
Venezuela: da Viktor Orban a Nigel Farage, l’estrema destra frenata dal nuovo imperialismo trumpista
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/06/venezuela-en-europe-les-extremes-droites-trumpistes-genees-par-le-nouvel-imperialisme-americain_6660688_3210.html
di Folivao
9 commenti
Bah alors les suceurs de Trump , ont viens de comprendre ?
Vous êtes pas pret je pense .
C’est pas la hauteur de vue qui étouffe ces cons, c’est certain.
À mon avis ils sont surtout plus proches de Mascou que de Washington. D’où cette timide réponse.
Ouais, les alliés de Poutine seraient donc gênés par l’arrestation des alliés de Poutine ?
Étonnant !
Bah dis donc, les leaders d’extrême droite qui ont été placés là pour rendre des régimes fragiles se rendent compte que leur place est fragile du même coup ?
Kilukru
Ce qui la fout mal pour eux, c’est que c’est trop voyant, pas le programme
“On est tous Charlie!” C’est ça qu’ils disaient non ? (Charlie kirk)
**L’opération américaine au Venezuela place les nationalistes européens face à leurs contradictions d’élus de pays pesant peu face aux puissances russe, chinoise ou américaine.**
Appelé à donner son avis, lundi 5 janvier, sur l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par l’armée américaine, le premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orban, a fait preuve d’une prudence inhabituelle. « Cela s’est produit, et nous examinons si c’est bénéfique ou non pour la Hongrie », a déclaré le dirigeant hongrois lors de sa conférence de presse annuelle, embarrassé face aux nombreuses questions sur la spectaculaire opération du week-end.
Alors qu’il revendique d’habitude une admiration sans bornes pour le président américain, M. Orban a seulement affirmé que la volonté américaine de faire main basse sur le secteur pétrolier vénézuélien « pourrait entraîner une baisse du prix du pétrole », mais sans dire clairement ce qu’il en pense. Alors que son pays a été le seul Etat de l’Union européenne à refuser de signer le communiqué européen commun rédigé la veille pour appeler à « respecter la volonté du peuple vénézuélien », il a même relativisé cette abstention en la mettant sur le dos de son refus de toute politique étrangère commune.
Les hésitations de Viktor Orban sont le signal du malaise général des extrêmes droites européennes face au spectaculaire retour de l’impérialisme américain, en particulier chez celles qui partageaient un logiciel originel consistant à dénoncer une prétendue influence américaine sur les partis de gouvernement et les élites. Les partis d’extrême droite se retrouvent dans la position bien inconfortable de devoir commenter une ingérence armée flagrante, mais menée par un allié idéologique qui avait affirmé ne plus vouloir intervenir dans les affaires du monde.
**Difficile de fermer les yeux**
Au Royaume-Uni, la réaction de Nigel Farage illustre parfaitement cet inconfort. Le chef de file du parti populiste de droite Reform UK a estimé que les actions américaines au Venezuela étaient « non orthodoxes et contraires au droit international ». Il a même ajouté que « si elles permet[taient] de faire réfléchir à deux fois la Russie et la Chine, c’[était] alors peut-être une bonne chose ». Celui qui soutient Donald Trump de manière très démonstrative depuis 2016 s’était pourtant jusqu’à présent bien gardé de critiquer Washington.
Mais il devient difficile pour ce parfait représentant de la droite libertarienne britannique, très attachée aux libertés individuelles, de fermer les yeux sur le tournant impérialiste américain. En Allemagne, aucun des deux coprésidents d’Alternative für Deutschland n’avaient réagi, lundi après-midi, mais Markus Frohnmaier, vice-président du groupe du parti d’extrême droite au Bundestag, a condamné tièdement ce qu’il a nommé une « atteinte à la souveraineté d’autres Etats », dans un message publié sur le réseau social X, samedi 3 janvier.
