On peut avoir un accès ? 😡 Histoire d’avoir le fin mot de cette histoire.
Folivao on
**La récente étude publiée par l’Ifop sur « le rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France » a nourri les gros titres de la presse nationale. Celle-ci contient pourtant des approximations et des raccourcis qui tendent à grossir le trait d’une situation complexe à analyser.**
Mardi 18 novembre sur Europe 1, Alexis Brézet, directeur de la rédaction du Figaro, a la voix qui tremble pour dénoncer, dans sa chronique, « la gravité d’une évolution mortifère ». Le même jour sur France Inter, l’éditorialiste Patrick Cohen annonce que « l’intégrisme a gagné les esprits d’un musulman sur trois. »
Les deux chroniqueurs, relativement éloignés sur l’échiquier politique, reprennent en chœur les conclusions du dernier grand sondage réalisé par l’Institut français d’opinion publique (Ifop) à la demande d’Écran de veille, une revue confidentielle au financement opaque, dont le directeur, Atmane Tazaghart, est lié aux Émirats arabes unis, comme l’a révélé Mediapart (voir encadré). Interrogé jeudi par Libération, l’intéressé a réfuté « tout soupçon d’ingérence étrangère ».
Le titre du dossier de soixante pages, « État des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France », est à l’image de son contenu : un grand patchwork où s’entremêlent des questions sur les pratiques religieuses des sondé·es et des interrogations sur leur rejet des lois de la République. Où l’on aborde aussi bien la consommation d’alcool en baisse chez les jeunes musulmans que la hausse d’un « degré de sympathie à l’égard des différents courants islamistes ».
Dans son communiqué, l’Ifop vante une « étude exceptionnelle de par son envergure historique et sa robustesse méthodologique ». 1 005 personnes se disant « musulmanes » ont été extraites d’un panel de 14 000 personnes appelées au téléphone, et non par un questionnaire en ligne.
Sur la forme, cette méthodologie semble convaincre les spécialistes. « C’est une bonne idée, car passer par Internet peut être un enjeu discriminant. Je pense que sur ce point ils ont bien travaillé », soulève Vincent Tiberj, politiste et spécialiste de sociologie électorale.
Hugo Touzet, sociologue auteur de Produire l’opinion. Une enquête sur le travail des sondeurs (Éditions EHESS, 2025), voit lui aussi un « sondage plutôt de bonne facture d’un point de vue méthodologie stricte », rappelant la grande taille de l’échantillon. « C’est large et représentatif. Néanmoins, cela ne veut pas dire qu’il est neutre. On peut faire un sondage totalement rigoureux sur la méthode et biaisé du point de vue cadrage et des interprétations. »
Mediapart a décortiqué le rapport de 60 pages et l’analyse complémentaire de quinze pages fournie par l’Ifop. Sans commenter le détail des résultats du sondage (voir boîte noire), nous avons relevé des approximations et des raccourcis dans la forme, des additions de pourcentages tendant à grossir certains traits ou une absence de définitions claires des termes utilisés, pourtant largement repris dans de nombreux médias depuis mardi.
L’entreprise n’a pas souhaité communiquer le détail du questionnaire que ses sondeurs ont suivi, mais a longuement répondu aux questions de Mediapart (à lire en annexe). « Les questions, libellés et filtres sont intégralement affichés » dans le rapport, justifie aussi au téléphone François Kraus, directeur d’expertise à l’Ifop et coordinateur de l’enquête en question. « On a essayé, dans 80 % du temps, de respecter des questions qui avaient été posées dans le passé afin de voir des évolutions, même si cet indicateur n’était pas parfait », indique-t-il.
**« La charia », le mot surprise**
« Application de la charia dans les pays non musulmans : 46 % des Français musulmans estiment qu’elle doit être appliquée. » Voilà ce qui s’affiche sur le plateau de BFMTV mardi 18 novembre, tandis qu’une présentatrice répète la phrase à voix haute. Ce qui présente deux problèmes de taille.
