Naaaaaaaaan, pas possible !!!
Par contre, nos honnêtes propriétaires eux y sont pour rien, rassurez moi !
Cour4ge on
C’etait déjà insupportable de trouver un logement à louer ça l’ai encore plus quand maintenant la plus part des contrats te disent de te barrer de juin à septembre pour que le proprio puisse passer en mode Airbnb.
On a inventé les SDF saisonnier.
LaTraceJaune on
Non mais attends comment tu veux FIRE avec seulement 15 apparts en zone tendue aussi !
idee_fx2 on
Qui aurait pu prévoir ?
Bon, remarque cynique mise à part, je ne peux pas croire que l’exécutif n’a rien vu venir.
La question est pourquoi ils ont pas voulu voir.
J’ai deux théories :
* comme pour uber, il y a tout simplement l’idée que la numérisation des services augmente le pouvoir d’achat et/ou simplifie la vie des consommateurs et que cela justifie tous les dommages secondaires sur le droit du travail (uber) ou le logement (air bnb). On est dans le consommateur roi individualiste, ce qui colle pas mal avec l’idéologie macroniste.
* Il y a tout simplement trop de pression directe ou indirecte exercée par les multi-propriétaires faisant de l’investissement locatif. C’est pas le pouvoir du 0,1% mais du 10% et 1% à l’oeuvre. Notamment tous les députés qui ont des appart à paris ou dans les grandes villes.
Nipa42 on
J’ai un peu l’impression que c’est typiquement le genre d’article à charge qui ne sert qu’à faire des vues en tapant sur un coupable désigné.
Ils citent un 30% de locations courtes durées dans “le grand Paris”, mais à aucun moment ils ne parlent du fait qu’il n’est plus possible de dédier un logement à de la location courte durée dans Paris.
La régulation permet de limiter à volonté Airbnb, toutes les capitales pas trop débiles le font désormais. Paris c’est maximum 120 jours de mise en location et uniquement de sa résidence principale, donc plus possible d’en faire le moindre business. Le taux d’appartement dédiés à Airbnb à Paris? 0%, c’est illégal. Attention, ça ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’airbnb, c’est juste que ce sont des RPs, et forcément, ça n’a plus d’impact sur le logement. Ces habitants auraient une RP même sans pouvoir la louer.
Le problème du logement dans les mégapoles est mondial et structurel, limiter la location courte durée est un pansement sur une jambe de bois, c’est joli, ça fait des commentaires Reddit soulagés, mais ça ne résoudra pas le problème fondamental : il n’y a pas assez de logements pour le nombre de personnes qui veulent y habiter dans la zone urbaine.
Idem pour l’encadrement des loyers, la lutte contre les appartements inoccupés ou les résidences secondaires. C’est bien, mais c’est négligeable.
Il faut soit ajouter des transports en communs efficaces, qui desservent des zones plus larges pour étendre le bassin d’habitation, soit densifier l’habitat existant, soit pousser l’emploi dans une autre région.
La décentralisation ? La France essaye depuis plus de 50 ans, nous n’y arrivons pas.
La densification ? Paris IM est une des villes les plus denses du monde. Les banlieues plus ou moins distantes sont déjà en permanence en densification naturelle. C’est toujours magnifique de se balader dans une charmante ville de zone 3 et de voir des dizaines de pavillons péri-urbains agrémentés d’un second étage à la va-vite.
Les transports en commun ? On a déjà un, si ce n’est LE plus grand projet d’infrastructure de transport, et je parle à l’échelle mondiale, du début de siècle. Ça va être compliqué de faire mieux.
Pour donner une idée, le Royaume Uni se focalise sur la densification des zones les plus éloignées de Londres (imaginez qu’au bout de la ligne H on rase des hectares de zones industrielles pour poser des milliers de logements et faire une ville nouvelle). Les États-Unis mettent plus dans les transports, à leur façon (ils ont un bout d’autoroute qui traverse Brooklyn, ils sont partis sur des travaux pendant 30 ans pour la maintenir tout en la laissant fonctionnelle).
On parle de villes où être en collocation à 40 ans avec un job stable est la normalité. Paris va dans la même direction. Seul le transport réduira les dégâts, mais ça prendra son temps.
Bref taper Airbnb, c’est comme dire que le changement d’heure c’est de la merde. C’est un marronnier qui ignore l’éléphant derrière le bois.
Altruistic_Syrup_364 on
Une part ? Oui mais c’est pas tout.
Le prix de l’immobilier est absurdement cher parce tout est hyper centralisé (service public, bonne école, hôpitaux, pôle d’emploi…).
