Ho appena letto questo articolo:
https://www.nouvelobs.com/ecologie/20260313.OBS113165/pourquoi-le-retour-en-grace-du-nucleaire-civil-n-est-pas-une-bonne-nouvelle.html

Non sono d’accordo con diversi punti dell’autore, in particolare sul modo in cui si oppone al nucleare e alle rinnovabili e mi sarebbe piaciuto aprire il dibattito sull’argomento per vedere se sono totalmente di parte oppure no 🙂

L’articolo afferma in sostanza che favorire il nucleare significherebbe perdere tempo e denaro rispetto alle rinnovabili. Ma il paragone mi sembra un po’ fuorviante.

  1. L’argomento dell’“indipendenza energetica” viene presentato come una notizia falsa a causa dell’uranio importato. Solo che dimentichiamo che neanche oggi le rinnovabili sono affatto autonome.
  • L’Europa importa la stragrande maggioranza dei suoi pannelli solari dalla Cina.
  • Anche le batterie e gran parte della catena del valore (raffinazione di litio, cobalto e grafite) sono dominate dalla Cina. Quindi dire “l’uranio non cresce in Europa” mentre si parla di autonomia rinnovabile mi sembra abbastanza incoerente.
  1. L’articolo minimizza fortemente il problema dell’intermittenza. Sì, le batterie stanno facendo progressi, ma nel 2026 non sono ancora in grado di resistere a lunghi periodi senza vento o sole, cosa che accade regolarmente in Europa in inverno. In pratica, i sistemi altamente rinnovabili si basano ancora su:
  • gas
  • idraulica
  • o nucleare

Quindi non possiamo semplicemente dire: le energie rinnovabili sono veloci, quindi cominciamo da questo.

  1. Il confronto tra la velocità del nucleare e quella delle rinnovabili è un po’ parziale.

L’autore paragona: – un sistema rinnovabile teoricamente veloce – all’energia nucleare lenta

Ma ignora i reali vincoli delle energie rinnovabili: – reti elettriche saturate – massiccio bisogno di stoccaggio – dipendenza industriale esterna

Quindi stiamo effettivamente confrontando uno scenario veloce ma incompleto con uno scenario lento ma controllabile.

  1. Nucleare e rinnovabili non sono necessariamente opposti. Il dibattito presentato come nucleare o rinnovabili è probabilmente il vero problema. Nella maggior parte dei sistemi elettrici a basse emissioni di carbonio, è piuttosto un mix che funziona:
  2. rinnovabili per produrre molta energia senza emissioni di carbonio
  3. nucleare/idraulico per una produzione controllabile

Capisco le critiche al nucleare (costi, sprechi, ritardi), ma l’articolo mi sembra ignorare molti dei reali limiti delle attuali rinnovabili.

Curioso di sentire le vostre opinioni 🙂

News "Pourquoi le retour en grâce du nucléaire civil n’est pas une bonne nouvelle" (et pourquoi je ne suis pas d'accord avec cela)
byu/Fun_Ad_2011 infrance



di Fun_Ad_2011

Share.

29 commenti

  1. Analyse objective: les faiblesses et inconvénients passés de l’option A vs les forces et avantages futures de l’option B.
    CQFD.

    Accessoirement, c’est rigolo, une fois qu’on se décide à fermer toutes ses centrales, [pouf](https://www.bundeswirtschaftsministerium.de/Redaktion/EN/Artikel/Energy/nuclear-energy-final-disposal-of-radioactive-waste.html), on découvre quoi faire des déchets.

    “De plus, le nucléaire, du fait de sa production constante et peu pilotable et de l’impression fallacieuse d’abondance énergétique qu’il peut donner est en réalité un obstacle majeur aux démarches d’économie et de sobriété énergétiques indispensables désormais pour espérer préserver les équilibres de la planète.”
    Alors que promouvoir [cheap, abundant renewable energy](https://www.greenpeace.org/international/press-release/79684/greenpeace-iea-path-solving-climate-crisis-governments-speed/) ça incite à la parcimonie ? Après tout, si c’est vert, pourquoi se priver ?
    Qqn a des sources qui suggère que les gens qui posent des panneaux solaires réduisent leur conso globale (pas juste les dépenses; et pas isolation+pompes à chaleur+panneaux=effets des panneaux solaires)?