D’une part, le mot « charia » n’a jamais été prononcé par les sondeurs dans leurs interactions avec les 1 005 personnes interrogées. La question portait sur la « loi musulmane », et c’est l’Ifop qui a décidé de préciser entre parenthèse « la charia » dans la restitution du sondage, indique l’entreprise.
« Les mots mis entre parenthèses ne sont pas cités aux répondants sauf s’ils demandent des précisions à ce propos, explicite l’Ifop. Le terme charia n’a donc été cité à quasiment aucun répondant, comme c’est d’usage dans les enquêtes téléphoniques. »
En second lieu, le pourcentage de « 46 % » qui estimeraient que la charia « doit être appliquée », copié-collé du dossier de l’Ifop, est en réalité une addition contestable de deux pourcentages.
Dans le détail, l’entreprise rapporte que 15 % des musulmans vivants en France estiment que la loi musulmane « doit être appliquée intégralement ». On observe ensuite que 31 % ont répondu positivement à l’expression « la loi musulmane doit être appliquée en partie, on peut l’adapter aux règles du pays où on vit ». Ce qui indique plutôt la volonté de respecter les lois de la République.
Pourtant ces 31 % ont été ajoutés aux 15 %, générant cette donnée incongrue de 46 % – et son corollaire chez les moins de 25 ans, « 59 % » de jeunes musulmans qui souhaiteraient donc « l’application de la charia » (cette fois le mot n’est pas entre parenthèse) en France, comme s’est empressé de le titrer Le JDD, et ont insisté Le Figaro ou encore Charlie Hebdo.
Interrogé sur ce point, le directeur de l’Ifop concède que « la formulation de la question n’est pas parfaite, mais elle donne quand même une indication sur l’application dans des pays non musulmans » et reconnaît que seul l’indicateur de « 15 % » serait le « véritable chiffre indicateur de l’islamisme ».
**Aucun terme n’a été défini auprès des personnes sondées**
Qu’est-ce qu’un Frère musulman ? Un salafiste ? Qu’est-ce que l’islamisme ? Ces termes ne sont pas définis par l’Ifop, ni dans son rapport ni auprès des sondé·es, confirme l’entreprise à Mediapart. « L’islamisme » est pourtant omniprésent dans son compte rendu – les sondé·es ont été par exemple invité·es à donner leur avis sur les « positions des islamistes », sans qu’aucune précision ait été donnée sur lesdites « positions ».
François Kraus, le coordinateur de l’enquête de l’Ifop, n’en voit pas l’intérêt. « La plupart des musulmans connaissent les positions, grosso modo, des islamistes, rétorque-t-il. C’est pareil, quand on interroge les gens sur les positions du RN [Rassemblement national – ndlr] ; les gens connaissent globalement leurs positions, on ne va pas leur donner une liste de dix propositions du RN. »
Cette manière de faire tend à créer « des termes lâches », regrette le sociologue Hugo Touzet, c’est-à-dire des expressions trop vagues pour pouvoir leur donner du sens. « Quand on demande : “Vos opinions sur les islamistes”, méthodologiquement, ça pose des grosses questions… On ne sait pas comment ils ont défini “islamistes”, ni quelles positions ont été citées… »
Vincent Tiberj abonde : « Il y a un besoin d’exemplification qui n’a pas été fait. C’est quoi, la loi musulmane ? C’est couper la main d’un voleur ? Il faut donner des propositions. »
Les résultats ont malgré tout été mis en avant par l’Ifop : « 38 % des Français musulmans approuvent tout ou partie des positions islamistes », ce qui serait « deux fois plus » qu’en 1998, assure l’entreprise. Les deux données ne sont en fait pas comparables. L’étude d’il y a vingt-sept ans se basait sur seulement 500 personnes (et non 1 000) et utilisait alors le terme « positions intégristes » et non « positions islamistes », ce que précise d’ailleurs l’Ifop dans son document.
On lit ainsi, dans une toute petite note de bas de page : « Dans cette enquête, le terme utilisé pour “islamistes” était “intégristes”. En raison des différences de formulation, la comparaison des résultats entre ces deux enquêtes est à interpréter avec prudence. »
Prudence qu’on ne retrouve dans aucun média, lesquels ne se sont pas privés de mettre en avant cette prétendue dangereuse augmentation – ni Europe 1, ni Le Point, ni Le Figaro, ni Cnews ou Marianne, ces deux derniers l’ayant carrément relayée en titre.