Et en même temps on se retrouve avec des tonnes de logements vides et pas loués.
D’ailleurs la location parlons en :
– le système actuel est alambiqué et très contraignant pour le bailleur et le locataire. Les biens les plus attractifs sont pris d’assauts, les règles pesant sur le bailleurs sont lourdes, donc ça décourage pas mal de particuliers qui laissent leurs places à des agences qui ont une mains mises totale.
Dunameos on
Alors je suis d’accord que AirBnB a une responsabilité dans la crise du logement. Mais il ne faut pas oublier la principale cause : La baisse du nombre moyen d’habitants par logement qui conduit à une augmentation extrêmement significative du besoin en logement.
Conséquence, le besoin en logement du fait de la modification des modes de cohabitation [est estimé de plus 130 000 par an](https://www.insee.fr/fr/statistiques/5400123) entre 2013 et 2018. A titre d’exemple, on estime en 2024 (année des JO) [le nombre de logement en France disponible sur Airbnb à 400 000](https://www.welkeys.com/blog/conciergerie-airbnb-chiffres-cles-france), dont la plupart sont loin d’être des logements exclusivement consacrés à la location court terme (26 jours de location par an en moyenne).
Si on associe ces phénomènes avec celui de la concentration de plus en plus importantes des gens dans les métropoles, on se retrouve ave une crise du logement dont airbnb n’est qu’une cause aggravante mais limitée par rapport aux autres causes.
Hot-Pottato on
La vraie raison c’est que nos communes ont besoin d’avoir ces revenus supplémentaires (via augmentation des prix et donc des droits de mutation, ou des taxes de séjours, ou les taxes locales grâce à la consommation supplémentaire des touristes) et que la France est incapable de créér une croissance sans effets délétère à la fois par la faiblesse de notre d’industrie d’exportation et le manque d’innovation/ compétences. Cette tendance ne va que s’aggraver.
TeamPach on
Ça voudrait dire qu’on logement loué à des touristes n’est plus dispo pour une location classique ?
Je pense qu’il n’y a qu’une solution : on fou les locataires dehors le temps de la haute saison.
13 commenti
sans dec
Oui.
Il y a des gens qui en doutaient ?
Y’en a encore qui prétendaient le contraire ?
Naaaaaaaaan, pas possible !!!
Par contre, nos honnêtes propriétaires eux y sont pour rien, rassurez moi !
C’etait déjà insupportable de trouver un logement à louer ça l’ai encore plus quand maintenant la plus part des contrats te disent de te barrer de juin à septembre pour que le proprio puisse passer en mode Airbnb.
On a inventé les SDF saisonnier.
Non mais attends comment tu veux FIRE avec seulement 15 apparts en zone tendue aussi !
Qui aurait pu prévoir ?
Bon, remarque cynique mise à part, je ne peux pas croire que l’exécutif n’a rien vu venir.
La question est pourquoi ils ont pas voulu voir.
J’ai deux théories :
* comme pour uber, il y a tout simplement l’idée que la numérisation des services augmente le pouvoir d’achat et/ou simplifie la vie des consommateurs et que cela justifie tous les dommages secondaires sur le droit du travail (uber) ou le logement (air bnb). On est dans le consommateur roi individualiste, ce qui colle pas mal avec l’idéologie macroniste.
* Il y a tout simplement trop de pression directe ou indirecte exercée par les multi-propriétaires faisant de l’investissement locatif. C’est pas le pouvoir du 0,1% mais du 10% et 1% à l’oeuvre. Notamment tous les députés qui ont des appart à paris ou dans les grandes villes.
J’ai un peu l’impression que c’est typiquement le genre d’article à charge qui ne sert qu’à faire des vues en tapant sur un coupable désigné.
Ils citent un 30% de locations courtes durées dans “le grand Paris”, mais à aucun moment ils ne parlent du fait qu’il n’est plus possible de dédier un logement à de la location courte durée dans Paris.
La régulation permet de limiter à volonté Airbnb, toutes les capitales pas trop débiles le font désormais. Paris c’est maximum 120 jours de mise en location et uniquement de sa résidence principale, donc plus possible d’en faire le moindre business. Le taux d’appartement dédiés à Airbnb à Paris? 0%, c’est illégal. Attention, ça ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’airbnb, c’est juste que ce sont des RPs, et forcément, ça n’a plus d’impact sur le logement. Ces habitants auraient une RP même sans pouvoir la louer.
Le problème du logement dans les mégapoles est mondial et structurel, limiter la location courte durée est un pansement sur une jambe de bois, c’est joli, ça fait des commentaires Reddit soulagés, mais ça ne résoudra pas le problème fondamental : il n’y a pas assez de logements pour le nombre de personnes qui veulent y habiter dans la zone urbaine.