  2. lordofming-rises on

    L idee est d utiliser le nucleaire pour ensuite switch sur le tout renouvelable dans 50 ans.

    C est un peu bete d opposer les 2.

  3. C’est intéressant et argumenté, merci.
    Je pense que comme pour tout, il faut nuancer. Full renouvelable et full nucléaire ? La vérité est sûrement entre les deux pour ne jamais avoir tout ses oeufs dans le même panier…

  4. > L’article affirme essentiellement que privilégier le nucléaire ferait perdre du temps et de l’argent par rapport aux renouvelables.

    Déjà la y’a un biais de départ de la part de l’auteur de l’article : il part du principe qu’il faudrait automatiquement favoriser le renouvelable. Voir même partir du principe que le full renouvelable est obligatoirement le seul (ou au pire le meilleur) choix possible. 
    Partant de la, sa réflexion est biaisée.

  5. LocalNightDrummer on

    Le nucléaire a un emprise au sol par unité de capacité de production des ordres de grandeur moins élevé que les renouvelables ainsi qu’un usage en matériaux et une pollution équivalente conséquemment des ordres de grandeur en deçà du renouvelable également, le tout avec des rejets très contrôlés et faciles à gérer.

    Avec la fermeture du cycle si nos abrutis de politiciens se décident à se bouger le cul et écouter les corps de recherche compétents, on pourrait accéder à une production d’énergie électrique pour pas cher de manière fiable et sûre pour des décennies en minimisant les impacts environnemtaux globaux et notre dépendance. Y’a pas de débat.

    Donc j’ai pas lu l’article en entier maiq déjà le sous titre ça part mal.

  6. Sans entrer dans le débat pour/contre le nucléaire, pour certains c’est une position dogmatique : c’est mal, point. Pour d’autres c’est pareil : « fleuron français » donc bien, point. De ce fait toutes les énergies (sauf fossiles) sont prises en otages : ça remplace le nucléaire on veut que ça ou bien pourquoi se casser les pieds on a le nucléaire. Ça rend difficile une réflexion structurée sur le mix énergétique.

  7. JeanPaulAndre on

    Tout à fait d’accord !
    Sans parler de l’objectif decarbonation.
    L’électricité française est parmis les moins carbonnée au monde grâce au nucléaire.

    Là où, certe, le renouvelable n’émet pas de gaz a effet de serre durant la production électrique, les terre rares et autres matières composites en génèrent beaucoup avant et après leurs periode de production (extraction, raffinage, recyclage, etc.)

    Je rejoins aussi ta conclusion !

    Le nucléaire et renouvelable ne sont pas à opposer, mais à combiner afin d’avoir une énergie bas carbone, de qualité et en quantité !

    PS: l’exemple des Pays-Bas et de leurs éoliennes est pour moi extrêmement trompeur, lorsqu’on prend en compte l’ensemble de leur consommation on se rend compte qu’ils sont extrêmement dépendant de l’énergie française (nucléaire) et allemande (fossile)

  8. rubixscube on

    les critiques sur les “déchets” du nucléaire sont majoritairement ridicules, inventant des problèmes où il n’y en a pas ou peu.

    et pour quiconque veut abandonner le nucléaire au plus tôt pour du renouvelable, tournez simplement votre regard vers nos voisins allemands: nucléaire abandonné, mais ça n’a pas pour autant donné une si grande accelération au renouvelable, et résultat ils brûlent du charbon pour compenser. non merci, je préfère mon nucléaire décarbonné.