DeliciousAirline5302 on
Sympa le paywall
EnvironmentalJob3143 on
La France déteste les musulmans épisode 367 892
Left_Sherbet_11 on
J’ai mis un poste hier semblable avec source ect ect et on me l’a supprimé.
Apparemment j’avais pas mis de source 😂
Mec L’Ifop mérite d’être dénoncé, bravo à toi.
>On observe ensuite que 31 % ont répondu positivement à l’expression « la loi musulmane doit être appliquée en partie, on peut l’adapter aux règles du pays où on vit ». Ce qui indique plutôt la volonté de respecter les lois de la République.
Mais voyons… ils veulent juste adapter les règles un peu. Non mais on se prend pour qui les gars? Quelques lois islamiques ça nous ferait tous du bien n’êtes vous pas d’accord ? Mdr, je vais aller prévenir mamie qu’elle doit observer ramadan et prier 5 fois par jour, par contre le voile ça va on a compromis donc pas besoin de le porter.
papatrentecink on
Certaines critiques sont faibles … La loi islamique c’est littéralement la charia je vois pas le problème … La critique sur le truc des femmes voilées a la limite l’échantillon est faible mais l’interprétation du sondage ne me semble pas tirée par les cheveux … Et après j’ai arrêté de lire.
Pklnt on
C’est assez malaisant cette obsession sur l’Islam en France, tous les 6 mois on a des polémiques à la con sur les Musulmans de France.
J’imagine pas être un Musulman en France perso, c’est même pas question d’Islamophobie, mais imaginer tous ces médias se demander et faire des débats en permanence pour savoir si t’es une femme soumise, un terroriste en puissance etc… ça doit être tellement fatiguant.
un_blob on
Et dirz que je m’étais fait pourrir pour avoir dit que ce sonda puait bien la merde…
11 commenti
On peut avoir un accès ? 😡 Histoire d’avoir le fin mot de cette histoire.
**La récente étude publiée par l’Ifop sur « le rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France » a nourri les gros titres de la presse nationale. Celle-ci contient pourtant des approximations et des raccourcis qui tendent à grossir le trait d’une situation complexe à analyser.**
Mardi 18 novembre sur Europe 1, Alexis Brézet, directeur de la rédaction du Figaro, a la voix qui tremble pour dénoncer, dans sa chronique, « la gravité d’une évolution mortifère ». Le même jour sur France Inter, l’éditorialiste Patrick Cohen annonce que « l’intégrisme a gagné les esprits d’un musulman sur trois. »
Les deux chroniqueurs, relativement éloignés sur l’échiquier politique, reprennent en chœur les conclusions du dernier grand sondage réalisé par l’Institut français d’opinion publique (Ifop) à la demande d’Écran de veille, une revue confidentielle au financement opaque, dont le directeur, Atmane Tazaghart, est lié aux Émirats arabes unis, comme l’a révélé Mediapart (voir encadré). Interrogé jeudi par Libération, l’intéressé a réfuté « tout soupçon d’ingérence étrangère ».
Le titre du dossier de soixante pages, « État des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France », est à l’image de son contenu : un grand patchwork où s’entremêlent des questions sur les pratiques religieuses des sondé·es et des interrogations sur leur rejet des lois de la République. Où l’on aborde aussi bien la consommation d’alcool en baisse chez les jeunes musulmans que la hausse d’un « degré de sympathie à l’égard des différents courants islamistes ».
Dans son communiqué, l’Ifop vante une « étude exceptionnelle de par son envergure historique et sa robustesse méthodologique ». 1 005 personnes se disant « musulmanes » ont été extraites d’un panel de 14 000 personnes appelées au téléphone, et non par un questionnaire en ligne.
Sur la forme, cette méthodologie semble convaincre les spécialistes. « C’est une bonne idée, car passer par Internet peut être un enjeu discriminant. Je pense que sur ce point ils ont bien travaillé », soulève Vincent Tiberj, politiste et spécialiste de sociologie électorale.