Rappelant initialement son attachement au « principe de non-ingérence », le député, récemment décoré à New York par une organisation proche du Parti républicain et de l’administration Trump, a toutefois fini par affirmer, lundi, que « l’évaluation de cette action au regard du droit international (…) [était] finalement secondaire ». En Italie, si Giorgia Meloni s’est fait remarquer pour avoir qualifié l’opération de « légitime », l’autre voix de l’extrême droite au gouvernement, celle du leader de la Ligue, Matteo Salvini, l’a condamnée en estimant que la diplomatie « restait la voie principale pour le règlement des différends internationaux ».
M. Salvini s’est ainsi rangé aux côtés de Marine Le Pen, qui tient il est vrai depuis le début du mandat de M. Trump une distance plus critique vis-à-vis du mouvement MAGA (Make America Great Again) que nombre de ses alliés européens. En Espagne, le parti d’extrême droite Vox, qui entretient des liens étroits avec l’opposition vénézuélienne exilée à Madrid, a ainsi continué d’afficher un soutien sans retenue à l’initiative américaine, en affirmant « se réjouir et soutenir la restauration de la démocratie au Venezuela », alors que cet objectif a pourtant ouvertement été remisé au second plan par la Maison Blanche.
**Incapacité manifeste**
L’opération américaine place les nationalistes européens face à leurs contradictions d’élus de pays modestes qui pèsent finalement bien peu, seuls, face aux impérialismes russe, chinois ou américain. A cette aune, le cas du Groenland est encore plus gênant. Interrogé à ce sujet, M. Orban a ainsi renvoyé le sujet à « des discussions internes au sein de l’OTAN [Organisation du traité de l’Atlantique Nord] », sans dire clairement ce qu’il pense des visées de M. Trump sur ce territoire autonome danois et, donc, européen.
L’incapacité des extrêmes droites à proposer une alternative à une Union européenne (UE) qu’ils détestent est manifeste. Si M. Orban a ainsi pesté contre « le droit international qui n’a jusqu’à présent offert aucune protection à la Hongrie et est même utilisé contre [elle] à Bruxelles », il a été incapable de dire à quoi pourrait ressembler cette « ère des nations » dont il a célébré l’avènement.
Chez son voisin slovaque, l’opération « Absolute Resolve » (« détermination absolue ») a certes suscité des critiques spectaculaires, mais leur sincérité reste à démontrer. « En tant que premier ministre d’un petit pays, je dois résolument rejeter une telle perturbation du droit international », a ainsi affirmé, dimanche 4 janvier, le premier ministre souverainiste, Robert Fico, en appelant l’UE « à se doter de sa propre politique étrangère », seule solution « pour l’extirper de l’influence des Etats-Unis ». Cela n’a pas empêché M. Fico, ancien communiste connu pour sa proximité avec Vladimir Poutine, de dénoncer dans le même élan « la haine antirusse incroyable au sein des institutions européennes ».
Forcément. Va savoir pourquoi mais le principal partisan de la manière forte depuis des décennies est le dirigeant de l’un des pays les plus faibles de l’Europe (si on fait un agrégation de superficie, démographie et d’économie).
Je me suis toujours demandé ce qu’il aurait à gagner si l’UE où les décisions se font de manière consensuelle (sans rentrer dans les détails) s’effondrait pour que les empires allemand, russe, français, italien, britannique… imposent leurs vues sur les plus petits pays.
Et il est gêné par le nouvel impérialisme américain? Wow, qu’il attende que le reste arrive si on applique la méthode Trump/Putin en Europe.
Il semblerait qu’il n’avait pas beaucoup réfléchi aux conséquences de son idéologie. Mais bon quand on aime pas les gays et qu’on préfère “l’illiberalisme” :/
Et parler de droit international utilisé contre la Hongrie par Bruxelles. Rofl! Qu’a fait Bruxelles contre la Hongrie exactement? A part lui donner des subsides.