  9. ZonzoDue on

    L’argument de l’indépendance énergétique est une blague.
    On importe chaque année 200 000t de cuivre pour le réseau, mais ce serait les 6 à 8000t d’uranium le soucis ? Alors même qu’on importe ça en majorité d’Australie et du Canada qui sont des pays fiables ?
    Par ailleurs, en réenrichissant les stocks de déchets d’uranium appauvrit sur le sol Français, on aurait de quoi tenir 7 ans.

    Par ailleurs, un système est conçu pour son pic d’utilisation : les froides soirées d’hiver. Si tu n’as une énergie pilotable a même de se mettre à l’échelle, tous s’effondre. Aucun scénario avec système de batterie ne permet de rendre un réseau résilient a quelques froides nuits d’hiver sans vent. Ce qui arrive chaque année.

    Enfin, un problème dont on ne parle jamais : la tres grande difficulté de maintenir une fréquence stable sur le réseau avec du 100% renouvelable. Or des qu’on a un écart de fréquence de l’ordre du % entre les différentes sources, le réseau s’effondre, comme en Espagne l’an dernier.

    Opposer nucléaire et renouvelable est débile. Il faut les deux pour avoir un système stable, decarboné, peu cher et adaptable. Le reste, c’est de la science fiction.

  10. Traditional_Meal7797 on

    On parle de réindustrialisation. On parle d’indépendance énergétique.

    Ce n’est pas possible sans nucléaire, il devient extrêmement urgent que la gauche française ajuste son logiciel et apprenne de l’erreur allemande.

  11. Alors *LE* problème des renouvelables intermittentes (en gros solaire & éolien) c’est : es-tu prêt à couper le jus au pays la nuit en hiver sans vent ? Donc il faut des investissements de secours pour ce cas de figure, construire des centrales qui ne couvrent que ce cas de figure, parce que si tu les construis pour couvrir le base load ça va contre le but recherché. Donc il faut de centrales pas chères à construire et faciles à éteindre/allumer, et ça c’est gaz fioul ou charbon. (Sauf si le pays a suffisamment d’hydro pour couvrir).

    En face de ça un parc nucléaire, au prix d’investissements supérieurs, offre une base load permanente en tous temps et heures. Et pour gérer les pics, soit du CO2, soit de l’hydro (Cool on en a en France). Pour moi l’appro en uranium est un non-sujet. Dejà on a en France 10 ans de stocks, et de nombreux stocks naturels connus ne sont pas exploités aujourd’hui, en particulier en Australie. Sans parler de l’uranium marin. 

    Donc l’article a raison, les deux investissements ne sont pas compatibles si on les prend comme des alternatives, mais au final la situation est beaucoup plus compliquée que ça et que RTE a fait des projections avec une analyse profonde du sujet et on va leur faire confiance.

    Mon avis de peon sur le sujet c’est qu’on a construit tout notre réseau élec autour du nucléaire pour s’affranchir du pétrole, que par chance en plus des dizaines d’années plus tard ça nous arrange bien que ce soit decarbonné, et que donc maintenant ils faut continuer à entretenir et développer ce réseau et ces infrastructures, parce que fondamentalement depuis 50 ans ça ne nous a apporté que des avantages d’être parti sur cette stratégie que tout le monde nous envie désormais.

  12. Sur la dépendance à la disponibilité de l’uranium, la France dispose de stock pour 2-3 ans. Mais en recyclant les combustibles issus de l’enrichissement et qui pourraient être ré-enrichis, on monte à 10 ans pour les estimations les plus faibles (rapport remis au Sénat si je me souviens bien).

  13. L’auteur de l’article est complètement à côté de la plaque car il ne comprend pas les enjeux liés au réchauffement climatique.

  14. – les cout et les delais, c’est car il y a une reglementation extremement stricte sur le nucleaire. Les eoliennes peuvent tenir un seisme de magnéitude 8 ?

    – Si Jospin n’avait pas arreté Superphenix (rip le redroidissement sodium liquide par MHD), on aurait pu fermer le cycle du combustible.

    – Le nucleaire est une énérgie decarbonée.

