Jean-Marie Guéhenno, ex vicesegretario dell’ONU: “Se domani gli Stati Uniti decidessero di impadronirsi della Groenlandia, né la Danimarca né l’UE avranno i mezzi per opporsi”

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/06/enlevement-de-nicolas-maduro-si-demain-les-etats-unis-decident-de-s-emparer-du-groenland-ni-le-danemark-ni-l-ue-n-ont-les-moyens-de-s-y-opposer_6660714_3232.html

di Moffload

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21 commenti

  1. Moffload on

    Je vois que l’esprit capitulard se porte bien. Après les demandes incessantes de lâcher l’Ukraine. On a maintenant notre propre dantzig a abandonner.

  2. Artyparis on

    Evidemment que si Trump envoie ses troupes au Groenland on ne peut rien y faire.

    Quelles conséquences envisager ensuite ? On fait les gros yeux et “attention hein !” ?

    Pareil si la Russie fait la même chose dans les pays Baltes ?

  3. Little-Party-1968 on

    Ce serait fameux qu’après le venezuela et le Groenland, les USA demandent la Guyane

  4. Carryneo on

    # Enlèvement de Nicolas Maduro : « Si, demain, les Etats-Unis décident de s’emparer du Groenland, ni le Danemark ni l’UE n’ont les moyens de s’y opposer »

    **La mise sous tutelle du Venezuela par Donald Trump doit permettre aux Européens de comprendre que les Etats-Unis sont un prédateur pour l’Europe, au même titre que la Russie et la Chine, souligne, dans une tribune au « Monde », Jean-Marie Guéhenno, ancien secrétaire adjoint de l’ONU.**

    **L** ’enlèvement de Nicolas Maduro ouvrira-t-il les yeux des Européens sur la réalité de la politique du président Trump ? L’Europe a déjà deux adversaires de taille : la Russie et la Chine. La première mène contre elle une guerre hybride dont l’invasion de l’Ukraine n’est qu’une composante, complétée par des actions de sabotage et des opérations de désinformation. La deuxième, plus subtilement, mélange rhétorique du gagnant-gagnant et intimidation pour dominer les Européens en les divisant, afin de déverser sur le continent les marchandises qu’elle ne peut plus vendre aux Etats-Unis, et prendre le contrôle d’entreprises stratégiques. Les Etats-Unis sont maintenant le troisième prédateur à vouloir dépecer une Europe dépendante et faible.

    Les Européens ont du mal à l’admettre, car la construction européenne est depuis l’origine liée au lien transatlantique. Et construire l’Europe sans les Etats-Unis, voire contre eux, relève de l’impensable. L’intégration européenne, projet éminemment politique, n’aurait pas été possible sans la création de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Celle-ci a en effet permis aux Européens de diluer dans l’alliance avec les Etats-Unis leur défense, sujet extrêmement sensible puisqu’il implique un abandon de souveraineté.

    La stratégie de sécurité nationale américaine, dont la mise sous tutelle du Venezuela est la première illustration concrète, est pourtant d’une parfaite clarté. L’Europe est un adversaire idéologique et géopolitique à abattre. Elle veut contenir par le droit la force des nationalismes. Elle est une puissance commerciale et normative capable de limiter la suprématie américaine, en particulier dans les nouvelles technologies. Et elle pourrait affaiblir la puissance du dollar si l’euro devenait une véritable alternative.

    Face à cette hostilité radicale, l’Europe est nue. [Les juges de la Cour pénale internationale sanctionnés par les Etats-Unis](https://archive.is/o/c8Aoz/https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/19/les-etats-unis-sanctionnent-a-nouveau-deux-autres-juges-de-la-cour-penale-internationale_6658650_3210.html), qui n’ont plus accès aux cartes de crédit (toutes gérées par des entreprises américaines) et ne peuvent plus faire un achat en ligne, en font déjà l’expérience. Qu’il s’agisse de protection des données, d’intelligence artificielle, de mise à jour de logiciels – notamment pour la défense –, l’Europe est à la merci du bon vouloir américain. Et si, demain, au nom de la sécurité nationale, [les Etats-Unis décident de s’emparer du Groenland](https://archive.is/o/c8Aoz/https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/05/ca-suffit-reagit-le-groenland-face-aux-menaces-de-donald-trump-les-messages-de-soutien-se-multiplient-en-europe_6660595_3210.html), territoire beaucoup plus facile à contrôler que le Venezuela, ni le Danemark ni l’Union européenne (UE) n’ont les moyens de s’y opposer.

  5. Moi je me pose la question : Si il y avait sur place un groupe de soldats venant de plusieurs pays de l’UE, les soldats US seraient capable de réellement leur tirer dessus parce qu’un mec visiblement instable leur ordonne ? Genre ça les dérangeaient pas ? Même les hauts gradés ? Cette simple question me terrifie car j’ai peur de déjà connaitre la réponse…

  6. Les médias qui découvrant que critiquer l’impérialisme n’est pas de l’anti-américanisme primaire…

  7. Meiteisho on

    Moué … Le Vietnam non plus n’avait théoriquement pas les moyens de resister aux USA.