Hugo Touzet, sociologue auteur de Produire l’opinion. Une enquête sur le travail des sondeurs (Éditions EHESS, 2025), voit lui aussi un « sondage plutôt de bonne facture d’un point de vue méthodologie stricte », rappelant la grande taille de l’échantillon. « C’est large et représentatif. Néanmoins, cela ne veut pas dire qu’il est neutre. On peut faire un sondage totalement rigoureux sur la méthode et biaisé du point de vue cadrage et des interprétations. »
Mediapart a décortiqué le rapport de 60 pages et l’analyse complémentaire de quinze pages fournie par l’Ifop. Sans commenter le détail des résultats du sondage (voir boîte noire), nous avons relevé des approximations et des raccourcis dans la forme, des additions de pourcentages tendant à grossir certains traits ou une absence de définitions claires des termes utilisés, pourtant largement repris dans de nombreux médias depuis mardi.
L’entreprise n’a pas souhaité communiquer le détail du questionnaire que ses sondeurs ont suivi, mais a longuement répondu aux questions de Mediapart (à lire en annexe). « Les questions, libellés et filtres sont intégralement affichés » dans le rapport, justifie aussi au téléphone François Kraus, directeur d’expertise à l’Ifop et coordinateur de l’enquête en question. « On a essayé, dans 80 % du temps, de respecter des questions qui avaient été posées dans le passé afin de voir des évolutions, même si cet indicateur n’était pas parfait », indique-t-il.
**« La charia », le mot surprise**
« Application de la charia dans les pays non musulmans : 46 % des Français musulmans estiment qu’elle doit être appliquée. » Voilà ce qui s’affiche sur le plateau de BFMTV mardi 18 novembre, tandis qu’une présentatrice répète la phrase à voix haute. Ce qui présente deux problèmes de taille.
D’une part, le mot « charia » n’a jamais été prononcé par les sondeurs dans leurs interactions avec les 1 005 personnes interrogées. La question portait sur la « loi musulmane », et c’est l’Ifop qui a décidé de préciser entre parenthèse « la charia » dans la restitution du sondage, indique l’entreprise.
« Les mots mis entre parenthèses ne sont pas cités aux répondants sauf s’ils demandent des précisions à ce propos, explicite l’Ifop. Le terme charia n’a donc été cité à quasiment aucun répondant, comme c’est d’usage dans les enquêtes téléphoniques. »
En second lieu, le pourcentage de « 46 % » qui estimeraient que la charia « doit être appliquée », copié-collé du dossier de l’Ifop, est en réalité une addition contestable de deux pourcentages.
Dans le détail, l’entreprise rapporte que 15 % des musulmans vivants en France estiment que la loi musulmane « doit être appliquée intégralement ». On observe ensuite que 31 % ont répondu positivement à l’expression « la loi musulmane doit être appliquée en partie, on peut l’adapter aux règles du pays où on vit ». Ce qui indique plutôt la volonté de respecter les lois de la République.
Pourtant ces 31 % ont été ajoutés aux 15 %, générant cette donnée incongrue de 46 % – et son corollaire chez les moins de 25 ans, « 59 % » de jeunes musulmans qui souhaiteraient donc « l’application de la charia » (cette fois le mot n’est pas entre parenthèse) en France, comme s’est empressé de le titrer Le JDD, et ont insisté Le Figaro ou encore Charlie Hebdo.
Interrogé sur ce point, le directeur de l’Ifop concède que « la formulation de la question n’est pas parfaite, mais elle donne quand même une indication sur l’application dans des pays non musulmans » et reconnaît que seul l’indicateur de « 15 % » serait le « véritable chiffre indicateur de l’islamisme ».
**Aucun terme n’a été défini auprès des personnes sondées**
Qu’est-ce qu’un Frère musulman ? Un salafiste ? Qu’est-ce que l’islamisme ? Ces termes ne sont pas définis par l’Ifop, ni dans son rapport ni auprès des sondé·es, confirme l’entreprise à Mediapart. « L’islamisme » est pourtant omniprésent dans son compte rendu – les sondé·es ont été par exemple invité·es à donner leur avis sur les « positions des islamistes », sans qu’aucune précision ait été donnée sur lesdites « positions ».