    – Il faut diversifier les sources de productions. Geothermie, Gaz, Diesels, Eolien, marémotrice…. Rappelons, qu’en cas de black out en France, c’est quelques centrales gaz et charbon qui permettront de recreer le reseau pour redemarrer les pompes primaires de certaines centrales nucleaires, ce qui en retour permettra de securiser la boucle 400kV.

  15. Hugo_2503 on

    Un souci qu’on a aussi, et qui est ressorti de la PPE3, c’est qu’on ne peut pas continuer à augmenter la part de renouvelable sur le réseau avec le parc nucléaire existant. (C’est d’ailleurs pour ça que la directive actuelle est d’avoir un développement du renouvelable qui suit linéairement la croissance de la consommation, qui depuis plusieurs années stagne)

    Pourquoi? les centrales nucléaires sont certes pilotables mais les évènements tels que le dôme solaire en milieu de journée (prod photovoltaïque) font qu’en plus de la modulation de quelques % de puissance certaines centrales doivent faire des descentes complètes de 100% à 30 ou 40% de puissance, puis remontées, parfois plusieurs fois dans la journée. D’aussi gros deltas de puissance aussi fréquemment provoquent une usure beaucoup plus rapide des matériels (qui n’était pas forcément prévue), une production d’effluents (donc légère hausse des rejets), ce qui provoque un coût de maintenance plus élevé.
    pour résumer, plus on aura de renouvelable intermittent dans le mix énergétique, plus les centrales nucléaires coûteront cher, pour produire moins. (D’où un 60%nuc-40%ENR au lieu de 50-50 prévu avant)

  16. ça fatigue un peu cette histoire de déchet.

    La proportion de déchet ce catégorie A (les plus toxiques avec la demi-vie la plus longue) par habitants est si faible pour le nucléaire (3.3g).

    Et on a déjà une solution, on les désintègrent en poudre, on les fous dans des plaques de verres, puis ont les enterrent profond dans des zones couches géologiques inertes depuis des centaines de millions d’années, loin sous les possibles aquifères, puis ont les oublis.

    Les déchets ne vont pas remontés a la surface avec leurs petits bras costaud.

    Et même, si dans plusieurs dizaines de milliers d’année, y’a des débiles qui creusent, la quasi totalité des déchets seront inactifs, et ceux qui ne le sont pas, seront infiniment moins dangereux. Et peu être qu’ils auront une technologie de traitement plus efficace.

    Bref, quand un anti-nucléaire, me dis qu’il faut sortir du nucléaire a cause des déchets non recyclable, écris avec son Iphone non-recyclable, ça me fait bien marré.

  17. Landriaz on

    Une chose qui n’est jamais prise en compte, c’est l’emprise au sol du renouvelable. On agit comme si la terre était un bien illimité alors que non, et comme-ci un panneaux solaire qui occupe 1m2 de terre agricole était aussi bien qu’1m2 de prairie ou de bois ou de terre.
    Je suis pour le renouvelable mais le solaire qui grignote les champs ne semblent pas les déranger. L’emprise au sol d’une centrale nucléaire, c’est peanuts par rapport à son équivalent renouvelable, et nous ne sommes pas là Chine avec un grand désert sur notre territoire.
    Je n’ai aucun doute sur l’électrification future de nos usages mais si c’est pour se jeter dans les bras de la Chine et être totalement dépendant d’elle, non merci. Le nucléaire nous offre une alternative et la possibilité, en cas de crise extrême, de toujours rouvrir une mine chez nous, c’est possible d’extraire en France même si notre uranium est de moins bonne qualité.

  18. Ragg_Sor on

    Il n’existe pas assez de ressources sur Terre pour ne serait-ce que construire assez d’éoliennes et panneaux solaires pour produire assez d’électricité pour ce que consomme l’humanité aujourd’hui.
    Il y a une question de rendement global.

    Je conseille vivement l’ensemble de l’oeuvre de Jancovici pour mieux comprendre ces enjeux.