Idem pour l’encadrement des loyers, la lutte contre les appartements inoccupés ou les résidences secondaires. C’est bien, mais c’est négligeable.
Il faut soit ajouter des transports en communs efficaces, qui desservent des zones plus larges pour étendre le bassin d’habitation, soit densifier l’habitat existant, soit pousser l’emploi dans une autre région.
La décentralisation ? La France essaye depuis plus de 50 ans, nous n’y arrivons pas.
La densification ? Paris IM est une des villes les plus denses du monde. Les banlieues plus ou moins distantes sont déjà en permanence en densification naturelle. C’est toujours magnifique de se balader dans une charmante ville de zone 3 et de voir des dizaines de pavillons péri-urbains agrémentés d’un second étage à la va-vite.
Les transports en commun ? On a déjà un, si ce n’est LE plus grand projet d’infrastructure de transport, et je parle à l’échelle mondiale, du début de siècle. Ça va être compliqué de faire mieux.
Pour donner une idée, le Royaume Uni se focalise sur la densification des zones les plus éloignées de Londres (imaginez qu’au bout de la ligne H on rase des hectares de zones industrielles pour poser des milliers de logements et faire une ville nouvelle). Les États-Unis mettent plus dans les transports, à leur façon (ils ont un bout d’autoroute qui traverse Brooklyn, ils sont partis sur des travaux pendant 30 ans pour la maintenir tout en la laissant fonctionnelle).
On parle de villes où être en collocation à 40 ans avec un job stable est la normalité. Paris va dans la même direction. Seul le transport réduira les dégâts, mais ça prendra son temps.
Bref taper Airbnb, c’est comme dire que le changement d’heure c’est de la merde. C’est un marronnier qui ignore l’éléphant derrière le bois.
Une part ? Oui mais c’est pas tout.
Le prix de l’immobilier est absurdement cher parce tout est hyper centralisé (service public, bonne école, hôpitaux, pôle d’emploi…).
Et en même temps on se retrouve avec des tonnes de logements vides et pas loués.
D’ailleurs la location parlons en :
– le système actuel est alambiqué et très contraignant pour le bailleur et le locataire. Les biens les plus attractifs sont pris d’assauts, les règles pesant sur le bailleurs sont lourdes, donc ça décourage pas mal de particuliers qui laissent leurs places à des agences qui ont une mains mises totale.
Alors je suis d’accord que AirBnB a une responsabilité dans la crise du logement. Mais il ne faut pas oublier la principale cause : La baisse du nombre moyen d’habitants par logement qui conduit à une augmentation extrêmement significative du besoin en logement.
Il y a aujourd’hui [40% de plus de ménage](https://www.insee.fr/fr/statistiques/7745319) (ensemble de personnes qui partagent la même résidence principale, ce qui inclus les colocations) en France qu’en 1990. [40% de ces ménages sont constitué d’une seule personne.](https://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/logement-modevie/taille-des-menages/)
Dans le même temps, [les gens vivent dans des logements toujours plus grands.](https://www.insee.fr/fr/statistiques/5400123)
Conséquence, le besoin en logement du fait de la modification des modes de cohabitation [est estimé de plus 130 000 par an](https://www.insee.fr/fr/statistiques/5400123) entre 2013 et 2018. A titre d’exemple, on estime en 2024 (année des JO) [le nombre de logement en France disponible sur Airbnb à 400 000](https://www.welkeys.com/blog/conciergerie-airbnb-chiffres-cles-france), dont la plupart sont loin d’être des logements exclusivement consacrés à la location court terme (26 jours de location par an en moyenne).
Si on associe ces phénomènes avec celui de la concentration de plus en plus importantes des gens dans les métropoles, on se retrouve ave une crise du logement dont airbnb n’est qu’une cause aggravante mais limitée par rapport aux autres causes.
La vraie raison c’est que nos communes ont besoin d’avoir ces revenus supplémentaires (via augmentation des prix et donc des droits de mutation, ou des taxes de séjours, ou les taxes locales grâce à la consommation supplémentaire des touristes) et que la France est incapable de créér une croissance sans effets délétère à la fois par la faiblesse de notre d’industrie d’exportation et le manque d’innovation/ compétences. Cette tendance ne va que s’aggraver.
Ça voudrait dire qu’on logement loué à des touristes n’est plus dispo pour une location classique ?
Je pense qu’il n’y a qu’une solution : on fou les locataires dehors le temps de la haute saison.