François Kraus, le coordinateur de l’enquête de l’Ifop, n’en voit pas l’intérêt. « La plupart des musulmans connaissent les positions, grosso modo, des islamistes, rétorque-t-il. C’est pareil, quand on interroge les gens sur les positions du RN [Rassemblement national – ndlr] ; les gens connaissent globalement leurs positions, on ne va pas leur donner une liste de dix propositions du RN. »
Cette manière de faire tend à créer « des termes lâches », regrette le sociologue Hugo Touzet, c’est-à-dire des expressions trop vagues pour pouvoir leur donner du sens. « Quand on demande : “Vos opinions sur les islamistes”, méthodologiquement, ça pose des grosses questions… On ne sait pas comment ils ont défini “islamistes”, ni quelles positions ont été citées… »
Vincent Tiberj abonde : « Il y a un besoin d’exemplification qui n’a pas été fait. C’est quoi, la loi musulmane ? C’est couper la main d’un voleur ? Il faut donner des propositions. »
Les résultats ont malgré tout été mis en avant par l’Ifop : « 38 % des Français musulmans approuvent tout ou partie des positions islamistes », ce qui serait « deux fois plus » qu’en 1998, assure l’entreprise. Les deux données ne sont en fait pas comparables. L’étude d’il y a vingt-sept ans se basait sur seulement 500 personnes (et non 1 000) et utilisait alors le terme « positions intégristes » et non « positions islamistes », ce que précise d’ailleurs l’Ifop dans son document.
On lit ainsi, dans une toute petite note de bas de page : « Dans cette enquête, le terme utilisé pour “islamistes” était “intégristes”. En raison des différences de formulation, la comparaison des résultats entre ces deux enquêtes est à interpréter avec prudence. »
Prudence qu’on ne retrouve dans aucun média, lesquels ne se sont pas privés de mettre en avant cette prétendue dangereuse augmentation – ni Europe 1, ni Le Point, ni Le Figaro, ni Cnews ou Marianne, ces deux derniers l’ayant carrément relayée en titre.
Sympa le paywall
La France déteste les musulmans épisode 367 892
J’ai mis un poste hier semblable avec source ect ect et on me l’a supprimé.
Apparemment j’avais pas mis de source 😂
Mec L’Ifop mérite d’être dénoncé, bravo à toi.
https://www.reddit.com/r/france/s/1199KaSTI7
La fatigue.
Voilà qui est le [commanditaire](https://global-watch-analysis.com/) du sondage :
Comme une obsession sur leur site on dirait
Et leur “[journal](https://www.mag-ecran-de-veille.com/)”
À faire palir les pires affiches de propagande
>On observe ensuite que 31 % ont répondu positivement à l’expression « la loi musulmane doit être appliquée en partie, on peut l’adapter aux règles du pays où on vit ». Ce qui indique plutôt la volonté de respecter les lois de la République.
Mais voyons… ils veulent juste adapter les règles un peu. Non mais on se prend pour qui les gars? Quelques lois islamiques ça nous ferait tous du bien n’êtes vous pas d’accord ? Mdr, je vais aller prévenir mamie qu’elle doit observer ramadan et prier 5 fois par jour, par contre le voile ça va on a compromis donc pas besoin de le porter.
Certaines critiques sont faibles … La loi islamique c’est littéralement la charia je vois pas le problème … La critique sur le truc des femmes voilées a la limite l’échantillon est faible mais l’interprétation du sondage ne me semble pas tirée par les cheveux … Et après j’ai arrêté de lire.
C’est assez malaisant cette obsession sur l’Islam en France, tous les 6 mois on a des polémiques à la con sur les Musulmans de France.
J’imagine pas être un Musulman en France perso, c’est même pas question d’Islamophobie, mais imaginer tous ces médias se demander et faire des débats en permanence pour savoir si t’es une femme soumise, un terroriste en puissance etc… ça doit être tellement fatiguant.
Et dirz que je m’étais fait pourrir pour avoir dit que ce sonda puait bien la merde…