    Soit on accepte le nucléaire, soit on accepte d’entendre les mots “réduction de la consommation”.
    Et dans tous les cas, le renouvellement n’est certainement pas à jeter aux orties. La réponse, comme souvent, est un savant pilotage qui sera arbitré par des dirigeants qui n’y comprennent rien et jugé par des citoyens qui en comprennent encore moins.

  19. vastrideside on

    J’ai pas un avis éclairé, je connais le sujet uniquement en surface mais le débat pro/anti nuke cache en réalité la question de la souveraineté.

    Pour l’opinion publique “non-savante” comme moi, la question prend une dimension géopolitique dans un contexte tourmenté: est ce que mettre en péril notre souveraineté et (relative) indépendance énergétique est réellement un bon move dans un monde de tensions internationales justement cristallisé autour des questions d’approvisionnement énergétique ?

    Je suis convaincu que non.

    J’ai lu le programme LFI et j’ai envie de le soutenir. Mais le paragraphe “sortie progressive du nucléaire civil” me fait lever un sourcil, et je trouve que c’est une erreur catastrophique pour le moyen/long terme.

    Le résultat des urnes parlera, mais les français écoutent les infos, ils sont conscients que la question énergétique est un gros sujet. J’aimerai croire que je me trompe et que le choix du bulletin ne dépendra pas uniquement de ça, mais j’ai peur que la position pro ou anti nuke soit un critère majeur potentiellement “faiseur de roi”.

  20. DramaticSimple4315 on

    La raison pour laquelle on tend a opposer renouvelables et nucleaire c’est parce que les deux ont des caracteristiques opposés : le nucleaire monte et descend lentement en puissance de generation alors que les renouvelables sont « interrupteur » : qu’il vente ou fasse soleil et elles innondent le reseau, qu’il fasse ni l’u ni l’autre, et pouf plus rien.

    Arreter/redemarrer en permanence un reacteur pour s’adapter au renouvelable n’est pas jouable industriellement et en matiere de securité. Meme chose pour le charbon : c’est pour ca que l’Allemagne a fait exploser sa conso de gaz, qui lui est interrupteur comme les renouvelables donc ca se marie bien (mais n’aide en rien le climat).

    Les solutions :

    1. Des progrès sur les batteries, qui permettent enfin de dépasser pour de bon les problemes d’intermittence des renouvelables

    2. Un marché européen de l’énergie suffisamment intégré pour que le nucléaire français ait toujours un client et ne se retrouve pas en surproduction de 8h a 17h 6 mois dans l’année

  21. Plane-Requirement-30 on

    Y a un pays voisin qui avait promis le zéro nucléaire, 100% renouvelable. 20 plus tard, ils n’ont plus de nucléaire et vont construire des centrales à gaz. Niveau indépendance énergétique, ça se pose là 🙃

  22. nate6701 on

    S’il faut investir dans quelque c’est la construction d’énergie renouvelable et de batterie en Europe pour ramener bout par bout la chaine de production en Europe. 

  23. >Je ne suis pas d’accord avec plusieurs points de l’auteur, notamment sur la manière dont il oppose nucléaire et renouvelables et j’aurais aimé lancer le débat sur le sujet pour voir si je suis totalement biaisé ou pas 🙂

    Le problème, c’est que si on est biaisé dans un sens ou un autre, c’est qu’on oublie un truc plus important que tout le reste : la réalité dans laquelle on évolue.

    Si on était dans un jeu vidéo, un citybuilder ou un civilization, où on essaye de prendre la meilleure décision pour sa civilisation, on pourrait décréter “à ce stade faut faire du nucléaire”, puis “une fois que j’ai assez de crédits pour développer la techno renouvelables je vais à fond dedans.

    Mais c’est pas le cas : dans le contexte réel, c’est-à-dire un contexte où les solutions dépendent souvent des investissements, et où des intérêts privés ont BIEN plus d’influence que le bon sens ou le bien commun, le sujet de l’énergie n’est plus son rapport avantages/inconvénients, mais aussi “ce qu’on en fait”, ou “pourquoi tel ou tel intérêt pousse pour ça”.

