
Sospesi dal partito i sei ministri LR del governo Lecornu, accusati di “confluire nel macronismo”
https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/10/23/les-six-ministres-les-republicains-du-gouvernement-lecornu-suspendus-du-parti_6648976_823448.html
di PasSiAmusant
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**Face aux divisions et pressions internes, Bruno Retailleau, le président du parti, puis le bureau politique ont tranché mercredi pour une suspension de Rachida Dati, Annie Genevard, Vincent Jeanbrun et leurs trois autres collègues.**
La sanction tant promise est tombée, mais fait moins mal que prévue. Le parti Les Républicains (LR) a annoncé, mercredi 22 octobre, la suspension jusqu’à nouvel ordre des six ministres issus de leurs rangs qui ont choisi de participer au gouvernement Lecornu II.
Après une dizaine de jours de tergiversations, le président du parti, Bruno Retailleau, leur avait promis une sanction imminente. Un moyen pour lui, qui se retrouve affaibli au sein de son parti, d’asseoir un acte d’autorité afin de tenter de reprendre la main, trois semaines après son revirement et son départ précipité du gouvernement, qui a provoqué une nouvelle crise chez LR.
Au terme d’un bureau politique de plus de deux heures réuni au siège mercredi soir, les caciques du parti de droite ont tranché sur le sort de Rachida Dati (ministre de la culture), Annie Genevard (agriculture), Philippe Tabarot (transports), Vincent Jeanbrun (logement), Sébastien Martin (industrie) et de Nicolas Forissier (commerce extérieur).
**« Se fondre dans le macronisme »**
Selon le parti, près de quarante membres du bureau politique ont approuvé par un vote à main levée la suspension, proposée par le secrétaire général de LR Othman Nasrou, proche de M. Retailleau. Six cadres présents ont voté contre, parmi lesquels le chef des députés Laurent Wauquiez, ou encore Jean-François Copé et Xavier Bertrand.
« Demeurer au sein de ce gouvernement reviendrait à se fondre dans le macronisme, en renonçant à l’indépendance et aux convictions qui fondent notre engagement », écrit dans un communiqué le bureau politique pour justifier la sanction. Il fustige aussi « l’orientation de gauche » qu’aurait prise le gouvernement, par « l’abandon de la réforme des retraites » ou encore « la multiplication des hausses d’impôts ».
Plus tôt dans la journée, les six ministres concernés avaient tenté de court-circuiter la décision du bureau politique en annonçant conjointement leur « retrait de toute fonction » au sein de LR. « Il suffisait d’en prendre acte. Quand il y avait Bruno Retailleau au gouvernement, on pouvait être ministre sans problème », a pesté le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, jeudi matin sur France Inter, pointant l’illisibilité de la ligne de son parti.
**Retailleau sous pression**
Ils ont au moins réussi à esquiver l’exclusion qui leur était promise le 13 octobre par le parti, au lendemain de l’annonce de leur entrée au gouvernement. Car ces derniers jours, l’étalement des divisions de LR sur la place publique et les appels à la modération au sein du parti ont mis sous pression Bruno Retailleau.
A commencer par les sorties répétées de son rival Laurent Wauquiez, qui épouse volontiers les habits de contradicteur systématique du président de LR. Le député de Haute-Loire a supplié son parti de « retrouver de l’apaisement » et à « ne pas exclure tout le monde », mardi soir sur le plateau de BFM-TV. Dimanche, c’est le président du Sénat Gérard Larcher, pourtant proche de M. Retailleau, qui s’était dit favorable à un report de l’exclusion.
L’entourage du Vendéen présente sa décision, validée par le bureau politique, comme celle d’une voie médiane, montrant qu’il est à la fois capable d’affirmer qu’il « reste le patron » et d’écouter les inquiétudes. « Ce n’est pas un recul, c’est tout simplement un objectif d’apaiser un peu l’ambiance », a abondé en ce sens la présidente de la fédération de Paris et porte-parole du parti Agnès Evren, jeudi matin sur France 2, précisant que cette décision ne remettait pas en cause l’investiture LR de Rachida Dati dans la capitale pour les municipales. Mais les détracteurs de M. Retailleau se félicitent qu’il ait été contraint de rétropédaler.
Quoi qu’il en soit, cet arbitrage ne sonne pas la fin des déchirements que traverse LR. Les lignes de fractures se sont multipliées ces dernières semaines, entre pro-Retailleau et pro-Wauquiez, sénateurs et députés, cadres tentés par une union de la droite et de l’extrême droite face à ceux qui la rejettent. Pendant ce temps, le chef du parti, qui fera bientôt son retour au Sénat, a annoncé dans un entretien au Figaro, mardi soir, qu’il entamait un « tour de France », comme pour mieux enjamber ces tracas. Ne fermant pas la porte à la présidentielle : « C’est un chemin qui ouvre tous les possibles. »
Il aurait mieux valu qu’ils se fondent dans l’extrême droite, ça ça aurait été vraiment dans la ligne de LR. Il n’y a plus aucune différence entre LR et le RN.
Bizarrement ça dérangeait pas Retailleau quand il était encore dans le gouvernement, mais quand il n’y est plus là d’un coup ça devient “se fondre dans le macronisme et blablabla”.
La déchéance de LR n’en finit plus.
Il faut croire qu’ils se sont convertis au « en même temps ».