  8. kridenow on

    Normal que “l’UE” n’ait aucun moyen de s’y opposer, les souverainistes de tous les pays se sont toujours mis d’accord pour ne pas lui accorder de capacité de le faire.

    Les pays membres pourraient s’accorder sur une manière de défendre le Groenland.

    Par exemple, le Danemark pourrait acheter encore des F-35 en signe de protestation.

  9. JimSteak on

    Sauf que le Venezuela et son dictateur, ça passe encore pour le public américain, le Danemark (Groenland), ça risque de sacrément moins bien passer. Certes Trump est en train de démanteler les élections et la démocratie américaine, mais aux prochaines Midterms, il n’aura pas encore le contrôle total des élections (j’espère). Donc si il s’en prend à des alliés “blancs”, il risque de perdre le contrôle du congrès et du sénat.

  10. ziegfried35 on

    Si, on a les moyens. Ce dont on manque c’est de la volonté et du courage.

  11. thenonoriginalname on

    Il y a des choses à faire si on veut être cynique. Déjà le nombre de bases américaines en Europe est énorme et rien qu’en capital humain cela ferait un sacré coup à l’opinion publique us s’ils se retrouvaient soudain hostages. Et puis il y a la guerre économique : avec la dette qu’elle a l’Amérique se suiciderait à rentrer en guerre contre son premier partenaire économique. Donc non on ne peut pas matériellement bloquer une invasion du Groenland mais on est pas complètement impuissants non plus.

  12. En fait on manque surtout de couilles, pardonnez-moi l’expression. Si on prépositionnait 2000 ou 3000 soldats bien équipés ayant reçu l’ordre explicite de tirer sur les américains s’ils jouent aux cons tout en communiquant bien aux intéressés que l’ordre a été donné, le calcul côté US serait très différent. En l’état actuel des choses, le Groenland est une cible alléchante parce que facile.

  13. Lostinslumber on

    Des moyens on en a, c’est plutôt qu’on a pas les couilles de les utiliser parce qu’il ne faudrait pas “escalader le conflit” 🤬

  14. Attend on a deux pays avec l’arme atomique au dernière nouvelle non ?

  15. sieurblabla on

    Le Danemark et l’UE pourront quand même continuer à appeler les US un partenaire et allié ou pas?
    Ça serait triste de casser une aussi belle alliance.

    /s

  16. lucmagitem on

    C’est quoi cette prise de position stupide ? Bien sûr qu’on a les moyens de s’y opposer.

    L’Europe est le plus gros acheteur de matériel militaire américain. Menacer de tout couper serait probablement très efficace.

    On a 20 à 100 fois la quantité de troupes et matériels pour le combat, la survie et les opérations spéciales en condition arctiques. Parce que c’est pas juste un peu de neige, c’est des conditions qui rendent le matériel inopérant. Si les US débarquent façon Irak au Groenland la majorité de leur matos cessera de fonctionner très rapidement. Sans compter l’entraînement. Ils n’ont aucun moyen de tenir le territoire si ne serait-ce que les forces finlandaises s’allient aux forces spéciales danoises au Groenland même.

    Rien qu’en troupes et en matos le reste de l’OTAN sans les US aligne des nombres similaires, sinon supérieurs, aux forces armées étasuniennes.

    Les US profitent énormément des bases militaires européennes pour leur déploiements aux quatre coins du monde. C’est pas dur de les foutre à la porte, ou comme disait un autre commentateur on peut aussi arrêter les troupes sur place.

    C’est pas les moyens de s’opposer qui manquent, que ce soit diplomatiquement ou militairement. Mais c’est sûr qu’en partant vaincus on n’ira pas loin.

  17. Et ça sera vraiment embarassant parce que ce coup-ci on pourra pas demander à Mathilde Panot si elle condamne le Danemark.

    > La [Chine], plus subtilement, mélange rhétorique du gagnant-gagnant et intimidation pour dominer les Européens en les divisant, afin de déverser sur le continent les marchandises qu’elle ne peut plus vendre aux Etats-Unis, et prendre le contrôle d’entreprises stratégiques.

    Au passage j’aime bien l’aveu qu’inclure la Chine dans la liste de nos prédateurs relève déjà plus de la pensée complexe parce qu’attendez un peu : ils commercent avec nous. Il y a le bon commerce et le mauvais commerce je vous expliquerai.

  18. Mr_Patat on

    Est-ce que les US peuvent se passer d’allier ? J’en doute

    Est-ce que le peu de terre-rare et pétrole valent le coup de déclencher la WWIII ? Je doute que le NASDAQ soit d’accord

    Est-ce que l’invasion est nécessaire pour améliorer la défense ? Non. Ils peuvent déjà y mettre leur armée et ont déjà des bases. Pire, le risque de perdre toutes les bases EU.

    Trump fait juste son show

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