    Moi, dans l’état de notre société actuelle, je constate que plus on a d’énergie (propre ou non), plus on nique le monde.

    Et si on a moins d’énergie propre ? Eh ben on nique le monde ET on nique le climat.

    Donc oui, ce serait bien de ne pas se passer du nucléaire.

    Mais ce serait bien aussi de ne pas passer pro-nucléaire béat. Or, qu’est-ce qu’on peut constater dans les pseudo-programmes du RN ? Une volonté fantaisiste de passer au “tout nucléaire” (debunk par le saint-patron de r/france, Jancovici).

    Moi j’en ai marre de cette vision tunnel sur le sujet de QUELLE énergie. Evidemment qu’il faut maintenir un parc nucléaire en bonne santé et bien sécurisé, tellement c’est bien décarboné. Evidemment qu’il faut développer les renouvelables. Tout pour se passer d’abord du charbon, puis du gaz et du pétrole, quand c’est possible. Evidemment qu’il faudra quand même des générateurs diesel d’urgence pour alimenter des hopitaux au milieu d’une cambrousse non industrialisée. Et ce qui devrait être le plus évident et pourtant le moins consensuel : faut le faire pour décroître.

    Mais tout ça on l’oublie, on s’entretue sur des détails, et l’extrême-droite rigole en encaissant les billets des corpo.

  24. DecompositionLU on

    Bonjour, méga pavé sur pourquoi le full renouvelable, sur un pays comme la France, est quasi impossible, ou du moins relevé du fantasme.

    Le tout renouvelable est possible seulement quand ton pays a une population relativement faible et/ou un terrain à son avantage. Pas en France et ses 70 millions d’habitants.

    Par exemple, un truc qui revient souvent dans ce débat c’est ceux qui comparent avec l’Islande ou les pays Nordiques. L’Islande est littéralement un volcan géant, permettant une géothermie efficace, le tout avec une population totale inférieure à la ville de Lyon. Toute la Suède, le plus peuplé des Nordiques, c’est la population de l’île de France, dans des zones qui possèdent des fjords et une topographie avantageuse pour l’énergie hydroélectrique. L’ordre de grandeur est désavantageux. 

    D’autant plus que pour obtenir l’apport énergétique que permet le nucléaire avec que du renouvelable, cela nécessite énormément de matériaux, de redimensionnement du maillage énergétique, et surtout, le stockage, parce que le rendement n’est pas constant. 

    Je rajoute qu’aujourd’hui, on parle beaucoup de la voiture électrique, limiter l’utilisation du pétrole/gaz va s’exacerber, réindustrialisation du pays  etc. Tout ça, c’est de l’énergie supplémentaire. Si le parc de VE augmente, si on ajoute des usines, faut bien leur fournir le nécessaire. 

    Maintenant, parlons concrètement des défis techniques que représente le tout renouvelable sur une échelle comme la France. 

    Déjà, ​l’éolien est soumis à la limite de Betz. Il est impossible (et ça se démontre mathématiquement en utilisant des propriétés de mécanique des fluides) d’augmenter le rendement d’une éolienne au delà d’un certain seuil. Donc quand on lit parfois “ouais faut de meilleures éoliennes” bah euh non. Avec le le solaire, ces deux méthodes produisent de l’électricité de manière variable, indépendamment de la demande. Pour garantir l’équilibre offre-demande à chaque seconde dans un système 100 % renouvelable, il faudra des batteries gargantuesques pour le stockage à l’échelle de quelques heures, 
    ​l’optimisation des Stations de Transfert d’Énergie par Pompage (STEP) hydrauliques, et surtout la création ex nihilo d’une filière industrielle de stockage intersaisonnier via l’hydrogène. Or l’hydrogène a un rendement de merde (les efforts nécessaires surpassent le bénéfice, si t’as un rendement de 30% t’es déjà bien content.)

