In Germania, la partnership della Rheinmetall con l’americana Anduril suscita polemiche

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/28/en-allemagne-le-partenariat-de-rheinmetall-avec-l-americain-anduril-suscite-la-controverse_6649915_3234.html

    di PasSiAmusant

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    6 commenti

    1. PasSiAmusant on

      **L’accord entre les deux groupes pour fabriquer des drones relance le débat sur la souveraineté européenne. La dépendance technologique du champion allemand de l’armement envers les États-Unis divise économistes et experts de la défense.**

      Faut-il imposer aux géants européens de l’industrie d’armement des clauses plus strictes en matière de souveraineté ? C’est la question qui se pose depuis que Rheinmetall, champion européen des chars et des munitions, a conclu un partenariat stratégique avec l’américain Anduril Industries au mois de juin 2025, pour fabriquer des drones autonomes. Les deux sociétés ont annoncé qu’elles allaient développer conjointement des variantes européennes des drones aériens Barracuda et Fury d’Anduril, et explorer les possibilités de construire des moteurs à propergol solide, utilisés pour propulser des missiles et des fusées.

      Le deal a suscité plusieurs réactions critiques. Anduril, fondée en 2017, a reçu des financements de Peter Thiel, milliardaire libertarien controversé pour ses critiques contre la démocratie, qui a beaucoup investi dans les technologies de défense et de sécurité comme Palantir Technologies, une société spécialisée dans l’analyse de données de masse, qu’il a cofondée. Le partenariat Rheinmetall-Anduril, même enveloppé de garanties de « souveraineté » assurées par les deux intéressés, peut-il poser des problèmes éthiques ? Sans parler des risques pour la sécurité européenne, en cas de désaccord avec les Etats-Unis. Se pose aussi le problème des dépendances technologiques : l’Europe peut-elle continuer à s’appuyer sur les compétences américaines dans les technologies émergentes comme l’intelligence artificielle, alors que des alternatives européennes existent ?

      « Anduril est peut-être une formidable entreprise, mais je ne comprends pas pourquoi Rheinmetall ne préfère pas travailler avec Helsing [start-up franco-germano-britannique fondée en 2021 et spécialisée dans les drones autonomes et l’intelligence artificielle dans l’armement], qui fait la même chose, ou bien une autre société en Europe », peste Guntram Wolff, économiste chez Bruegel, un institut de recherche européen indépendant.

      Dans une analyse publiée mi-octobre, il alerte sur le niveau de dépendance envers certaines technologies américaines comme la défense aérienne, les missiles, les avions de combat ou les logiciels embarqués. Le risque, estime-t-il, est de privilégier des solutions « sur l’étagère », plutôt que de développer des technologies européennes, permettant de créer un écosystème complet.

      **Enormes commandes**

      Contacté, Rheinmetall n’a pas souhaité répondre. Le groupe de Düsseldorf, devenu en trois ans l’acteur central de l’industrie allemande de la défense, continue de soigner ses relations avec l’industrie américaine de l’armement. Les Etats-Unis sont présentés comme essentiels dans la stratégie de croissance et les ambitions mondiales du groupe. Outre son large partenariat avec Lockheed Martin, notamment pour la fabrication des avions de chasse F35 commandés par Berlin, il a racheté, à l’été 2024, le groupe américain Loc Performance Products, spécialiste des véhicules militaires, espérant profiter des énormes commandes de l’armée américaine.

      Outre-Rhin, le débat sur la souveraineté bat son plein. Dans une note sur l’armement européen parue en septembre, l’institut économique Kiel et le Conseil franco-allemand des experts économiques recommandent de « développer des capacités européennes indépendantes parallèlement à l’OTAN afin de réduire la dépendance vis-à-vis des ressources américaines, qui sont de moins en moins fiables ». Mais Christian Mölling, expert des questions de sécurité au European Policy Centre, un centre de recherche basé à Bruxelles, exprime son scepticisme à l’égard de cette approche. « La souveraineté est une catégorie politique et non économique. Il semble difficile d’interdire à une entreprise privée de travailler avec tel ou tel partenaire si elle y voit un intérêt commercial ou technologique. Selon quels critères ? Avec quelle définition ? Je ne pense pas que cela soit praticable. »

      Un avis que partage probablement le ministre de la défense polonais, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz : Varsovie a conclu, lundi 27 octobre, deux accords séparés avec des groupes technologiques américains. Le premier entre le groupe public PGZ et Anduril, pour des missiles Barracuda ; le second avec Palantir, pour des solutions d’intelligence artificielle et de cybersécurité. Les montants n’ont pas été précisés. « S’il existe une expérience unique sur le champ de bataille, c’est bien celle de Palantir », a déclaré le ministre lundi à Varsovie.

      Le patron de PGZ, Adam Leszkiewicz, estime de son côté que le deal « ouvre la voie au transfert de technologies, à la recherche et au développement conjoints d’équipements, ce qui renforcera non seulement la Pologne, mais aussi l’ensemble du flanc est de l’OTAN ».

    2. PasSiAmusant on

      >Le deal a suscité plusieurs réactions critiques. Anduril, fondée en 2017, a reçu des financements de Peter Thiel, milliardaire libertarien controversé pour ses critiques contre la démocratie, qui a beaucoup investi dans les technologies de défense et de sécurité comme Palantir Technologies, une société spécialisée dans l’analyse de données de masse, qu’il a cofondée. Le partenariat Rheinmetall-Anduril, même enveloppé de garanties de « souveraineté » assurées par les deux intéressés, peut-il poser des problèmes éthiques ?

      Vas-y le monde, dis les mots, peter thiel n’est pas juste un libertarien qui n’aime pas la démocratie, c’est un sympathisant néo-nazi.

    3. darkgothmog on

      Depuis quand un marchand d’armes s’occupe de la morale ?!!

    4. Giraffed7 on

      On en reviendra toujours au même problème : nous n’avons pas la même définition de souveraineté et de puissance que nos grands amis européens (et il n’y a pas de jugement de valeur dans ce que je dis). Tant que l’un ou l’autre ne fera pas un pas vers l’autre, rien ou peu ne changera dans la politique de puissance en Europe.

    5. ViKing_64 on

      Entre Anduril et Palantir, je me demande quand même si Tolkien serait très heureux de voir l’utilisation qui est faite de son œuvre.

    6. coco_le_haricot on

      Rheinmetall c’est un peu le Foxconn de la défense en fait

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