A Strasburgo il pronto soccorso di una clinica rifiuta un paziente straniero in condizioni critiche

https://www.mediapart.fr/journal/france/050126/strasbourg-les-urgences-d-une-clinique-refusent-une-patiente-etrangere-en-etat-critique

di bouleEtBen

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5 commenti

  1. bouleEtBen on

    Un exemple parfait du pourquoi il faut chérir nos services publiques et se lever contre la privatisation de ceux-ci qui s’amorcent avec le support de nos politiques. Privatisation qui est dans la ligne de mire d’une partie de la classe politique…

  2. super_pasrelle on

    Franchement ils sont deguelasse, même s’ils sont contre le fait d’aider les personnes sans numéro, tu sauves la vie de la personne et ensuite tu lui files la facture si tu veux te venger et la personne se débrouille pour payer via des aides de l’état, économie, etc .

    Ça fait très US mais je préfère qu’ils fassent ça plutôt que de laisser qqn crever dans la rue .

  3. > le couple demande alors où se rendre pour voir un médecin. La responsable, toujours présente, leur rétorque : « L’Hôpital civil prend les gens dans la rue, donc ils vous prendront aussi. »

    Ça ne va vraiment pas la tête.

    > « J’ai appelé le Samu pour la troisième fois en trois jours. J’étais persuadé que ma femme était trop faible et qu’elle allait perdre connaissance. Lorsque j’ai eu le médecin au téléphone, il a récupéré nos échanges précédents avec le Samu et s’est demandé comment cela était possible que nous n’ayons pas encore été dirigés vers les urgences pour faire des examens approfondis. »

    Ça donne vraiment l’impression qu’il n’y a rien qui va dans cette affaire.

    > Stéphanie Koeniguer, déléguée syndicale au sein du Groupe hospitalier Saint-Vincent, se dit « abasourdie et complètement étonnée » du témoignage rapporté par Rue89 Strasbourg : « Je n’ai absolument pas eu d’écho de ce témoignage. À ma connaissance, nous n’avons jamais refusé quiconque à l’accueil des cliniques du GHSV. Il peut nous arriver de réorienter certains patients en fonction de leurs besoins spécifiques, mais c’est tout. La politique de la maison, c’est avant tout de prendre en charge les patients, puis de voir pour le paiement. Là, il y a eu un trou dans la raquette ou une incompréhension quelque part. Ces accusations peuvent relever de la non-assistance à personne en danger, c’est très grave. »

    La non assistance a personne en danger me vient aussi en tête.

    > De son côté, l’agence régionale de santé précise que les « établissements de santé autorisés à exploiter un service d’urgences ont l’obligation d’accueillir et de prendre en charge les patients vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, sans considération de leur situation sociale ou économique ». Destinataire d’un signalement le mardi 23 décembre au sujet de Nassima, elle indique que « des investigations sont en cours en lien avec la clinique ».

    Édit : ajout de la partie SAMU.

  4. lulzcam7 on

    Alors, pour être tout à fait précis, les cliniques n’ont pas de service d’urgences, mais de soins non programmés.

    Certains établissements privés jouent le jeu, par exemple à coté de chez moi ils se sont offert un service USIC (Unité de Soins Intensifs Cardiologique) et un SOS mains (ce qui nous épargne les 150km de route pour ce type de cas) et travaillent avec le SAMU, mais dans la très grande majorité des cas ils se contentent de ne prendre que la petite bobologie qui est bien rentable et renvoient vers l’hôpital public quand ça devient sérieux.

    Bref, les cliniques c’est bien pour soigner la petite entorse ou le petit doigt cassé (sauf en pleine nuit, on va pas réveiller le médecin pour ça).

    Oui les urgences de l’hôpital public ça peut prendre des plombes (surtout en ce moment avec la grippe qui fait des ravages), mais au moins ils soignent tout le monde sans distinction. Et si vous êtes gentil avec le personnel ils peuvent tenter de se débrouiller pour vous faire passer entre deux.

  5. Quelques éléments importants à mentionner, car le terme “clinique” peut prêter à confusion et minimiser la gravité des faits :

    Le GHSV (Groupe Hospitalier Saint-Vincent) est un ESPIC (Etablissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif, à but non lucratif) **qui participe au service public hospitalier**.

    En droit français, **les ESPIC ont des obligations similaires à celles des hôpitaux publics en matière d’accès aux soins**, notamment la
    permanence de l’accueil et prise en charge médicale des patients ainsi que l’accès égal aux soins (y compris aux urgences).

    La réglementation (dispositions générales du Code de la santé publique) qui s’applique **à tous les établissements de santé participant au service public hospitalier (publics ou privés ESPIC)** prévoit que **toute personne peut être accueillie et prise en charge en urgence, même sans couverture sociale, pour les soins immédiats nécessaires lorsque leur absence mettrait en jeu le pronostic vital ou risquerait une altération grave et durable de la santé**.

    **Information confirmée par le livret d’accueil et la charte des droits du patient du GHSV**, qui mentionne que le “service public hospitalier est accessible à tous, en particulier aux personnes démunies et, en cas d’urgence, aux personnes sans couverture sociale”.

    On n’est donc pas ici sur une “tolérance” **mais bien sur une obligation de soins**, claire et faisant partie des règles et du quotidien de l’établissement.

    Qu’il y ait ou non une dimension raciale, ce refus de soins est donc bien autant un acte ségrégationniste qu’un manquement aux obligations *clairement définies* de l’établissement.

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