur vie.
Les vieux qui bossent jusqu’à très vieux c’est très courant chez eux, et c’est ce qui permet de repousser les échéances.
Il y à probablement un rapport différent avec la notion de productivité, comme on la connait en occident (où t’es inemployable passé 50 piges…)
Bref le Japon c’est un mystère. Ils ont tout contre eux, et pourtant ils restent compétitifs.
Tu as compris u/Tsukihi3 pour éradiquer le problème du vieillissement : il faut faire beaucoup d’escalade.
J’habite au Japon et travaille dans l’industrie.
J’ai donc pu visiter un bon nombre d’usines japonaises de différentes tailles.
Dans la plupart des usines des sous traitants automobile la très grande majorité des employés sont étrangers. Beaucoup de Népalais et Philippins, parfois des Indonésiens et des sud américains.
Tous parlent plutôt bien japonais à ma connaissance et leurs managers japonais (ou même parfois étrangers eux aussi) sont souvent très contents de la qualité du travail qu’ils font.
Après il faut voir où sont ces usines, ce n’est pas en banlieue proche de Tokyo, mais souvent au fin fond de la campagne où il n’y a vraiment pas grand chose, donc peu d’habitants jeunes et éduqués à employer. Durant les années d’après guerre, il y avait énormément de locaux jeunes et prêts à travailler en usine, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, d’où la pertinence d’avoir un certain niveau d’immigration.
Là où par contre le Japon a bien merdé c’est avec leur visa de stagiaire technique. Ils ont fait venir des gens de pays pauvres (Myanmar, Cambodge…) souvent sans connaissance de la langue, dans des conditions (très) opaques voire mafieuses pour les faire travailler dans des secteurs en tensions comme la pêche, l’agriculture, le bâtiment… c’est soit-disants stagiaires sont extrêmement peu payés (leur rémunération étant “l’expérience professionnelle” acquise durant leur “stage”) et leur visa étant lié à le ur employeur ils n’ont aucune possibilité de changer de travail et sont souvent exploités dans la misère. Beaucoup décident donc de fuir et de vivre dans l’illégalité. Certains finissent donc par avoir recours au vol (souvent de légumes dans les champs, ou de câbles électriques) faute de choix.