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    10 commenti

    1. Très chouette article qui introduit enfin des problématiques trop souvent ignorées, conséquences des inégalités spatiales dans le pays.

    2. Cute_Bee on

      Et au lieux de leurs crée une conscience de classe qui leurs permetteraient de se mobiliser contre le capitalisme qui les a placés dans cette position, on utilise les populaires précaires et racisés des banlieux pour leurs faire faire un choix raciste plutôt que de classe. Ruffin dans sa volonté de mettre dos à dos par exemple perdure ce jeu là

    3. ThierryParis on

      J’ai grandi dans un petit village, et c’est loin d’être une réalité nouvelle. L’échec scolaire, la pénurie d’emplois non qualifiés, le recours à l’entraide familiale, l’addiction à l’alcool ou autre, ça fait partie du paysage.

    4. OneDreams54 on

      Ça me rappelle un de mes anciens directeurs, pour quoi la plus grosse forme de discrimination était le “classisme”, avec l’origine géographique étant comprise dedans et même très importante dans certains milieux (+Bonus Négatif en cas d’accent).

      Il prenait souvent l’exemple de son couple : Lui -> Racisé, de classe moyenne-sup Parisienne / Sa femme -> Blanche, CSP+ mais originaire de la diagonale avec son “accent campagnard”. Resultats : Il avait selon ses propres mots, beaucoup moins galéré qu’elle, que ce soit dans sa carrière ou ses études.

      Pour lui, la plupart des discriminations (ex: le racisme) en France étaient davantage les symptomes d’une autre discrimination (le Classisme) qu’une discrimination par elles-même. Les personnes opprimées ayant souvent comme premier point commun des origines difficiles.

      Il avait même fait une blague là-dessus quand Kadhafi avait planté sa tente à l’Élysée de l’ordre : “Voyez, avec ces types là, c’est pas votre couleur de peau le problème, c’est d’où vous venez et votre standing (argent) qui comptent.”

    5. Bah je suis pas franchement d’accord. Des cassos BLINDÉS j’en connais, de même que des gens très pauvres qui ne sont pas des cas.

      Je stigmatise pas mes cassos de voisin parce qu’ils sont pauvres, je les stigmatise parce que ce qui est censé leur faire office de jardin est un tel dépotoir que l’été quand le soleil tape ça cause des problèmes d’odeur, et qu’ils sont cons comme des pelles.

      C’est plus une question intellectuelle/culturelle que matérielle.

    6. Groduick on

      C’est encore accru avec les néo-ruraux CSP+ qui viennent s’installer dans une large périphérie autour des grandes zones urbaines. Il y a un énorme clivage entre une famille avec un prof et un ingénieur qui achète sa maison parce que les prix sont élevés en ville, et une famille avec un ouvrier en intérim à l’usine du coin et un qui est sans-emploi en location dans un truc limite insalubre.

      Quand l’une part en vacances, sort tous les weekends, a une vie sociale parce que la majorité du village est maintenant composée de CSP+… Et que l’autre n’a aucun accès à la culture, et vit en vase clos avec quelques membres de la famille qui habitent dans le coin. J’ai connu des gamins qui n’avaient jamais quitté leur village avant la sixième. Même pour aller faire les courses au supermarché de la ville moyenne voisine. Tout coûte cher quand tu vis à la campagne.

      Et ces gens-là sont voisins, et le choc des classes est très fort.

    7. LeftInteraction8511 on

      Ça me fait penser au film Chien de la casse qui est un peu un des seuls à mettre en avant une jeunesse désœuvrée, pas toujours aussi peu diplômée qu’on croit mais qui, pour plein de raisons différentes, est enfermée dans un cercle vicieux sans ascension sociale possible.

    8. Unrelevant_Point_41 on

      J’ai grandi dans ce type d’environnement et bien que je m’en sois sorti il y a toujours des déterminisme sociaux à l’œuvre.
      Quand t’entends les discours intersectionnels qui stipulent que ce type de personne sont malgré tout des privilègiés, bah putain..

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