    À cela faut rajouter la problématique du réseau électrique lui même. En Europe c’est 50Hz, naturellement stabilisée par l’inertie cinétique des rotors tournants des alternateurs synchrones présents dans les centrales nucléaires, hydrauliques, etc.
    ​L’éolien et le solaire sont connectés au réseau via des onduleurs qui n’apportent aucune inertie physique naturelle. Un système dominé par ces technologies nécessite le développement à grande échelle d’onduleurs cpables de simuler cette inertie de manière synthétique par de l’électronique de puissance. Cette technologie n’a jamais été testée ni validée à l’échelle d’un système électrique de la taille de la France, c’est un pari technologique carrément révolutionnaire si on y arrive un jour. Sans oublier que le réseau électrique français a été conçu selon un modèle centralisé, avec un petit nombre de grandes centrales (nucléaires) irriguant le territoire de manière optimale, on sait exactement quand éteindre et quand rallumer un réacteur. Un mix 100 % renouvelable inverse cette logique en décentralisant la production et faut redimensionner et étendre drastiquement les dizaines de milliers de kilomètres du réseau. 

    J’ai pas encore évoqué les contraintes spatiales. La densité énergétique des énergies renouvelables est merdique comparée au nucléaire, donc ça requiert de foutre du matos absolument partout, l’ordre de grandeur c’est x4 pour l’éolien, x20 pour le solaire. T’imagines pas ce que ça signifie sur le paysage, les champs, les terres agricoles, et la biodiversité. 

    De plus, la quantité de métaux critiques, de béton et d’acier requise pour construire ces infrastructures décentralisées, ainsi que les dispositifs de stockage associés, est absurde. 

    Bref, on parle d’un chantier à plusieurs centaines de milliards d’euros sur un pari qui n’est même pas sûr d’être payant tant l’incertitude vis-à-vis des technologies est forte. Un mix nucléaire/EnR est littéralement la meilleure solution. 

  25. Kilucrulustucru on

    Tu as tout dit ou presque ! Effectivement les deux ne sont pas à opposer surtout avec la demande croissante en énergie. Nous n’aurons tout simplement pas le choix d’avoir les deux car les centrales nucléaires ne sortent pas du sol en un jour et le problème de l’intermittence et terres rares sur le renouvelable est à adresser.

  26. VikingGoneSouth on

    Mon avis c’est qu’un article avec des arguments claqués contre le nucléaires au profit du renouvelable engendre des réactions avec des arguments un peu claquées contre le renouvelable au profit du nucléaire.

    Cela alimente la désinformation contre les moyen de production décarbones pendant que le fossile ce maintient grâce à des subventions massives (environ 7% du PIB mondial), avec ses conséquences sur l’environnement et la géopolitique mondiale

  27. Dragongaze13 on

    Point 4 est discutable, le Nucléaire n’est pas hyper pilotable (provoque de l’usure en +). 

    De plus les coût initial + coût d’exploitation ne changent pas, que le réacteur tourne à 100% ou à 80%, donc quand on pilote le nucléaire, on perd de l’argent. 

    Reposer trop sur les renouvelables en conjonction avec du nucléaire peut donc coûter plus cher que juste du nucléaire. 

  28. R4gn4r0ckk on

    Sans changer notre mode de vie, et voulant polluer le moins possible en produisant de l’électricité, nous n’avons pas d’autres options que le nucléaire.

    Le renouvelable 100% est utopique. La surface à utiliser pour produire de telles quantités d’énergie reviendra à se poser la question « est-ce qu’on fait pousser de quoi manger ou est-ce que l’on produit de l’électricité ? »

    Aujourd’hui nous consommons 6000tonnes d’uranium par an. En volume brut, c’est peu. Nous avons 6 à 7 ans de consommation en stock.

    L’uranium est d’ailleurs recyclable et une bonne partie l’est (ré enrichie, ou mélangé à de l’uranium enrichie). Seul un petit pourcentage est véritablement perdu.

    On pourrait se poser la question de pourquoi l’uranium face à d’autres technologies ou la matière première est mieux repartie. Mais c’est un autre débat

Leave A Reply