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    1 commento

    1. toblerownsky on

      Quelques extraits :

      > À peine quinze jours après la rentrée, la division du personnel du rectorat de Poitiers a en effet reçu une consigne étonnante, mais très bavarde sur l’état des finances dans l’Éducation nationale. La hiérarchie de l’académie prévient ses troupes, dans une note interne que Mediapart a pu consulter : « Nous sommes dans une situation de forte tension pour mettre en œuvre les nouveaux remplacements [de professeur·es] dès maintenant. Nous avons déjà atteint la limite du plafond d’emplois qui nous est dévolu. »

      > Seule exception possible, écrit le rectorat, les remplacements en mathématiques et en français, et les « classes à examens ». Pour le reste, en cas d’absence d’un·e professeur·e en collège ou lycée, il faudra se résigner à la carence d’enseignant·es : « Merci de bien vouloir informer vos collègues de cet état de fait indépendant de notre volonté mais qui peut avoir des conséquences, dès lors que des chefs d’établissement vont insister ici ou là. Il en va de même si vous avez des candidats qui pourraient occuper un poste, mais pour lequel nous ne pourrons réaliser le contrat. » Plus loin, le ton est donné : « En clair, il faut gagner du temps. »

      […]

      > Ce n’est pas la première fois qu’un rectorat décide de se priver de remplacements, quels que soient les besoins sur le terrain. En 2024, plusieurs académies avaient carrément décidé de ne pas reconduire les contrats d’enseignant·es en CDD à quelques semaines des fêtes de Noël, faute de moyens, jusqu’à provoquer une intervention officielle de la ministre de l’éducation alors en poste, Anne Genetet.

      […]

      > En Seine-et-Marne, d’après Le Parisien, les professeur·es remplaçant·es qui naviguent d’école en école ne sont plus remboursé·es de leurs frais de déplacement, jusqu’à nouvel ordre. Ce qui veut dire des avances de plusieurs centaines d’euros par mois parfois, pour des salaires qui plafonnent sous la barre des 2 000 euros. « C’est un scandale, et c’est très inquiétant, souligne Catherine Quiniou. Est-ce qu’il faut comprendre que nos académies sont en banqueroute ? »

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